DE L'ÉPILEPSIE
Avant de passer aux lésions de la face, je joindrai aux maladies qui viennent d’être décrites quelques réflexions que nous avons faites sur l’épilepsie cérébrale. P
L'épilepsie, contre l’assertion généralement admise par les auteurs , n’est pas toujours au-dessus des ressources de la médecine. L'objet le plus ditficile dans l'étude de cette affection est de pouvoir découvrir la nature de la cause qui l’a produite, et les organes qu’elle affecte spécialement : cepen-
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dant, en étudiant avec soin la marche des symptômes qui caractérisent les accès épileptiques , il est facile de distinguer les espèces principales de cette maladie. Celle que les auteurs désignent sous le nom d'épilepsie id'opathique ou céphallgue parce qu'elle a'son siége à la tête ou à l’épine dorsale, se distingue aisément de celle désignée sous le nom de sympathique, et ayant son siége dans toute autre partie du corps, 1° par l'examen des causes. qui ont déterminé la maladie, 2°/par la nature ét la marche des symptômes qu'elle présente, 3° par l'état pathologique des parties affectées. Dans lé premier cas, l’épilepsie peut être où d'effet d'un vice de première conformation !à la tête, au rachis (être congéniale par conséquent) , ou le résultat d'une affection pathologique spontanée ou produite par une cause extérieure, aux os du crâne, aux méninges, au cerveau lui-même ou à la moëlle épinière. Chacune de ces lésions est caractérisée par des symptômes particuliers. La première, qui dépend le plus souvent de l'hypertrophie des os du crâne, se manifeste par une exubérance contre nature de quelques points de sa surface, le plus ordinairement du vertex ou partie supérieure, ainsi que nous l'avons observé un grand nombre de fois. Il y a alors. pesanteur: habi- | tuelle à la tête avec une tendance irrésistible au sommeil; les traits de la face s’altèrent, et l’individu tombe dans un état de stupidité. Les accès se déclarent chez lui d’une maniere lente et gra-
duée:; ils sont toujours annoncés par le trôuble des facultés mentales et la perte de connaissance; ces accès sont ordinairement peu violens, mais ils sont de longue durée, et à leur cessation les sujets ne s@ rappellent nullement aucune des circonstances passées. |
Il est évident que dans cette variété d'épilepsie c'est la périphérie du cerveau qui souffre, résultat de la pression exercée sur sa surface par la voute du crâne, dont la cavité diminue selon le degré d’épaississement de ses parois. Le retour périodique des accès dépend de la réaction des organes contre les obstacles; quelquefois aussi ce sont des causes concomitantes qui les provoquent. |
Si la maladie a établi son siége dans les méninges, le mal est plus difficile à juger, à moins qu'il n'y ait des fongus à la dure-mère, perforation aux os du crâne , et saillie au-dehors de ces tumeurs fongueuses. Les symptômes de cette affection particulière ont beaucoup d’analogie avec ceux du genre d’épilepsie qui résulte de l'hypertrophie des os du crâne. Lorsque les fongus , après avoir perforé les os, forment des tumeurs sensibles sous les tégumens de la tête, il faut laisser agir la nature et se donner de garde d'y faire aucune opération.
