PLAIES PÉNÉTRANTES
ne peut prévenir, dans cette dernière période, la mort du sujet que par -l'amputation du.membre; encore faut-il choisir le moment favorable pour la pratiquer, c'est-à-dire ne point la différer lorsque. la nécessité en est parfaitement reconnue. Le
moindre retard laisse développer linflammation
sympathique des organesintérieurs, qui setermine
promptement par la suppuration et la formation
des abcès.
Les préceptes généraux que nous venons d’indiquer pour le traitement des plaies qui nous occupent doivent éprouver des modifications selon chaque espèce d’articulation. Afin: de. .les faire connaître, nous allons examiner successive-
ment les LÉ de continuité de chacune de .
ces PR PAPAS
Des plaies des articulations en particulier,
Pour bien apprécier les effets des plaies pénétrantes dans l'articulation scapulo-humérale ; il faut s’en rappeler la conformation et la structure. Tous les chirurgiens anatomistes savent que la tête de l’humérus est étroitement embrassée par la capsule fibreuse qui s'attache circulairement à une Ou deux lignes au-dessous de la base de cette éminence, en sorte qu il n'existe point ou presque point de vide dans cette cavité articulaire! Si la lésion de ses parois, faite par un instrument tranchant, est parallèle à l'axe de l'huméruset qu'elle
Al
£ Il
s'éténde vers les attachés inférieures de la capsule, l'épanchement des fluides dans cette articulation se fera par conséquent difficilement, où ‘n'aura pe — lieu , et le prortostic serai moins ficheaE que si
re avait coupé les attaches de cétte capsule ‘et and pies tn dés tendons qui la recouvrent près dé l'acromion ou du rébord de la cavité glénoïde. Cé
pronostic sera encore relatif à l'étendue de la lésion
dans les parties molles et dans les pièces osseuses qui forment l'articulation. Les faits que nous allons rapporter feront connaître toutes ces différences et les indications qu’on a à remplir selon chacune d’éllés. pis, Au combat de Salahiez, en ah (frontières de Syrié), un de nos dragons reçut, de l'un des mameloucks d'IbrAE LB un coup de sabre au
moienon dé l'épaule. Il en résultaune coupe oblique |
qui s'étendait de lacromion au bord antérieur de Vaisselle ; le côté interne du deltoïde fut divisé dans presque toute son épaisseur ; le rebord de l'acromion échancré; la paroi antérieure êt interne dé la capsule , entamée dans l'étendue dé quatre à cinq Hônes, et la tête de lhumérus légèrement coupée. Je procédai au parisement immédiatement après le combat, dans ambulance établie à Salahiez. D'abord nous coupämes, à angle droit, le bord inférieur de la plaie, et dans là direction des fibres du deltoide, de manière à établir : un parallélisme parfait entré la division de Ta capsule et celle des tégumens. Ce débriderént fait, nous
SZ
288 : PLAIFS PÉNÉTRANTÉS te placämes un coussin garni d'étoupes et { fixé à un bandage de corps , sous le bras blessé, et de facon
à exercer une compression excentrique sur le
creux de l’aisselle, et, de proche en proche, sur la. paroi postérieure de l'articulation. Nous fimes
ensuite sur toute l'extrémité, ‘et au moyen d'un bandage circulaire, une légère compression uniforme. Ces précautions prises, nous réunimes les bords de la plaie à l’aide de bandelettes agelutinatives et d’un bandage approprié ; l'avant-bras fut mis dans une écharpe, et le blessé fut évacué sur les hôpitaux du Caire, où nous le vimes peu de jours après. Conformément à mes instructions, l'appareil avait été respecté, et l’on avait admi-
nistré à ce malade tous les secours que son état .
avait commandés. Je procédai moi-même àla levée
du premier appareil, qui se fit le neuvième jour. Nous trouvâmes la plaie presque totalement réunie, et sans aucun signe d’engorgement et d’inflammation au bras ni à l’avant-bras. Après quelques semaines de soins et de repos, ce blessé se trouva guéri et fut bientôt en état de reprendre son service.
