RELATIVE AUX NOYÉS
courtes réflexions sur la nature des causes qui di déterminent la mort des noyés, afin de faire mieux apprécier les moyens qui doivent être successivement mis en usage pour les rappeler à la vie. | | MATE 10. Il faut bien se convaincre que l’eau n'entre pas en quantité (comme on l’a pensé fort longtemps) dans l’estomac et les bronches de lindividu qui se noie; quelquefois même il n'y en entré pas du tout. L’élasticité et la contractilité du pharynx et de l’œsophage, ainsi que l’abaissement de l’épiglotte sur l'ouverture du larynx par l’état de contraction dans lequel l’individu entre tout à coup lorsqu'il se voit en danger, s'opposent au passage de ce liquide dans les cavités de ces organes. En effet, pour opérer cette déglutition dans l’estomac, il faut un mouvement complet dé déglutition ou de contraction péristaltique de l’œsophage, qui ne | peut être commencé que sous l'influence de la volonté du sujet, que le danger qui le menace repousse et qu’un besoin instinctif écarte. D’un autre côté, le peu d’air ingéré avec les alimens dans ce viscère comme dans les intestins sc raréfie promptement, remplit leurs cavités, en distend les’parois et s'oppose encore à l’introduction du liquide dans lequel le sujet est sub-
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OP. LA INSTRUCTION POUR LES Macro 7e
bi mergé. Néanmoins il peut arriver qu'avec Îa première inspiration qui succède aux dernières expirations du sujet qui est tout à fait plongé.
dans l’eau, une petite quantité de ce liquide
. pénètre dans le système bronchique des pou- LT ions ; mais comme il se mêle immédiatement 4 au fluide muqueux de ces canaux et°au peu d'air qu il peut y rencontrer, il s'établit dans leur intérieur une égale résistance, qui ne permet plus à une nouvelle collection d’eau d'y pénétrer, Les fonctions respiratoires sont sus— pendues, et le sang est aussitôt privé de l’oxigène qui lui donne le principe de vie nécessaire à la nutrition des organes. Le gaz carbonique \ étant alors retenu et s’ y développant rapidement, le cerveau en recoit bientôt l’impression délétère , et l’innervation vers tous les systèmes de la vie de relation est aussitôt interrompue; enfin l’asphyxie se développe et amène promptement la mort totale du sujet. Cependant, comme le cœur et les vaisseaux capillaires reçoivent, en grande partie, leur stimulus du système nerveux ganglionaire, qui se trouve beaucoup moins que le cerveau sous l'influence de la circulation générale du sang, le cœur et le système capillaire peuvent recéler, pendant un temps plus ou moins considérable, un principe ( vital suffisant pour servir à rallumer celui qui
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RÉDATIVE AUX NOYÉS. | 5. 4
se trouve totalément comprimé où “+8, de la 4 #
plupart des autres organes de la vie intérieure. Ces idées, étayées de la physiologie et Pb mées par des expériences exactes, doivent d’a-
vance tracer au médecin anatomiste lesmoyens qu’il doit mettre en usage pour empêcher que
cette étincelle de vie ne se dissipe entiérement.
2°. Bien qu’on ait des exemples de personnes qui ont été rappelées à la vie après une et plusieurs heures de submersion, surtout dans les saisons froides , ce souffle vital ou cette étincelle de vie ne peut ordinairement se conserver chez les submergés au delà de vingt-cinq à cinquante minutes. Passé ce laps de temps, 1l se fait une évaporation totale de ce principe, qui est immédiatement suivie de la mort complète
du sujet (x).
(1) Dans tous les cas, au sortir de l’eau le corps de ces sujets est froid et livide ; le pourtour des yeux et les ongles
des pieds et des mains sont bleuâtres , les membres raides,
et le ventre est plus ou moins distendu par des gaz qui
se développent rapidement dans les intestins. Ces signes, qu’on retrouve d’ailleurs dans le choléra asiatique porté au troisième degré , ne caractérisent pas la mort du sujet et le médecin ne doit pas s’en effrayer; car, pour prononcer d’une manière positive sur cet état de mort, il doit y avoir des signes de putréfaction commencante : tels sont le ballonnement excessif du bas-ventre empreint de teinte ver-
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