.| Ja colonne vertébrale peut éprouver aussi des infléxions contre nature ou des renflemens dans ‘une plus ou moins grande étendue. L'une des dernières vertèbres du dos peut avoir éprouvé un déplacement instantané, subit ou préparé
depuis long-temps, et produire sur Ja moelle épinière une altération relative. Cette altération est facile à reconnaitre dans cette espèce; avant l'accès , le malade éprouve une sorte de frisson, accompagné de vives douleurs dans le dos, et il tombe immédiatement après sur ses genoux, etc. Le pronostic de ce genre d'affection est extrêmement fâcheux, parce que l'art offre trèspeu de ressources. pour y remédier; cependant si, après avoir détruit les causes morbides spontanées dans le cas où il en existerait, il ne restait que la cause mécanique à combattre, telle que la déviation ou la saillie contre nature des vertèbres, on pourrait obtenir des résultats avantageux de l’application des moxas, qui ont spécialement la propriété de rétablir l’action des organes affaiblis, et peuvent ainsi favoriser d’une manière lente et graduée le rapprochement des os écartés ou déviés, auquel la pature elle-même travaille sans cesse. Les accidens épileptiques s’apaisentet diminuent dans lesmêmes proportions, et la maladie peut finir par disparaître. Dans tous les cas, les topiques révulsifs, tels que les cautères de toutes formes appliqués avec les soins et les précautions convenables, changent Je mode de travail morbide; la résolution s'opère dans les exubérances osseuses; le cerveau, ou la moelle épinière, cesse d’être comprimé , et l’équilibre se rétablit dans les fonctions encéphaliques. Mais il importe beaucoup, ainsi que nous l'avons déjà dit, de combattre d’abord les causes morbides
particulières avant de faire aucune application.
L'épilepsie provenant d’une altération de l'un ou de plusieurs points du cerveau présente ordinairement des, anomalies remarquables, selon le siége du mal. Ainsi, par exemple, lorsqu'il s'est établi sur quelques-uns des points de la périphérie de cet organe, l'individu commence par perdre connaissance, et il entre immédiatement après dans les convulsions ; les accès sont aigus et rapides. Si au contraire la lésion se trouve dans les ” ventricules ou à la base du cerveau, la chute de l'individu est le premier symptôme qui se manifeste, qu'il pressent à l'avance, et il en prévient les assistans. Les contractions et les contorsions des membres se déclarent aussitôt et deviennent plus ou moins violentes. Chez ces épileptiques, les traits de la face sont également altérés, et ils font sans cesse des mouvemens automatiques qui sont indépendans de leur volonté.
Nous allons nous arrêter quelques instans sur l'épilepsie idiopathique la plus commune, c ’est-àdire celle qui dépend d’un yice de conformation ou d'organisation aux os du crâne, ou d’une affection pathologique: acquise et établie, dans quelques points. de leur épaisseur, soit par des corps étransers, soit par des altérations produites par certains virus, tels quele virussyphilitique;maisen décrivant cette espèce d'affection, nousdirons quelques mots sur les moyens de distinguer les symptômes de l’épilepsie vraië d'avec ceux.que l'on remarque chez
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les individus capables de la simuler, et nous démons trerons l'efficacité de quelques remèdes employés contre cette maladie, d’après les succès obtenus de leur usage dans des sfféctiôhe analogues. ;
La différence de ces symptômes n’est pe toujours facile à établir pour le médecin qui n’a pas une grande expérience ; parce qu'il ést des individus qui, pour se soustraire au métier des armes, supporteraient, sans donner aucun signe de douleur, les é épreuves les plus fortes. ;
Je pense qu'il suffirait de réfléchir un instant au mode d'action volontaire ou involontaire des fonctions animales , et d'examiner avec soin les phénomênés qui accompägnent les paroxismes de la maladie, pour distinguer l’épilepsie vraie de celle qui est simulée. Ces phénomènes peuvent être divisés en signes permanens Ou en signes qui accompagnent l'accès. Les premiers sont équivoques si la maladie est récente, comme dans l'épilepsie simulée; mais si le mal est chronique ou héréditaire, il s'établit une série de signes plus ou moins sensibles qui se transmettent au-dehors, que le praticien saisit au premier aspect et qu’il analyse promptement,
Un professeur célèbre de l'université de Montpellier, Dumas, indiquait comme un signe constant et alien la prolongation du triangle facial. Sans prétendre combattre une telle assertion, trés-respectable d'ailleurs à mes yeux, je me permettrai de faire observer que , pour qu'il y eût'un tel changement dans la charpente de à face, il fau-
MALADIES DE LA TÊTÉ. 495 drait supposer que la maladie existe dépuis l'en: \ fance du sujet, et qu'elle est produite par un vice organique dans. CPR Ta dés os maxillaires su-
périeuré, de manière à faire proéminer l'angle facial à des’ degrés relatifs; mais le plus cit. ment c’est die les os du crâne , dans les méninges ou le cerveau lui-même, que réside la cause de l'épilepsié : or, l’altération de ces parties ne peut influer sur la conformation de la face que par suite de rachitis où de tout autre vice dans le développement des os qui la composent. Que cét angle soit moins ouvert chez quelques épileptiques , on le conçoit facilement : on sait que, chez le nègré où l'angle facial est plus aigu que chez l'Européen, l'intelligence est aussi plus bornée ; mais il nes'ensuit point que Ja prolongation de cette partie dévienne une’cause d’épilepsie. Au reste, il est inutile de chercher, dans les variations géométriques déla face, les signes certains d’une maladie que nous pouvons reconnaître sans peine par d’autres indices que l'anatomie et la physiologie nous fournissent, et qui sont plus ou moins constans.