II Observation. —Un trompette du Ne: a ED mameloucks , qui avait chargé à la tête le ce corps un parti de Cosaques, dans le combat que l'avantgarde de la grande-armée avait essuyé à Golominæ en Pologne, le 26 décembre 1806, fut frappé à l'épaule droite par l'un de ces Moscovites armé d'un damas de Perse, Larticulation scapulo-
DES ARTICULATIONS DES MEMBRES. 389 humétale fut ouverte par une coupe transversale , et la tête de l’'humérus totalement séparée de la diaphyse de l'os; enfin le bras ne tenait plus que par le tendon du grand dorsal et du grand pectoral, par les nerfs ét les vaisseaux axillaires. Nous avions pansé ce blessé sur le champ de bataille. D'après le succès que j'avais obtenu chez lé sujet de l'observation précédente, je conçus l'espoir de
conserver le bras, et je procédai au pansement .
de la plaie ainsi qu'il suit. Ayant reconnu que Ja
tête de l'os avait été coupée en entier dans les
deux tiers de son épaisseur ou près de son sillon
circulaire , et cette moitié de sphère étant mobile
dans la capsule articulaire , je divisai d’abord perpendiculairement les fibres motrices du muscle deltoide, puis je débridaï cette capsule, haut et bas, selon l'axe de l'humérus, et je fis aisément l’extraction de cette pièce osseuse. Après avoir introdüit dans la capsule une très-petite bandelette de linge trempée dans l'huile pour faciliter l’écoulement des fluides et prévenir leur séjour dans larticulation, je réunisles bords de la plaie au moyen de bandelettesagglutinatives. Je fixai le brasrapproché de l'épaule avec une écharpe, garniedu coussin axil- Jaire , et ce blessé fut évacué sur Varsovie : mais les secousses du voyage déterminérent l'extraction de la bandelette de linge, en sorte qu'à notre arrivée dans cette capitale, nous trouvâmes ce malade dans un état fâcheux. Il s'était formé des fusées aux deux côtés de l'articulation, et tout le membre était
Fe
390 PLAIES PÉNÉTRANTES , : ; pris d'un engorgement inflammatoire ‘assez fort.
Nous fimes a contre - ouvertures aux
points déclives. et fluctuans de ces abcès; nous. plaçämes un bandage. légèrement compressif sur’ toute l'extrémité > €t nous prescrivimes. une diète rigoureuse, , Malgré l'effet avantageux de. ces moyens, NOUS. nous attendions tous les jours à
devoir, faire. Jamputation. du bras à l’article;
cependant les accidens se calmèrent, la suppuration,, qui avait d’abord été Rp diminua et He de nature; des | bourgeons charnus.se développèrent de la portion coupée de. l'os.et. de la face interne, de la capsule fibreuse; le travail de la cicatrisation ne tarda point à se faire , et ses effets, en; furent, très-sensibles. au vingt-unième jour.
| Enfin après. un traitement de deux mois environ ;
irigé,avec zèle par le chirurgien en chef adjoint, M. Paulet, ce blessé fut conduit : à la guérison. Le sommet de l’humérus a .contracté une soudure avec la cavité glénoide, et le sujet. est, revenu en France bien portant, ayant son: bras ankylosé. roc » cité
La même articulation peut é être atteinte par is coups de feu qui produisent des lésions plus ou moins profondes aux parties qui la composent: Ces plaies offrent à peu près les mêmes indications que celles faites par les armes blanches. L’exposé succinct de ce premier genre de blessureS fera connaître ces indications. J’observai le premier cas à la prise de Spire en 1792. Le
ES. ARTICULATIONS : DES MEMBRES. 9JOT sujet était.un volontaire.du 4" bataillon du Jura. Une balle, reçue de très-près, lui avait traversé d'avant en, arrière le moignon de l'épaule, droite: les plaies des parties molles étaent fort, petites ; mais laitête de l'humérus,.coupée à sa base par le projectile, se trouva fracturée :en. éclats encore / renfermés dans. la capsule articulaire. Le peu de désordre qui existait dans,les parties molles me,fit espévede conserver. le membre; dans cette inten: tionje débridai l'entrée et la.sortie de la balle par deuxincisions parallèles. à.la direction des fibres dumuscle deltoide, avec le: soin de les prolonger jusqu'aux attaches. de la capsule hgamenteuse: Les fragraëmsi de. la tête de los furent.successivement extraitsso les, bords de -la:plaie.furent ra >prochés
cavité glénoïde, et après,un certain laps de temps cewolontaire a été guéri, mais avec une ankylose du bras:à l'épaule, qui était d'ailleurs nécessaire pour assurer cette guérison.
