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Il se déclara un jour, pendant ma visite du [Matin, un accés terrible, suivi de convulsions et d' un Rs extrême des forces vitales. J e fis encore appliquer un huitième vésicatoire à la tempe; ; Ja joutai aux antispasmodiques puissans, dont le malade faisait usage, le quinquina en substance, pris dans du vin généreux et éthéré; ; Je substituai au vésicatoire du bras un cautère qu'il a conservé.
Depuis ce dernier accès, Thévenet n’a plus rien ressenti; l'affection paralytique s’est dissipée en
entier, et le malade est rentré graduellement dans l'intégrité de ses fonctions physiques et morales.
Les plaies de ses ulcères scrophuleux-vénériens se sont cicatriséés; les saillies osseuses du crâne ont disparu, et la tête a repris son facies et ses formes naturelles ; enfin je pense que ce militaire a été pour toujours débarrassé et parfaitement guéri d’une maladie généralement reconnue incurable , surtout quand elle est arrivée au degré où elle était parvenue chez le sujet de cette OR
TI" Observation. — Dutertre , chasseur à pied, âgé de 44 ans, était sujet, depuis environ un an, à 7 accès d'épilepsie cérébrale, qui se renogrelaient fréquemment. Une chute qu'il fit sur la tête, à l'invasion de June de ses dernières atta- . ques, rompit les vaisseaux de communication des tégumens de la région temporale droite avec l’aponévrose crotaphite et il en résulta un épanche-
gent séro-Sanguin , de l'inflammation et un dépôt \
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énorme pour lequel il fut transporté : à Phôpital de la garde, On employa pendant quelques jours les ‘émolliens, et lorsque la fluctuation de V'abcès fut “évidente ,Jenfis l'ouverture par une large i incision : ‘il en sortit une grande quantité de pus, et dès ce ‘moment le malade fut soulagé. Je le mis à l usage “de la tisane de valériane , à laquelle ; ‘ajouta l'a- ‘cide muriatique, et à 7 des bols d'opium et de camphre ; la dose de cette dernière substance a été portée graduellement jusqu’à un gramme par jour. La plaie fut détergée ct cicatrisée; le visage du ‘malade, , qui était déjà très-altéré à l’époque LÉ son ‘entrée } x hôpital, a repris sa forme et son caractère ordinaire , et ce militaire ; qui n'a plus eu aucune atteinte de cette maladie, a même acquis de l’embonpoint comme Thévenet : chez l’un , labeës qui
s'est formé sous les tégumens a produit sans doute
le même effet que les vésicatoires chez l'autre.
AV" Observation. — Picot ( François ), àgé de 24 ans, d’un tempérament lymphatique, soldat au 2" régiment d'infanterie de la garde, estentré à l'hôpital le 8 octobre 1821, pour y être traité d’accès épileptiques, qui, depuis quelques mois, devenaient plus fréquens. Cette maladie réconnaissait pour cause une hy pertrophie du crâne, dont on pouvait se rendre un compte très-facile, seulement en comparant la grosseur de cette calotte osseuse
à la stature et aux formes gréles de l'individu: mais les douleurs sourdes qu’il éprouvait à la tête, prin- “cipalement à la partie supérieure, l'impossibilité
où il était d'y porter un objet un peu lourd, la gène qu'il y ressentait SOUS l'influence d une pres sion un, peu continuée de la main, confirmaient bien encore l'altération. morbide dont nous £ avons parlé. Les autres signes de l'épilepsie cérébral € étaient surtout frappans chez. ce sujet : il y: avait affaiblissement des facultés mentales, les Yeux étaient. Janguissans ;. Jes paupieres supérieures! s'abaissaient involontairement, Ja tête était inclinée en ayant, et le sujet,était triste et silencieux; son visage cependant était coloré, et une opthanie grave, d'un caractere RER 8 s'était manifestée depuis, quelques mois. FR HAL L’épilepsie: de Picot. était três-ancienne ; ;. elle existait depuis huit à neuf ans, avec des intervalles d'une année, dix-huit mois; sans, qu'il éprouvât. une seule attaque. Rien, de très-appréciable, tel que percussions, blessures, chutes, frayeurs, n'avait pu y donner lieu, et les causes premières 1 ne | ë POUvaient:par, conséquent en être rapportées. qu’à, la rétropulsion d’une gale guérie en trois jours par un berger de village, puisque cette affection psorique. est la seule maladie dont Picot se rappelle avoir ôté atteint; et puisque, le. premier, accès PE leptique : n’eut lieu qu'une. année après la guérison de cette gale. D'autres circonstances peuvent d'ail leurs. servir à confirmer ces premiers soupçons ! c'est,.que de temps à. autre, “et,surtout pendant les chaleurs de été, le corps de Picot se couvrait de boutons plus ou moins nombreux; disparaissant
