RELATIVE AUX NOYÉS, À AE PE
% . 2, tions sèches sur toute l'habitude du corps, qu'on tient allongé sur l’un des côtés droit ou gauche, de préférence le droit. Sa tête étant un peu éle-
vée , de légères percussions seront faites en
même temps avec des planchettes de sapin enveloppées d’un tissu de laine, sur les régions dorsales et les flancs. À ces frictions et percussions on fera succéder ou alterner des ventouses sèches, qu'on pose sur toute la région abdominale, sur les hypocondres etles régions dorsales.
5°. Comme les voies aériennes sont ordinairement encombrées de mucosités plus ou moins épaisses, il est utile, pour y favoriser le passage ou l'entrée de l'air pur, d'xtraire ces mucosités au moyen d’une absorption ou aspiration, qu'on exécute facilement à l’aide d’une petite seringue garnie d’une canule de gomme élastique, introduite dans l’une des narines, tandis qu’on bouche l’autre et l'ouverture de la bouche. On aura eu le soin de balayer également cette dernière cavité avec un pinceau de linge trempé dans de l’eau savonneuse chaude.
4°. L'insufflation de l'air, même de loxigène dans les poumons, préconisée par les auteurs, a le double inconvénient de refouler vers les vésicules bronchiques les matières muqueuses qu'on n'a puextraire , avec lesquelles, d’ailleurs, cet air se mêle et devient inutile à la respira-
0 ATP My Ra
90 INSTRUCTION POUR LES CHIRURGIENS tion. S'il est poussé avec plus ou moins de force, il fait rompre ces vésicules et produit dans le parenchyme pulmonaire une infiltration qui anéantit le reste de vie qui pouvait s'être retranché dañs les capillaires sanguins de ce viscère : ce moyen doit donc être rejeté. D'ailleurs, l'air libre pénètre dans les voies aériennes avec d’autant plus de force qu’il trouve moins d'obstacles à son passage : tout le monde connaït, au reste, sa pesanteur et son élasticité; il suffit donc de tenir les noyés à un courant d’air pur et libre. 5°. D'après mon opinion, le tabac, administré en lavemens ou en fumigations dans les voies alvines, est constamment pernicieux , en ce que
les substances àcres et narcotiques de cette
plante détruisent promptement les propriétés vitales qui peuvent exister encore dans les capillaires des intestins. La fumée que sa combustion produit et qui tient en suspension une partie de son huile empyreumatique, aussi mortifère que l'acide prussique, en déterminant un effet chimique analogue à la décoction de la plante sur la membrane interne des intestins, a le double inconvénient d’en distendre outre mesure les parois et d’opposer, par le ballonnement qui en résulte, une résistance insurmontable à l’abaissement ou à la contraction du diaphragme pour accomplir l'inspiration. La même