Maintenant nous allons rendre compte dequelques plaies d'armes à feu,que nous ayonsençore eu
k ’ 392 SR ULE PLAIES PÉNÉTRANTES l'occasion de traiter à cette même articulation | sé ï dant notre campagne dE; ‘gypte, mais qui ont eu pour résultat la perforation de la capsule artiCculaire, la rupture nette du col de la tête de l'huümé: rus Chez les uns, et la fracture avec éclat dé cette ‘éminénce chez les autres: Pourvu que la fracture du corps de cet os né s’'étende point jusqu’à sa cavité médullaire, et'que les deux tendons axillaires, les vaisseaux ‘et les nerfs: prifcipaux dur membre soient restés intacts, ‘on peut se disperiséi® d'amputer le bras. Nous avons trouvé ces ‘cas ur assez grand nombre de fois dans notre pratiqué , ; car il n’est pas rare de voir traverser la’ base de: l'articulation scapulo-humérale par une balle: qui: coupe net la têté de lhumérus à son côl, où qui læ brise en éclats, sans éntimér les réitdttis des muscles grand pectoräl et grand dorsal, 'et’sans toucher les nerfs et les vaisseaux asctllä États profondément cachés entre ces teñdons sous l'articula: tion. Si au contraire ces organés étaient lésés ;: et quê la fracture du corps ‘de l'os s’étendit: Jusqu'à sa cavité médullaire, l'extirpation du membre se: rait indipensable et devrait être pratiquéé: sur-lechamp. Les motifs en serontexposés à l’article Awru- TATIONS. Les circonstances belligérantesnem’ ayant pas permis de recueillirtoutes Le observations qui pourraient faire vérifier la première asserticn, je me bornerai à retracer ici le précis de deux d’entre elles. | Le sujet de lapremière estlenommé JeanFicher,
grenadier à la 69" demi-brigade lequel reout, à Ja prise d'Alexandrie en Egypte, un coup de feu : à Pépaule gauche. La balle, qui avait son entrée un pouce de la clavicule, près de laisselle, avait traversérune portion du grand pectoral près de son
tendon, fractüuré en rave le corps de l’humérus : à
sa jonction à la tête de cet os, et par conséquent au-déssous des tubérosités où s’attachent plusieurs tendons; enfin le PRIS s'était fait jour au
point tn monts iv opposé vers le bord posté- |
rieur du deltoïde, où l'artère ciréonflexe externe avait été rompue ; aussi une hémorragie assez forte avait eu lieu par cette plaie, et. le blessé. était très-affaibli. Il fut facile de reconnaître avec les doigts les lésions que nous venons d’iidiquer. Je m'empressai de débridér, par des incisiôns parallèles, l’éntrée et la sortie de la balle ;'et je‘fus assez heureux pouf découvrir aussitôt l’orifice de l'artèré circonflexe, dont je fis la ligature. Cependant
n'ayant pu désarticuler et extraire par Vane
de ces plaies la tête de lhumérus, : encore 'rete: nue dans Ja cavité glénoïde par les attaches téndi: neuses déjà indiquées, j'imaginai ‘de pratiquer une incision longitudinale sur le centre du muscle deltoïde, dans le point le plus saillant de l'articu-
lation. Je fis élever le bras, écarter les bords de
cette division, et à l’aide du bistouri boutonné, je coupai les attaches des tendons des sus et sousépineux, du sous-scapulaire, et quelques portions du lijgament qui tenaient encore au col de Fhu-
394 ii PRAIES PÉNÉTRANTES, | mérus ; ensuite, il. me fut facile d’extrairé de..la cavité articulaire la tête de l'os ; devenué. libreiet isolée;. de petits: fragmens. d'os épars dans les pa: rois de cette cavité furent aussi enlevés. Uné ba lettedelinge effilé, trempée dans l'huile d'amandes douces. fut placée dans la .cavité,articulaire les bords.de la plaie furent rapprochés et maintenus, dans cet, état au moyen d’un linge ‘fenêtré,! Un: bandage contentif légèrement serré et imbibé.d'une
liqueur tonique répercussive termina. le pansement: Le-bras.relevé sur l'épaule, appuyé {sun le coussin du, bandage de. corps: dont:nous: avons, parlé, et lavant-bras à demi fléchi sur ce membre; la, main étant en supination, furent maintenus dans un, état dimmobilité à l'aide. d’une.grandé: écharpe-sarrétée au bandage de corps: par.des points. de.couturé, Le: soin de ce blessé fut confié! à l'un. des. chirurgiens. de première classe de ar mée, M. Masclet; qui prévint l'inflammation et les, autrés ageidens consécutifs par la signée: et -lés antiphlogistiques, . Une. quinzaine de jours :apre$ avoir. ‘levé le: 1preher appareil, M. Masclet me: donna, des nouvelles, satisfaisantes du'/malade ; et. j'appris: plus. tard, qu'il avait été conduit, à la guérison:,, le bras: s'étant pl lesé avec dé paule. |
: Le sujet de la os di astro estu un jeune.