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ävec autant de facilité” qu'ils se “formaient. Ces boutons. Jui causaient quélquéfois de la déman= geaison ; en les perçant , il n'en sortait près que toujours qu'un peu dé sérosité: Notons ‘en- Core" que, pendant la durée de ces éfuptions, LE santé de notre épileptique était toujours eilteure, et il était älors exempt d'accès. FPE
* Une saignée 'ala véine jugulaire, des Yéritouses scarifiées dux temipès et sur IES CÜtés dé colonne cervicalé fürent les prénriérs moyens employés; ôn fit ehstife raser Ja tête ët dppliquér au pourtour de Ii basé Au crâneun large vésicatoire. Néanmoins, quelques jours après, une notvelle dttiqué d'épilepsiè eut lieu; mais il n° Ÿ aVäit en “celà rien d’étonnant, puisque depuis cinq à Six" mois les acces avaient pris un caractère périodique. Où préserivit aü malade üne tisane des gruaû d’ orge acidulée : des extraits dé valériäné, dé pissenlit, dé FREE et d'une petite quantité d’aloës ; ‘uné pilülé de art phré \ et de nitre à doses successivémèent agen tées, et des potions antispasmodiques. Dénouvelles ventouses , de nouveaux vésicatoires fürént appli: qués sur les côtés du rachis; où leur fit bientôt succéder l'application, à la base du crâne, ‘de deux grains € ‘de potasse, et lon convertit en câutères les
plaies qui en résulterent. its fes 0183 ob
L'état du malade parut cpiiéndh sos l'inpes de cette médication révulsive. Aü commiencement de novembre, ayant remarqué du sommet
de la tête deux points presque flüctuans ét quon
MAÂTDADIES DE EU TÊTE. 48 pouvait dépitiner facilement avec le doigt ;'onty fit déteriiner deux escarres avec la potasse, pour äider XYaction excitante des exutoires de:la: ‘base du crâne; et cornme ces moyens | augmentaient : le biciiétre di malade, quel'ophthalmie s'étaitcalmée considérablement, on fit suivre-bientôt:ces deux dérnièrés applications d’une troisième de-lamême süubstañice vers uñautre point Res du somiiét dé la'tête: 5": TIHOC: 91 HOr9Ëart 1
D Aw 5 novembre il y eut éèpendant: encore une décide attaque depuis l'entrée de Picot à l'hôpital, miaié sa durée et sa violence furént bien moindres Di les dr a sr été cé dem sé
( aide U omitif fat pro er admitiiotié) ret la sécousse qui il occasiona nous parut devoir iêtre salutaire daris ces circonstances. En effet, une persévéranüe mon interrompue dans ‘les moyens révulsifs ramena par degrés lé malade, : sinon a un état dé guéñison parfaite, ‘au moins à une situation qui ér était tréssvoisine: L’ophthäliie, dans le 'môis dè décembre , rWexistait plus ; la figure était calme; Poeil plus: fibre! dans ses mouvernens; là paüpière - supérieure sérelevait avec facilité; les légers hou:
Li riens convulsifs qu'on avait remarqués'assez fré:
émment dans les mhscles dela face et des mem res étaient à peine sensibles; un peu’ ide gaieté avait succédé au silence profond qu’ 4h avait pres: que ébnisthmment gardé pendant les deux pre-
i miens. mois. Le crâne s'était réduit manifestement sous l'influence! des. excitans qu'on, avait appliqués; ;puisque:la mesure qu'on. avait prises des différens: diamètres der la tête, le jour même de l'entrée du malade à APRES était alors de: rie ques lignes plus grande, :: «4 : fifi.
Pendant ce: mois de Bcanbii pour. accroître encore les résultats: obtenus; ou au moins dans l'intention de ne point laisser perdrele bien qu'ils avaientamené/;on fit commencer l'application de dquélqués'moxàs derrière les oreilles, ;au-dessous des: bosses occipitales inférieures, et'on fit faire au malade ‘quelques frictions: epenisienns à la plante dés pieds; ? à la distance de cinq à six jours. Dans les premiers. jours.de j janvier, comme Picot. désirait vivement sortir de l'hôpital , on lui fitétablir un cautére au bras pour suppléer. ét: remplasoss le mages: dont on allait abandonner l'usage...
