‹ Clinique chirurgicale (volume 3)Chapitre 26 sur 46 · RL · texte numérisé non relu

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+ 162 N, DE Ka, SYPHILIS.

sr épargne ancune de. + substances. Elle n’est jamais suivie dernécrose, surtout de celle qui à pour résultat la mort d'une grande portion

vel étui osseux, parce qu ’en effet cette cause

morbide à pour résultat exclusif l'érosion des tissus, et ne permet point le travail d'une or- Droite nouvelle. |

Répandu dans le système sénécads le virus blue peut altérer: graduellement cer-

tains crganes plus ou moins accessibles à son

action et produire des phénomènes pathologiques extrémement variés. Tantôt il porte atteinte aux parois élastiques des arteres, aux valvules du cœur, aux membranes qui tapissent ses cavités, et détermine à la longue l’hypertrophie de cet organe-:ou des dilatations anévrismales. Tantôt il produit l’engorgement squirrheux des parois de l'estomac et surtout de son orifice pylorique, de celles de lutérus. Tantôt il s’établit dans le tissu glanduleux des mamelles chez la femme, ou des organes générateurs chez l’homme; et c'est à ce germe morbifique constitutionnel, acquis ou héréditaire, qu’on. doit rapporter les affections squirrheuses qui surviennent à.ces organes, les tubercules des organes parenchymateux et les suites facheuses qui les accompagnent. Cest ce que nous avons

DE LA SYPHILIS: 168. ni dit aux articles qui traitent de ces maladies dans k “ nos mémoires. Nous n° avons méme assuré le suc ces des opérations que nous avons pratiquées | pour extirper ces tumeurs squirrheuses que par une sage administration du mercure. Enfin, il est beaucoup de lésions ou de maladies organiques qui sont produites par cette cause parti: culière et qu'on rapporte à d’autres influences tout à fait étrangéres. | +2

La rétropulsion: dire d’une blétutouihiét viru lente, ou de la matière ichoreuse d’un chancre, produit, par la métastase qui se fait du point affecté vers les glandes lymphatiques de l’aine, des tumeurs désignées sous le nom de bubons. Elles se manifestent par le gonflement, des douleurs lancinantes, et la rougeur à laquelle succède bientôt un foyer de suppuration, on même plusieurs abcès, lorsque plusieurs glandes sont attaquées en même temps. Si on laisse agir la nature , cet abcès s'ouvre spontanément, l’ouverture s’ulcère et les glandes se mettent à découvert, se tuméfient : des fusées s’établissent et s'étendent quelquefois jusque dans le bassin, ainsi que nous en avons vu un grand nombre d'exemples, surtout chez ceux auxquels on avait appliqué un plus où moins grand nombre de sangsues, dans l’intention de faire avorter ces bubons. Nous reviendrons à ce symptôme.

Tels sont l'invasion et les principaux effets de fa syphilis. Nous avons cru parfaitement inutilé de faire dessiner et retracer avec leurs couleurs naturelles chacun de ses symptômes, dont l’as-

pectest toujours plus ou moins hideux et TC 4

poussant. Il sera facile à un médecin observateur de les distinguer de ceux de beaucouti d’autres affections, qui présentent néanmoins quelqu'analogie. Les signes commémoratifs eË les caractères des vrais sy mptômes syphilitiques empécheront de les confondre. 8 Pronostic. — Ta syphilis a une marche plus ou moins fâcheuse ,; selon la nature des syMptômes et l’époque de leur invasion. Du reste’, c'est toujours une maladie grave, à raison de l'infection qu'elle porte dans l'économie lorsqu’elle n'est pas traitée méthodiquement, cest à dire avec le soin convenable pour prévenir l'expansion du virus à l’intérieur, ou pour le neutraliser entièrement, sans porter atteinte à l’intégrité des organes de la vie intérieure. Au total, ce mal paraït s'être atténué depuis les premières époques de son apparitions mais sa guérison sera toujours d'autant plus prompte et plus parfaite que la médication sera plus rationnelle, Indication. — Dans cette maladie, il y a deux indications à remplir. La première consiste à détruire la cause ou le principe morbifique qui

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s.& DELA SYPHILIS, 165 l’a produite ; la deuxième, à attaquer les symptômes par les moyens que nous indiquerons, bien que, dans beaucoup de cas, les remèdes propres à détruire cette cause morbide suffisent pour en faire disparaître les symptômes Cest ce qui sera expliqué successivement; lorsque nous parlerons du traitement. - :-:. Quelles qué soient les opinions sur l'existence ou la non- existence dû virus syphilitique, ayant la conviction intime qu’on ne peut la contester, nous partirons de ce principe pour tracer aux Jeunes médecins le traitement général que nous croyons d’abord indi qué contre cette maladie et les modifications qu’on doit lui faire subir, selon les symptômes qui la caractérisent, ou les accidens particuliers qu 4 la compliquer.

Thérapeutique. — Des F apparition de la syphilis, ou peu de temps après (1), l'on découvrit un remède qu'on peut appeler spécifique, bien: que.la médecine puisse difficilement accorder à aucun des remèdes qu’elle emploie uné propriété de cette nature, surtout d’une manière

(1) Voyez Astruc sur v usage du mercure, lequel parait avoir été employé par Îles médecins arabes. Bérangéer de. Carpi le considère comme le remède le plus efficace contre

la vérole.

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166 DE LA SYPHILIS. Un. Le

exclusive, et sous ce rapport nous pensons que le principe est vrais ais s nous considérons la spécificité du merc ire pour Ja syphilis

ane celle. du: quinquina pour les ‘fièvres intermittentes, Le quinquina seul.

| peut guérir ces maladies dans beaucoup des circonstances, de même le mercure ne peut s eul, dans quelques cas, détruire la syphilis; ou iphube. est-ce au mode plus ou moins vicieux ee l'ad: ministration de ce médicament, cofif

ÿ À à du quinquina, qu'on peut attribuer les insuccès

Ja! ve

qu ’on a fréquemment éprouvés dans le traite

mént de ces maladies ? Et, dans ces cas, les

esprits innovateurs, plus ou moins jaloux de

réputation, ont Ve ou complaisamment attribué ces insuccès à l'effet du médicament, qu’on a fini par déclarer contraire et constac ét nuisible. Partant de ce système d'unité que toutes les maladies ont pour baseet pour cause essentielle une irritation phlegmasique

ou inflammatoire, on en a conclu que la syphi-

. lis, comme une fièvre intermittente, devait être

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