‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 43 sur 70 · MER DE LA RUPTURE · texte numérisé non relu

MER DE LA RUPTURE

que chez les jeunes sujets, tandis que celle delà continuité du: col n'arrive ordinairement qu’à lés poque où, cette partie du fémur a perdu son élass ticité. arte | | tr ao 51 Les premiers signes de la fracture sont limmo: bilité durmembre, et impossibilité où!se trouve l'individu de s’en servir pour la sustentation. En: l'examinant ensuite avec soin et le comparant avec celui du. côté opposé, on le trouve dans un état de rétroversion de dedans en dehors, de sorte que-la plante du pied est dans une ligne presque transversale;il ya dansles premiersinstans, contre l'opinion généralement reçue, une élongation contre nature et relative du membre; léraccoutcissement se manifeste, ensuite à des degrés plus ou moins sensibles; on entend-et on sent très-distinctement, dans les mouvemens que l'oh fait exécuter à la cuisse, Ja crépitation des fragmens osseux ; la douleur se déclare dans la région articulaire, le gon< flement survient, etc. Il existe une variété de fracture observée depuis peu de temps : c’est celle qui a lieu à la base du col du fémur, avec enfoncement du- fragment dans la substance :spongieuse du grand trochanter; dans ce cas le raccourcissement se manifeste aussitôt et réste au même degré. Ici il n'y a point de crépitation , -et le pied-est ordi: nairement renversé en dedans: : Lai - 1. Dans la première espèce de fracture, qui-est] plus commune, j'ai avancé que ces signes étaient, + Héspeu.de variations près; constamment les

DU COL DU FÉMUR,. 443 mêmes; car si l’on se représente les parties qui sont en rapport avec l'articulation ilio-fémorale, surtout les attaches des muscles du bassin à los: de la cuisse, on se convaincra. facilement :que! dans tous les cas de fracture au col du fémur, la: totalité du membre éprouvera, à l'instant même: de la rupture de cette partie osseuse, un mouvement de rotation de dedans en dehors, et d’arrière: | en avant , parce que tous les muscles moteurs de: la cuisse s’attachant parleurs tendons aux deux éminences trochantériennes, situées hors de la cavité, articulaire et au-dessous de la base du col du même os, de manière que l'insertion de la plupart de ces» TR se fait, dans une ligne oblique des régions iliaqué, pubienne et obturatrice, au sommet du petit trochanter et à la fossette tendineuse du grand, en contournant, d'avant en arrière «et de dedans en dehors, le côté interne de l’articulation; parce que ces muscles , dis-je, se contractant simultanément, doivent opérer la rétroversion: dont j'ai parlé, et déjeter le pied en dehors.

Dans la deuxième eapÊce, le col du fémur s'étant rompu à SA base et s'étant implanté immédiatement dansla substance spongieuse du grand tro chanter , comme nous l’avons dit, le membre aura:

nécessairement éprouvé une rétroversion en de

dans avec un raccourcissement relatif, et il n'y! aura pas de crépitation. Ce genre de frâcture paraît trés-rare, et dans ce cas la nature aura don de: frais à à pi pour achever la soudure, …

AAA DE LA RUPTURE Dans le premier cas, l'élongation s'explique par la perte de la courbure ou de l’obliquité que fait l'os de la cuisse à son extrémité supérieure. Les deux. fragmens rompus et séparés du col du fémur éprouvent nécessairement un écartement du côté où ils étaient lors. de leur continuité dans une direction oblique, parce que, d’une part, le poids de la cuisse et sa rotation en dehors font perdre le rapport du fragment inférieur, en l’entraînant un peu vers le point déclive du sujet, et que, de l'autre, le ligament rond retient la tête du fragment supérieur au fond de la cavité cotyloïde, et : dans les mêmes rapports qu'elle avait avant la fracture, car ce fragment n’éprouve ét ne peut éprouver aucune déviation, et sa tête reste immobile, à raison du gonflement qui survient au Jigament inter-articulaire, dont la longueur et la flexibilité diminuent dans les mêmes proportions. Il importe de se rappeler cette disposition anatomique pour le traitement decette solution de continuité. D’après ces motifs, l'élongation doit être également un signe constant et primitif de la fracture , car le membre peut successivement se raccourcir par le chevauchement des pièces. Au total, la fracture du . Col du fémur est un accident plus ou moins grave, selon l’âge du sujet, sa constitution , son état d'embonpoint. ss Dans l'espèce la plus commune de la fracture du col du fémur, la soudure s'en fait difficilement Chez les personnes très-avancées en âge, et ‘chez