-Lépilepsie symptomatique est produite. par la lésio de quelque. partie étrangère: à. l'encéphale ou à:se5: dépendances; ou par la présence de, :quelque:corps étran ger introduit dans l'économie où développé spontanément. Dans la premiere clässe, on trouve. certaines lésions de: nerfs;;:cde portions fibreuses des articulations: de tendons.ou d'aponévroses$. etc: dans: la deuxièmé, -la-présence k certains {calculs irréguliérs dans Ja vessie, desw dans. les intestins:, des balles ou autres es tiles dans diverses. parties! du: COrpS:i: 11° Dodo sie rs Les. acces. de ces-deux sortes dépilepin Prose ton
MALADIES DE LA TÈTE. 48à jours précédés Fin douleur ‘ou de frissons qui naissent du point lésé pour se rendre énsuite vers la tête et jeter le trouble dans toutes les ‘fonetions. Dans ces cas, célles de la vie nutritive participent souvent dé cé trouble; ; aussi la circulation générale et la respiration éprouvent-elles des aberrations sensibles. Lorsqu'on a reconnu la vraie “cause et le siége du mal, il est facile de ere les indications qui se présentent. CRUE
Quand à la suite des plaies d’armés à feu ou ds ‘plaies d’armes blanches, avec lésion profondé ou déperdition de substance aux parties léséés ; il se fait une cicatrice dans APR des filets nerveux sont compris, ainsi que j'en ai vu plusieurs exem- “ples, ‘il suffit de cautériser, avec le fer rouge on le moxa , les points d’adhérénce nerveuse et de laisser rétablir ces cicatrices d’une manière lente et gra- : duée. Pour les corpsétrangers, quels que soient dr volume et leur nature, il faut les extraire s’il est possible, et les accidens cessent ordinairement, surtout lorsque la maladie n’est pas très-ancienne.
Aux topiques révulsifs qui ont une efficacité plus où moins active dans toute espèce d'épilepsie, on doit ajouter l'usage des remèdes pris à l’inté- “rieur et relatifs aux causes spontanées morbides qui ont produit ou qui compliquent la maladie. Dans ces derniers temps, on a beaucoup préconisé la dissolution affaiblie du nitrate d’ argent, l'acide prussique et autres substances analogues ; mais V'expérience nous à appris que ces remèdes ñe peu-
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vent seuls. disionded les indurations | du. crâne ou .
des méninges, les adhérences nerveuses ouautres aliérations. organiques, et qu'ils nuisent souvent
à l'intégrité des membranes muqueuses,du, tube
ti Les substances narcotiques vénéneuses, telles que l'acide prussique, l'aconit,etc., attaquent,
surtout chez les sujets impressionnables, et quelle
que soit la dose à laquelle on administre.ces substances, le principe wital,. ou neutralisent le fluide nerveux et le privent de ses propriétés: Les, fonctions des organes sont alors suspendues,.et le sujet
peut périr promptement, ainsi qu’on,en,a yu des
exemples. On retirera plus d'avantages,;comme remède dissolvant ou fondant, de l’usage de l’alcohol muriatique donné à petites doses, dans un yéhicule approprié, et. comme antispasmodique, de celui du camphre porté graduellement à haute dose,seul oucombinéavec des substancessédatives. Enfin les bains variés et à diverses températures peuvent aussi, dans certains cas, concourir à la guérison du malade. Les exutoires habituels aux points du corps les plus favorables à .ce.genre de maladie et aux occupations de l'individu sont presque toujours nécessaires.
Chez un militaire de la garde, des accès d'épilepsie étaient survenus à la suite d’une. opération malheureuse au pli du coude, dans laquelle le nerf cutané interne avait été piqué. À l’invasion.des accès, le malade ressentait une douleur vive au point de la cicatrice, suivi d’un frisson incommode.qui
tn
Laon DE TA à vf. ot
parcourait le trajet du nerf ou le. côté interne du ms
bras vers la tête; les convulsions se déclaraient immédiatement, ainsi que tous les autres syn p- L tômes qui Écran les accès. L'application | d’un grain de potasse sur le point supérieur de là cicatrice, et plusieurs petits moxas posés sur le trajet du nerf, ont fait disparaître ces acçidens et conduit le malade à la guérison.