: Dans lépilepsie dont nouûs parlons, et qui 4 son siége dans la tête, le cerveau est directement ou indirectement altéré, et de là tous les phénomènes | qui caractérisent l’acces. Tels sont, ainsi que nous : l'avons déjà dit, une douleur sourde à la tête, des vertiges , la chute de l’individu s’il est debout, laltération des facultés morales, celle de la voix, de la parole et de la vue : les yeux éprouvent des dis-
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torsions plus ou moins grandes; les muscles se con-
contractent involontairement et d’une manière convulsive. Tous ces:symptômes peuvent être simulés, surtout lorsque l'individu en contracte l’habitude ; mais il ne peut, par exemple, imiter l’émission de la salive épaisse et écumeuse qui-se sécrète naturellement pendant l’accès, ni la dilatation des. pupilles, indépendante de la volonté chez l’homme, À |
. Dans l'épilepsie vraie, le pouls est calme et à peine nerveux; dans l'autre, au contraire, il est agité ainsi que la respiration ; la contraction des muscles n’est point non plus simultanée. comme dans la vraie, etil ne dépend point de l'individu de distordre les yeux, comme cela se fait spontanément dans le premier cas. |
Comme c’est sur les nerfs de la vie de relation que la maladie porte ses principaux effets, tantôt elle en trouble les fonctions, et tantôt elle les: paralyse; il en résulte, en outre, V’affaiblissement des facultés morales , l’abaissement involontaire des paupières supérieures êt l’inclinaison de la tête en avant, par le peu de force contractile de ses muscles extenseurs, ce qui donne à la face un caractère hébété : la ele est malt assurée et chancelante. Ps Ces symptômes, plus ou moins prononcés, se
remarquentconstamment cheztous lesépileptiques du genre que nous venons de décrire, surtout si la maladie est héréditaire ou chronique , et l’onne
peut s’y méprendre pour peu que lon soit'exercé.
Maintenant, est-il possible d'attaquer avec quelque. succès la lésion organique du crane ou des membranes du cerveau ? Je le pense, et les faits que jexposerai bientôt me ‘confirment dans cette opinion. Il n'est pas nécessaire pour cela de régulariser les accès ou d’en fixer la périodicité, ce qui n’est pas d’ailleurs au pouvoir du médecin, à moins que l’épilepsie ne soit accidentelle ou sympathique; mais les substances prises à l'intérieur ou appliquées extérieurement, et qui ont la propriété de dissoudre les tumeurs osseuses ou lymphatiques, telles que le gonflement des os, les exostoses, les fongus des membranes et leur induration , en détruisant cette cause , peuvent faire cesser les effets et faire disparaitre la maladie.
Le succès remarquable et extraordinaire qué j'avais obtenu contre les exostoses vénériennes invétérées, des frictions mercurielles faites à la plante des pieds et à de grandes distances, de l'emploi des boissons acidulées avec lalcohol muriatique , et des vésicatoires appliqués sur ces tumeurs, m'a- “vait persuadé que ces mêmes moyens seraient employés avec les mêmes avantages sans ‘doute contre les exostoses du crâne ou les indurations de la dure-mère , qui produisent et entretiennent ordinairement l'épilepsie ; mais il ne suffit pas d'essayer ces moyens, il faut encore persévérer longtemps dans leur usage avec les modifications convenables et indiquées par les circonstances : on doit
surtout insister, lorsque le virus est détruit s sur l'application réitérée des révulsifs.