tambour de la 32° démi-brigade, qui, à la bataille
des Pyramides, fut frappé à l'épaule droite, au
moment où il battait la charge, par un coup de
USE ds
% DES ARTICOLATIONS, DES ne 39 pulet de petit.ealibre, qui, après avoir ricoché ten roulant sur son.axe, avait touché le, sommet, le l'articulation scapulo-humérale. Les tégumens, lastiques, protégés, d’ailleurs par. l’épaulette. di ambour, furent à peine entamés au BOAR le. plus; : aillant de l’acromion ; mais nous reconnümes Un, rès-grand fraças à cette, apophyse, à l'extrémité, capulaire.de, la clavicule, et à la tête. -de l humérus, ependant les parties molles. .du,xeste du bras, (si, en-excepte le. çentre du muscle deltoide, dont, les, bres, motricesélaientattrites)étantrestéesintactes, conçus l'espoir de: conserver. lemembre. Dénte tte intention , je fis:une incision. per pendiculairer ax parties. molles, du centre du moignon de l'é-. aule, dans. laquelle: se trouva comprise la petite, averture tränsversale faite par le boulet. La. cap: le articulaire, fat incisée dans toute son étendue, .je mis -ainsi à. découvert.la. tête; de, l’'humérus,., ae, nous. trouvämes. brisée .eni. plusieurs éclats, squelsje fisl’extraction l’un après l’autre. Lorsque, us ensuite coupé les attaches du fragment le plus; lumineux.; qui.se trouvait surmonté des deux, bérosités bicipitales, le rebord de lacromion: et,
portionarticulaire de la clavicule, étant presque. parés de leur: périoste; et. des insertions tendi-. uses, furent. également extraits. IL résulta de, tte opération, une très-large plaie avec. une, ande déperdition de substance dans cette région. > l'épaule. Un bandage roulé fut posé sur tout le, embre, qu'on tint élevé et fixé immobile sur le
306. | PARENTS PÉNÉTRANTES ! © ®, troné au moyen d’un double bandage de corps; le srerniér étant déstiné à porter le coussinet Sur lequel le bras était appuyé. Ia plaie fut pansée avec -un linge fenêétré trempé dans de l’eau saléert légèrement camphrée; Pavant-bras fléchi fut sou: tenu par une écharpe. Malgré les saignées et le régime antiphlogistique, la fièvre et des symptôme inflimmatoires se déclarèrent et mirent un instant notre jeune tambour en danger : cependant l'ap pareil ‘ayant été respecté jusqu'au neuvièmt jour, et l’usage des antiphlogistiques continué, le suppuration s'établit; avec elle le ‘calme survint Noûs concümes alors de véritables espérances dk salut : en effet cette plaie se détérgea'assez promp tement ; de petites portions nécrôsées du corps d lhütmérus , de lacromion, de la tête‘de l'omoplati etde l'apophy se coracoïde s exfolièrent successive ment; ün'traÿail de soudure s ‘opéra entre l'humé rus et la portion: du scapulum', ‘d’où la ‘cavité glé noïde s'était exfoliée; de manièré à produire pa la suite une véritable ankylose, et la‘cicatrice de partiès’ molles fut terminée en même temps. Enfn ce jeune soldat, guéri de sa blessure , se serval très-bien de s sa main , et fut évacué, en France avec Île premiér convoi des aveugles, command par l’ordonnateur en chef Sucy, qui périt; ave tous ses compagnons, dans de nouvelles vêpre siciliennes qu'ils trouvèrent sur les côtes de Sicile où ils avaient fait naufrage.
