‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 44 sur 70 · tx |. DE LA RUPTURE · texte numérisé non relu

tx |. DE LA RUPTURE

ne peut chévaucher sur le supérieur j parce que celui-ci remplit la cavité articulaire : seulement ces deux fragmens peuvent perdre le rapport de leurs

premiers points de continuité, lorsqu'ilsne sont pas

maintenus dans cet état par les moyens indiqués, Un déplacement en dedans du fragment inférieur, de maniere à ce: qu'il s'enfonce dans la région obturatrice, par exemple, $e fait difficilement, à moins de manœuvres inconsidérées , et par consé-

quent de vives douleurs, qui avertissent le malade

du danger de-se: livrer à aucun mouvement, €!

l’obligent au plus parfait repos. Dans tout état de choses, ce fragment inféri eurne peut s’écarter des bords de la cavité. cotyloide. que de quelques li: gnes, ct il est facile de le ramener avec les moindres efforts dans sa première situation, en le faisant mettre en contact avec le fragment supérieur, sur lequel l'extension est parfaitement inutile.

. ÉHe est nuisible surtout. lorsqu'elle est pérmanente, parce que les effets de cette extension portent d'abord sur les lisamens de l'articulation iliofémorale déjà lésés, dont la distension cause des üraillemens douloureux, :souvent de nouvelles

déchirures , d’où résultent linflammation nl à

fièvre traumatique, et les accidens qui l'accompagnent. Ces mêmes accidens peuvent aussi prendre naissance-dans les articulations du pied et du genou , sur. lesquelles on est obligé de fixer -etde

: "da. faire agir les liens de la machine.extensive. Mais Le fe à ri

en outre des tiraillemens violens qu'éprouvent les

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DU COL . FÉMUR. La" 419

ligamens articulaires de tout le membre; ; il est des points de sa surface , malgré toutes les précautions prises , età raison du long espace de temps pendant lequel on est obligé de laisser les appareils en action, il est, des points , dis-je, où. les tégumens

s'entament à des profondeurs relatives, et il en

résulte des ulcères pinso ou moins difficiles à guérir. Si la pature résiste à toutes ces violences, il existera dans le membre blessé une élongation contre

nature, déterminée par le défaut de rapport primitif entre les deux pièces fracturées; car on fait

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‘ perdre, par cette extension permanente, au col du

fémur, son obliquité, ce qui détermine cette élon-. gation, ainsi que je l'ai fait observer à l'article

FÉMoro- - COXALGIE, où. le même, phénomène | se représente : : il dépend essentiellement de la rupture du ligament interarticulaire , produite par l'érosion de ce ligament, lequelx ne peut plusretenir le fémur dans ses rapports naturèls; cet os alors tend à réprendre la ligne droite et détermine l'allonge i du membre par l'effet de sa pesanteur et la ï. qu'il doit avoir à obéir à à sa gravité. Dans ce cas, la question posée par le professeur de Montpelliér, | M. Delpech, sur les eflets de la fracturé du col. du fémur, serait résolue dans le

sens opposé à son opinion : néanmoins cette PR

nion est fondée dans la supposition , et je. n’en doute pas, que ce chirurgien célébre ait eu l'in- D. de traiter les fr actures du col du fémur,

non avec des machines à à extension permanent Al

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ais bién avec dés pparcils sétlémient contétifé,

propres à séconder avantageu sement les vués de Fa

nature dans la formation du cal En effèt ; pouË

que là soudure soit bien faite et éxäcte, elle sera

nécessairement relative à Hi näturé dé la fracture

ét à l’âge du sujet. Däns tous les Cas, cé raccourcissemiènt né peut guère dépassér trois où quatre lignes ; à moins d’une déperdition de”substance

plus où moins considérable: Mais plüs la dénsité” de los sera grande, plus la nature trouyéra d'6b=

staclés aû ramollissement de l'extrémité dés deux. fragmens pour y faire développer les vaisseaux ,

et certes l'extension permanenté doit aügmenter

et augmente réellément ces obstacles. Malgré tous, cés incônvéniers, presque tous les auteurs qui ont

écrit jusqu'à ce Jour sur les fractures du col du fémur, préconisent pour leur réduction cette mé-

thode , et lés” prâticiens ne cessent d'en faire

usage; aussi voyons-nous peu de cu

es parfaites

avons la preuve du contraire: mais une pièce que M. Brulatour, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Bordeaux, a présentée à l'Académie en 1827,ne

laisse plus dé doute sur la certitude de notre opi- Fa à j 2: SA dÉ

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hion Gu l'existence de cette soudure. ;

Ces non-succès ét les accidens graves survenus } Æ 4 1 Vu f

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dt COL pu | FÉMUR. (L #. A5s Harntos fois à à la suite de de traitement : avaient déjà engagé quelques. chirurgiens célèbres du dernier siècle à supprimer l'usage des machines. et à abandonner le membre fracturé à une simple post, tion de rapport; sans l'application d aucun appareil. Ainsi, par exemple, Sabatier, mon ‘illustre,

maitre , ‘faisait coucher le malade sur une paillasse

bien garnie, et faisait placer le. membre fracturé: entre deux coussins allongés, remplis de balle, d'avoine, qu’on fixait rapprochés au moyen, de quelques liens. Mursinna, chirurgien-général des armées, du roi de Prusse , faisait maintenir Ja jambe fléchie sur la cuisse, et celle-ci sur le bassin,! au moyen d'un bandage roulé, qui contenait dans cet état de DESIQR le HRADIE blessé avec celui du côté oppôsé ”. Dans ces’ dérniers témps’, on a remis en vogue l'extension. pérmanente ; aussi fait- elle lun des principaux articles du Dictionnaire des sciences médicales, dans lequel | les. ma-.

chiniesiqui servent à cette extension sont repré-

sentées' * Ainsi on a passé tour à tour. dun extrémeà un autré. | bénu D Én effet, la méthode de Sabatier, de hs et d’autres chirurgiens également recommandables, à ses inconyéniens, Le ins grave, sans doute, est Ja mobilité du membre, ou son défaut de fixité, és où:

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À Eh Æ 1M. Canin, ex-chirurgien principal aux armées , a donné $

%e dessin de l'appareil le malade mis en position:

? Voyez le tome IX de ce Dictionnaire.

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