Les observations suivantes inspireront, je crois, quelque confiance en faveur de ces Foyer NUE T° Observation. — Lombardi ( Louis), âgé de 22 ans, fusilier-grenadier de l’ex-garde impériale, entra à l'hôpital, portant deux tumeurs anomales à la tête avec fluctuation et rougeur légère à la peau. Ce militaire ressentait des douleurs permanentes dans les points affectés ; il était dans un état soporeux, et il éprouvaik ds Mer accès d’épilepsie.
Les deux tumeurs furent ouvertes avec l'instrument tranchant. Nous découvrimes une carie profonde dans les points du crâne correspondant aux petits abcès. La table interne des os était perforée, et on apercevait de légères pulsations de la duremère à travers les ouvertures, L’issue de la matière contenue dans les abcès, et qui déprimait la duremère , avait soulagé le malade ; les accès d’épilepsie étaient moins fréquens et de plus courte durée; mais la carie fit des progrès et les accidens s ’agoraverent.On reproduisaitià volonté l’épilepsie par une compression instantanée sur l’un des fongus de la dure-mère qui se montrait à travers l’ouverture de la carie; ces fongus étaient d’un voläme proportionné aux ouvertures; enfin le malade mourut le trentième jour de son entrée à l'hôpital. A louverture du cadavre, nous découvrimes en effet deux tumeurs fongueuses à la dure-mère qui parais:
saient avoir été déterminées par la même cause ’
que celles qui avaient produit la carie. Ces deux tumeurs pressaient le cerveau dans les points correspondans, ce qui produisait les accès épileptiques.
L’analogie que j'ai trouvée entre ces tumeurs et celles qui sont également accompagnées de carie aux os du crâne, produites par une cause reconnue syphilitique, et que j'avais traitées chez plusieurs sujets avec succès, par les antivénériens et l'acide muriatique, me porte à croire qu'on aurait prévenu cette terminaison funeste par les mêmes remèdes, si on avait pu les il dc ES assez tôt pour Lombardi.
Il Observation. — Thévenot (Barthélemy ), fusilier-chasseur, âgé de 26 ans, se présenta à l'hôpital pour y étre traité de deux tumeurs énormes d’un aspect scrophuleux, au col, accompagnées de douleurs à la tête et-d’accès d’épilepsie auxquels le malade nous dit être sujet Abe quelques années.
Les renseignemens que nous primes près de
cet ex-garde, pour connaitre la cause de ces
maladies, nous donnèrent pour résultat, qu’en 1802 il avait eu une maladie syphilitique qu'il supposait avoir été traitée méthodiquement. Un coup de feu
1 Le malade n’avait pu répondre aux questions qu’on lui avait faites pour parvenir à connaître cette cause ; mais on avait lieu de croire qu’elle était le résultat d’un virus syphilitique , attendu qu'il existait chez lui des traces de ses effets.