Nous croyons pouvoir nous dispenser ici de répé
» ce que nous avons dit dans sontempssunla néose ou la carie. de la tête de l'humérus; et sur les Jérations quiont été pratiquées avec plus ou moins > succès par les médecins anglais et français. Dans us les cas, le procédé opératoire que nous avons saginé pour extraire la tête de l'humérus de son Ménltion:. lorsqu'elle est séparée du corps de xs par une cause mécanique, pourrait être emoyé également pour l'extraction de la même émience, nécrosée par une maladie chronique.
Des plaies de l'articulation du coude.
Les plaies pénétrantes de l'articulation huméro- 1bito-radiale sont, toutes chosés égales d’ ailleurs, lus ficheuses que celles de V'articulation dont ous venons de nous entretenir. Produites par des mes à feu, elles sont aussi généralement plus raves que celles qui sont faites par des armes lanches. La déchirure des parties fibreuses et erveuses de l'articulation est accompagnée d’acidens plus intenses; aussi exigent-elles presque ujours l'amputation du DANS je n'ai même oint d'exemples de leur guérison quand cette rticulation a été profondément lésée par des pro-
2ctiles tandis ue nous pourrions rapporter un ?
rand nombre de succès obtenus dans les cas de laies d'armes blanches, avec lésion profonde à articulation et destruction d'une ou plusieurs ièces articulaires, L'un des plus. remarquables
308 PLAIES PÉNÉTRANTES nous a été fourni par un soldat dé l’ex-garde/qu recüt en duel un coup de sabré qu’on lui applique par un Coup de revers au-déssous du coude droit Après avoir ‘entamé la peau, l'arme coupa“dañs toute son épaisseur et à sa base Vapophyse olécra du cubitus. Cette pièce articulaire fut entraînée subitement vers l'hüumérus , ‘et laissa tine grande partie de la cavité à découvert. Il y eut une légère hémorragie, que le pansémeñt, qui fut fait par les témoins du combat, arréta aussitôt. | Ce blessé entra Fr notre hôpital à l'heure de ma visite du matin. À la levée de l'a appareil provi: soire qu’ on avait appliqué, nous vimes la blessure telle que nous venons de la décrire. Dés douleurs très-vives se manifestaient déjà dans la plaie et sur le trajet du nerf cubital ; qui avait été COUPÉ impar: faitement par ‘lé sabre. Après avoir fait préparer l'appareil sous nos yeux, nous procédämes au pansement de cétté plaie: Nous inimes d’abord à découvert toute la portion Coupée de l’olécrane, par une incision longitudinale assez éténdue” qui éoupait à angle droit celle de l'instrument vulné: ant, et noùs détachämés cette pièce du tendon du triceps brachial par deux petites incisions pro2 fondes et elliptiques. Nous débridämes'en bas, sur la surface du cubitus, par une autre incision perpendiculaire, les tégumens et l aponévrose ‘antibrachiale coupés transvérsalémént. Deux ligatures furent faites aux artères récurrentes qui furent | Quvertes de nouveau dans cette A hihi Ori sé
représente facilement le vide immense: qu'offrait
alors l'articulation. Un bandage compressif fut présisment posé sur la main et l’avant-bras, qu on mit dans un état de demi-flexion. Nous réunimes ensuite les bords latéraux de cette énorme plaie, en laissant à la partie déclive de farticulation un hiatus assez grand pour n'avoir pas besoin de bandelette conductrice des fluides. Un linge fenêtré enduit d’onguent styrax couvrit toute la solution de continuité; des gàteaux de charpiè, des compresses longuettes , imbibées de la liqueur sédative tonique et pli nbum que nous avons indiquée plusieurs fois, et un bandage à plusieurs chefs terminèrent le pansement: N ous fixâmes enfin le membre, au moyen d’une grande écharpe, dans la situation où nous l’avions mis. La diète la plus sévère et des boissons rafraichissantes etanodines furent prescrites. Le blessé fut calme ét ranquille pendant les premières douze heures; mais au milieu de la nuit un mouvement fébrile se déclara avec des douleurs vives à l'articulation ésée, de la chaleur et une soif ardente. Le chirurrien de garde pratiqua une forte neo et ee aistra une potion calmante. i Ferre Le lendemain, à ma visite, nous trouvâmes le ras et l'appareil dans le même état que la veille ; ious le fimes arroser avec la liqueur qui avait déjà ervi au pansement; je fis répéter la saignée , poser
le la glace sur la tête, et plusieurs ventouses,
nouchetées à l'épigastre et sur lhypocondre droit,
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