DU 60 DU FÉMUR 445 celles qui sont affectées d’un vice morbifique particulier ; mais quelles que soient les complications, l'indication est toujoursla même. La thérapeutique

de cette fracture doit être établie sur les mêmes.

bases de traitement, et ces bases sont fondées sur la connaissance ‘parfaite des lois d’après lesquelles la nature travaille à la réunion des solutions de

continuité, et à la réparation de la perte de sub-

stance ou de l'altération des os. C'est à l'incertitude de cette connaissance que sont dues sans douté:les opinions diverses établies en très-grand nombre par les auteurs et les praticiens, sur les moyens à mettre en usage pour la réduction de ces fractures.

En effet, si tous les médecins étaient convaincus

que la soudure des os, ou le cal qui sert à opérér la réphion de leurs portions fracturées et à réparer où à cicatriser les solutions de continuité avec déperdition de substance qui les frappent, ne peut se faire que par les propres vaisseaux des parties osseuses restées intactes ou saines, et non par des substances intermédiaires ou par l'ossification des membranes fibreuses ou celluleuses qui les enveloppent ou les tapissent intérieurement, certes on ne serait plus’ incertain sur les MSeédés à mettre en usage PA favori iser cette opération spontanée, ni sur la manière de les employer; mais imbu de l'idée que le cal ne peut se former, selon les uns, qu'à l’aide du périoste, et selon d'autres, que par * l'interposition entre les os fracturés d’une sub-

Mi

stançe he cperE particulière ; propre à sossis

“sous le nom de fibro-cartilage, on 4 dt nécessai-

| MO A SL 4A6 DE A KUPIURE | | fier, et désignée, par les partisans dé cette 6pinion

rement imaginer des procédés qui puissent rérplir

cap$ulair sible,

ATEEAT

on Considérait les fractures du col du fémur comme

" k 4 j FM LH ÉQ TIRE e ] RER: D UN SALONS EEE « vniÿ incurables, c’est-k-dire comme devant être néces-

" LB Ed E à , # PART RAR TE NE E AUTOS ET . Satrement accompagnées de fausses articulations

d’ankylose où de grandes infirmités , et les moyÿéns dont on faisait et’ dont on fait, encore usage conéouraient puissimment à prod ire ces .

tas’? l'un des principaux était le bandage Spiear

lade.

qu'on appliquait autour de l'articulation mmala

hs à * * MISE TI APS A'ERIÉLUCE LEE OMS à, > LM? % Dans la deuxième hypothèse ‘ pour obtenir un Liégox * he ap (ie PRE H LEUILS ANT PUN1 ‘ cal plus solide et plus épais, o

UE : Fan el er 1 ANORN DOISMUPNES 'OUMERFE - terle fragment inférieur éu supérieur , afin de fa-

PAL be ME L'Ébreure jCherchat à éc8r

É CO DHconpuirnTn 7: 44 voriser la déposition. et la formation del cétte sub stance intermédiaire propre à produire le cal. C’est dans cétte vue qu'on a imaginé les bandages où appareils à extension permanente ; ‘de différentes 6 formés:et d’un mécanismé plus où'moins compli-. ik \ à qué: Dans le premier cas, loin de seconder la fa ture dans son travail de réorganisation, on l’éloi: | gnait véritablement de ,son né en ‘aggravanit le 4 mal, qu'on rendait quelquefois incurable a | | retardait la guérison; qui n'était même pas exe empté d'infirmités graves: Depuis Hippocrate et Avicenne | We jusqu'à nos jours, on:a employé : ‘une quantité ) prodigieuse d'appareils À extension: péfinanente, de l sr desquels on n’a sans doute jamaïs obtenu ce qu’on peut appeler un véritable succès.

Quelque soit le mode d'extension pour la frac ture du: col du fémur, il est non -seulément inutile,

mais généralement pernicieux ; inutile, ; parce que le‘déplacement des fragmens rompus ne peut sétendre au-delà de l'épaisseur de ces fragmmens 4 en moins d'une forte rupture dans la'capsule ar ticii d laire et de la projection que pourrait fairé, à tra | vers cette rupture; vers le-fond de la fosse! Bt à trice ; la portion inférieure du col'du fémur sépai # sk ; rée par la fracture do ‘la tête de cet os, laquéllé reste immobile dans Ja: cavité cotyléidé, où ellé est retenue par le ligament rond;etcetté ciféond stance est fort rare. Ce fragment infériui, quellé

ue soit la contraction des muscles qui s'insérent | vers sa base aux deux étin

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