qu'il reçut six ans après à l’armée d'Espagne, et dont la balle lui avait frappé la partie antérieure de la cuissé, fut suivi de fièvre nosocomiale et de pourriture d'hôpital. À l’époque de la cicatrisation de la plaie, il éprouva de violens maux de tête, lesquels ne cédèrent qu’à un écoulement purulent spontané par l'oreille, qui s'établit après le quatrième mois de séjour dans les hôpitaux. Quelque temps après, l'écoulement s'étant supprimé, il survint des bourdonnemens incommodes dans la même oreille, et la surdité ; il éprouva des vertiges et quelques légers accès d'épilepsie. C’est dans cet état qu'il était entré dans les salles des fiévreux de l'hôpital de la garde. L'application de quelques sangsues à la tempes celle des vésicatoires derrière les oreilles, et les remèdes internes calmèrent les accidens, favorisèrent le développement d’un abcès ou bubon à laine, dont on détourna malheureusement la suppuration par les résolutifs. Des ce moment, les accès d’épilepsie se rapprochèrent et devinrent extrêmement violens; les glandes du col s’engorgerent, et deux ou trois d’entre elles s'abcéderent. C’est alors que le malade entra dans mes salles. Soupçonnant toujours une cause syphilitique, je lui prescrivis les antivénériens combinés avec les antiscrophüuleux. La fluctuation étant manifeste dans les deux tumeurs, jy fis appliquer la potasse caustique. À la chute des escarres, qui survint quelques jours après, le malade fut surpris tout à coup dans la nuit, d’un violent accès d'épi-
MALADIES DE LA TÊTE , . 48 lépsie qui fut suivi: d’üné hémiplégié complète du côté gauche , dé la perte presque totale de’ ses facultés intellectuelles et de l'usage de ses'sens: Mal gré son état de stupeur, le malade indiquait un point douloureux à lhypocondre du côté paralysé: Un large vésicatoire appliqué sur ce point le soulagea momentanément, et les accès d’ épilepsie furent suspendus. Cependant l’hémiplégie ‘restait toujours là même, c'est-à-dire que les deux membres paralysés étaient privés du mouvement et du
- sentiment. Peu de jours après, les douleurs de tête se renouvelèrent, ainsi que les attaques d épilepsie: le’ malade étant en danger de périr, D 'RNGRIE
l'application d'un vésicatoire à la tête. On s apercut, après avoir rasé cette partie, qu’elle présentait sur le côté droit une saillie considérable formée par la portion écailleuse du temporal et la moitié inférieure du pariétal. Une deuxième saillie au sümmet du crâne donnait à cette boîte osseusé une forme: conique. Le premier vésicatoire couvrant la calotte du crâne produisit une amélioration sensible; je lui prescrivis alors une infusion de valériane aiguisée avec lalcohol muriatique, dés bols de camphre et d’opium le soir , et une liqueur anti- RUE à prendre par onces le matin dans du lait ‘. ÿ augmentai la dose du camphre et la ua
; TE liqueur est composée : muriate suroxigéné ‘de mercure, muriate d’ammoniaque, opium gommeux ; à à.; dix grains; £. d. dans s. q. de liqueur minérale d’'Hoffmann, us dans un litre d’eau distillée. |
successivement à Un gramme par. jour: Les douleurs de tête s’apaiserent, la paralysie diminua sensiblement, et les accès restèrent suspendus. De nouveaux abcès s'étant encore formés au col, je: fs appliquer. la potasse caustique sur le point fluctuant de ces. tumeurs; un deuxieme vésicatoire fut mis à la nuque, et un troisième sur la tumeur for= mée par l'os temporal. | | Le sentiment et le mouvement se reproduisirent par degrés dans les membres paralysés.. Le malade recouvrait journellement l'usage des sens et des facultés intellectuelles; mais il éprouvait périodiquement des frissons du côté. gauche. du corps, lesquels suivaient un mouvement d’ondula: tion, des extrémités à la tête. Ce phénomène avait | surtout lieu dans, les temps d'orage. cui EDR La suppuration des plaies du: col s'étant suppris mée par des causes qui me sontrestées inconnués; il survint une nouvelle attaque d'épilepsie; mais qui fut, de courte durée. Je m'empressai.de rappe: ler la suppuration dans les ulcères scrophuleux et de faire appliquer un quatrième vésicatoire sur la tumeur de la tempe. J'augmentai encore la dose du camphre.Tous ces moyens produisirent d’excellens effets, et le malade marchait visiblement à là gué-. rison ; Cependant, dans un court. intervalle de temps , il se manifesta plusieurs attaques d épilepsie très-fortes, quoique plus courtes. On renouvela l'application des vésicatoires à la tête, et jen fis mettre aussi au bras droit. |