‹ Clinique chirurgicale (volume 3)Chapitre 18 sur 46 · RELATIVE AUX NOYÉS. OI · texte numérisé non relu

RELATIVE AUX NOYÉS. OI

stimulation intérieure peut être du reste provoquée par des lavemens d’eau de savon passée dans un linge, d’eau salée ou vinaigrée à la température de la chaleur animale. Si par hasard des matières alvines endurciés encombraient l'intestin rectum, 1l faudrait d’abord les en extraire au moyen d'une curette de buis.

6°. Il faut irriter ou titiller les membranes sensibles des fosses nasales et du gosier avec les barbes d’une longue plume trempée dans de l’alcali volatil affaibli et la faire pénétrer dans

le pharynx pour étendre l'irritation dans toute

l'étendue de ce conduit, et jusqu’à l'estomac.

Aux frictions sèches il faut ajouter des frictions

pratiquées avec des substances ou liqueurs éthérées, alcalines, alcooliques, camphrées, ainsi que des cataplasmes chauds de farine de moutarde, qu’on applique aux pieds et aux jambes.

7°. On ne doit faire avaler aucune boisson au

malade avant que la respiration ne soit entière-

ment rétablie; car les liquides, loin de descendre daris l’œsophage, dont les parois s’entretouchent, entrefaient dans le larynx, où ils trouveraient moins de résistance, l’'épiglotte étant constamment relevée par l’effet de la paralysie des muscles qui doivent fixer cet opercule sur la glotte, et la présence du passage de ces liquides dans les bronches compléterait nécessairement l’as-

O2 INSTRUCTION POUR LES CHIRURCGIENS phyxie. Il n’y a point d’ailleurs d'urgence à in troduire aucune substance dans l'estomac 4 faut se borner aux stimulans extérieurs et à l’a plication graduée de la chaleur artificielle. TU

8°. Lorsque, par suite de l'emploi rapide de” tous ces moyens, la chaleur latente s’est développée; lorsque les lèvres se colorent, que des yeux s’entr'ouvrent spontanément et qu'on sent, par l'application de l'oreille sur la région du cœur, des battemens à cet organe, il faut s’empresser de poser des ventouses mouchetées (1) sur les régions dorsales, à l'épigastre et aux hypocondres, et si l’on était alors à portée d’avoir Ja peau d’un mouton, qu’on aurait écorché après l'avoir jeté dans un état de stupeur par une forte commotion au cervelet, cette enveloppe animale encore fumante, appliquée sur PT

(1) On se sert d’une ventouse ordinaire ou bien d’un verre commun, dans lequel on fait brûler un peu de chanvre fin, mais de manière que la combustion se fasse dans le fond du vase. On peut augmenter la masse du calorique et l’action de la ventouse en versant sur l’étoupe quelques gouttes d’une liqueur alcoolique.

Lorsque la peau à été injectée par l’effet de cette stimu— lation artificielle, on pratique des scarifications avec la

pointe d’un rasoir ou avec le scarificateur de notre inven-

tion (espèce de flamme modifiée), et on réapplique la ven-touse.

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% à 1) RELATIVE AUX NOYÉS. 93 » Site 2 , \ .

le malade, contribuerait beaucoup à ranimer la irculation capillaire du °cutis. A défaut de ce hier moyen, que les gens riches peuvent ulement employer, on pratiquera une embro- À Cion d'huile de camomille légèrement cam:

phrée, et on enveloppera le sujet dans des flanélles chaudes, à travers lesquelles on masse ou l'on pétrit toutes les parties du corps. On frictionnera lésérement en même temps le front et le visage avec quelques liqueurs spiritueuses aromatiques , telles re Veau de Cologne ou de mélisse.

9°. Le retour de la circulation s'étant manifesté par tous les signes qui lui sont propres, il faut alors ouvrir l’une des veines jugulaires, en attendant néanmoins que le pouls soit plein, vibrant, et les veines sous-cutanées sensibles. Cette saignée doit être préférée à toute autre parce qu'elle a pour effet de dégorger immédiatement les sinus de la durë-mère, et, de proche en proche, tous les vaisseaux du cerveau, qui sont ordinairement dans un état de congestion plustoumoins forte. Cette saignée exige des précautions qui se trouvent indiquées dans le 1°7, volume de cette Clinique chirurgicale. À dé-

faut des veines jugulaires, on ouvrira, s'il ya

lieu, l’une des veines du pied ou du bras, et, s’il est nécessaire, on répétera, comme les plus effi-

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