‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 37 sur 70 · LE · texte numérisé non relu

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pour prévenir l'invasion d’une ifamimatioll sym- 3 pathique qui s'établit promptement dans les orga-

nes intérieurs : en effet ces saignées révulsivés ont

-une efficacité merveilleuse. Malgré l'émploi de ‘tous ces moyens, les douleurs locales et le mouvement fébrile traumatique persistèrent jusqu'au septième jour; mais à cette époque le malade se

trouva soulagé : rien de nouveau ne s'était montré dans le membre blessé, dont lappareil était

déjà humecté d’une sérosité rougeâtre; cepen: dant nous Îe respectâmes jusqu’au dix-neuvième

jour; seulement. on le couvrait journellemen de nouvelles compresses blanches. Nous levämes alors le premier appareil, ayant lutile précaur

tion de conserver l'avant-bras au même degré de flexion et sans lui faire exécuter le moindre mou:

vement. À notre grande et agréable surprise ; nou:

trouvâmes lès levres de notre division réunies dan:

leur plus grande étendue , et des bourgeons char: nus de couleur vermeille, dans le ont de l'articu lation, lésquels recouvraient déjà les poulies de l'ex trémité articulaire de l’humérus, dont le cartilag était dissous ou exfolié, car on en trouva des par

celles mêlées dans l et à la matière purulente Des bandelettes de cérat furent posées sur les bord:

de la plaie, au centre de laquelle on appliqua ui plumasseru couvert d’ une couche de digestif com. posé de térébenthine lavée de Venise, à laquelle

ho fait ajouter une petite quantité d’ huile de

Samomille camphrée: nous nous sommes COnstam:

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dt ment bien trouvés de ce topique pour les plaies avec perte de substance. Un bandage: simple et purement contentif termina ce detiierie panse- . ment. Le même régime fut continué. Nous. aper- çümes , à la levée de cet appareil, qui eut lieu le septième jour, les bourgeons charnus au niveau

des bords de la plaie, et comme ils fournirent un

suintement sanguin assez abondant, je les touchai avec une lentille de fer incandescente. Iiemême pansement fut fait, et l'avant-bras conservé dans les mêmes rapports avec le bras. À la-troisième levée, de Fappareil, peu de: jours après, nous trouvâmes la plaie dans l’état le plus satisfaisant , et la cicatrice déjà très-avancée. On rapprocha alors les pansemens,.et on permit l'usage d'alimens légers au malade, qui était tourmenté par la faim. Parvenus au sonfeuiarieme Jour, nous eùmes la satisfaction de voir.ce blessé parfaitement guéri, mais avec une ankylose de l'avant-bras avec le bras.

Le coude présentait au centre de la cicatrice cruciale, qui occupait. toute sa surface postérieure, une eo proportionnée à la grosseur de los emporté. Nous avons pansé , avec le même succès et d'après le même procédé, à l’armée et dans notre hôpital, un assez grand nombre de militaires ‘atteints de blessures pénétrantes à lamême articulation, avec perte ou extraction de portions plus ou moins fortes < des éminences articulaires. On pourra se convaincre de cette vérité par le récit de V obser-

y ation suivante, recueillie tout récemment. à It. #6 NU.

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| À 02 PLAIES PÉNÉTRANTES | # Le sujet de cette observation est le nommé

Thévoz (Benjamin), âgé de 19 ans, tambour au 8 régiment d'infanterie de la garde, natif de

Paris, lequel reçut en duel, le 24 mai 1828, à cinq w

heures du soir, ün coup de sabre sur le coude droit. Il est utile de savoir que ce sabre, nommé briquet; pèse , comme tous ceux de l'infanterie " la garde, environ trois livres et demie,

Cette plaie, qui avait fourni une hémorragie assez forte pour affaiblir le:sujet, fut d'abord pansée par l’un deschirurgiens aide-majors du régi-

ment, et le blessé fut envoyé à l'hôpital le même

jour. Nous le vimes le lendemain à notre visite, vingt-quatre heures après l'accident. À la levée de ce premier appäreil, nous découvrimes une plaie béante (bien qu'on eût cherché à la réunir) d'en-

:viron un pouce et demie étendue, au côté radial -ét antérieur du pli du coude, se dirigeant oblique- “ment du condyle” externe de bus vers le

tendon du biceps et l'intérieur de l'articulation. En parcourant ce trajet, l'arme avait coupé les tégumens, l'aponévrose, sans doute aussi l’artére récurrente radiale, plus profondément Jattache supérieure du long supinateur , et la petite tête de l'humérus ou l’épicondyle. Un stylet, introduit dans la fracture qui séparait la base de cette éminence articulaire du reste de l'extrémité de los, pénétrait librement dans le fond de l'articulation, quon imettait à découvert, en écartant avec le doigt cette

pièce. Nous croyons aussi, PE la situation de cette

DES ARTICULATIONS DES MRMBRES: 40 plaie et les vives douleurs que le blessé y ressentait, que le nerf radial avait.été lésé, Les bords de cetté division profonde étaient déjà gonflés, etiun:tras vail d’inflammation se manifestait dans l’articula:

tion et toute l'étendue de l'avant-bras. Lime parut

urgent de débrider largement et à angle droïitiles deux bords de la plaie, et d'extraire ensuite dla pièce osseuse devenue corps étranger. Cette petite

opération, qui fut faite trés-promptement:, :mit à

découvert la moitié externe de la cavité articulaire et la tête du radius, Le tranchant du sabre s'était arrêté sur le bord externe de l’'apophyse coronoïde du cubitus, où le doigt distinguait facilement une légère coupure. Mais on ne doit point être étonñié de l'étendue et de la profondeur de cette plaie 8 l'on songe à la pesanteur de l'arme et à la force de la puissance qui l'avait :ñise en action (c'était la main d'un grenadier), C'était assurément l’une des blessures à cette articulation pour lesquelles les auteurs conseillent l'amputation du membre ; CEA pendant le succès que nous avions obtenu chez le blessé qui avait perdu l'olécrane, nous fit concevo’: l'espérance de sauver aussi notre jeune tambour, Sa plaieétant abstergée, nousfimes d'abordunbandage

compressif à la main età l’avant-bras ; nous miîmes

cette derniére portion du membre dans une demi-

flexion, et la main en supination. Tandis qu'un aide conservait l'extrémité dans cette position pesil

nous procédâmes au pansement de la plaie, dont € s bords, résultant de nos incisions, furent réunis À

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