À . DE LA FRACTURE
“4 as à | l'extérieur, de à manière à à n'avoir aucun rapport avec le périoste. Quelquefois. même. ces pousses.d’ ossification vasculaires et divergentes pénètrent. dans les insertions tendineuses 2 à l'extrémité des os : c'est ce que l'on voit chez certaines gallinacées, et c'est ce que j'ai vu maintes fois chez l'homme. On conserve au cabinet d'anatomie de l'Ecole de chirurgie dela marine à. Brest, le squelette d’un forçat sur lequel on voit, aux extrémités des os des membres et aux os trie autant d’épines osseuses, de grosseur.et de forme. différentes, qu'il se faisait d’insertions tendineuses : la base de ces épines était continue à l'os, et la pointe :se perdait dans l'épaisseur. du tendon..Si Jon suit attentivement la transmission. de la. partie .colorante dans les os chez les jeunes animaux nourris avec la garance, on verra trés-distinctement, ainsi que. Haller l'avait observé, le.trayail d'ossification se faire dans le sens ah des principales artères nourricières, vers Le points éloignés. .et lon ne trouvera aucun atome de la partie ;colorante dans les tuniques fibreuses des os.Il.est.certaines gallinacées , la poule noire, dite espagnole, par exemple, chez qui le périoste a une couleur brune : les os de cet oiseau ont cependant la même couleur blanche que ceux des autres animaux. Le professeur Andravi nous montra, étant à d'école pratique, en 1790, l’une de ces gallinacées,, chez laquelle; À ‘observai, cette Prat Au reste,il.est
| DU COL DU FÉMUR. 429 facile de répéter une expérience que je fis à cette même école pratique ; elle consiste à isoler de son périoste, au moyen d’unélame de ressort à pendule, une portionde cylindre d’un os long, tel que l'humérus, chez l'animal vivant, et de couper les deux bouts de ce cylindre osseux, ainsi dénudé, à l’aidetd’un ciseau ou d’une gouge, avec l'intention de respecter le périoste. Il n’y a point de r'égénération ,etil reste un vide danse membre avec une fausse articulation. Ainsi, nous avons vu plusieurs individus qui, par suite de fracas dans les membres, notamment au bras et à la cuisse, avaient perdu la totalité ou une grande partie du corps de l'es, que la cause désorganisatrice avait séparé de.son périoste, conserver chez eux autant d'espaces dépourvus d'os, qu'il y avait eu de perte de substance dans le cylindre du fémur ou de lhumérus.
Pendant la campagne de Syrie, plusieurs de nos soldats, par suite de plaies d'armes à feu au bras, avec fracture, ont conservé de fausses articulations malgré les soins méthodiques qui leur avaient été prodigtiés. J'ai cru devoir attribuer les causes de ces articulations accidentelles, 1° aux mouvemens
continuels auxquels les blessés ont été exposés
depuis leur départ de Syrie jusqu’à leur arrivée en P P AOL
Egypte, ayant été obligés de faire la traversée à pied ou sur des montures; 2° à la mauvaise qualité
des alimens et à l’eau saumâtre qu’on a été forcé
de boire dans cette pénible route; 3° À la qualité de l'atmosphère de Syrie, presque entièrement
Po
460 DE LA FRACTURE dépourvue d'air vital, et surchargée de gaz perni-
cieux provenant ds nombreux marécages près desquels nous avons long-temps séjourné.
Toutes ces causes ont pu empêcher la formation
du cal, soit en diminuant le phosphate calcaire, ; soit en détruisant le rapport où les os doivent constamment se trouver pour qu ls puissent se souder entre eux. |
Les bandages contentifs, les embrocationis nue lcuses, aromatiques, le repos et le régime n'ont produit aucun effet. Peut-être que le changement de climatet l'usage deslinimens alkalins auront agi favorablement chez les militaires affectés de cette espèce d ‘articulation *.
© Je ne conseillerai jamais le procédé proposé par quelques auteurs et exécuté par des praticiens célèbres , lequel evnsiste à mettre à découvert les deux extrémités de los pour en faire la résection , à les remettre en rapport , et à les maintenir dans cet état jusqu’à une entière consolidation. On arrive trop rarement à ce résultat heureux , et je ne connais que deux exemples de guérison obtenue par ce procédé ; encore a-t-on lieu de croire,
par la lecture attentive des observations , que la nature avait
préparé la séparation des séquestres osseux. Le premier est
de Withe, chirurgien anglais, et le deuxième de M. vil
guerie fils, chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Toulouse; tandis qu’un assez grand nombre d’autres sujets, ayant subi
la même opération , ont succombé à ses effets : un ouvrage
moderne sur les maladies des os en offre un exemple frappant. Je ne conseillerai pas davantage le procédé de ceux qui veulent qu’à l’aide d’une longue et grosse aiguille tranchante >. On passe un séton dans l'épaisseur du membre, éntre les deux fragmens de l'os, pour en enflammer les extrémités et en ob
fs OP n bu coi Du FÉMUR. 46:
Lorsque, par une cause mécanique quelconque, une portion de l’un des oÿ de l'avant-bras « ou de la
tenir adhérence : ce moyen à prtélre moins dungereus que le premier, n’inspire pas plus de confiance , quoiqu'il existe un exemple de succès. Il appartient au docteur Philippe S** * , chirurgien de Philadelphie, et est cité dans la thèse (n° 4 28) Re nué à Paris le 27 mars 1805, par M. le chirurgien-major Laroche.
Ces succès n’ont été obtenus sans doute qué parce que là fausse artieulation n’était pas ancienne, qu’il n’y avait point de perte de substance dans l’os fracturé , que les deux fragmens s ’entretouchaient, et que les sujets étaient jeunes ve ue, dans les premiers RE de la guérison de | pu ; par les moyens que j’ai indiqués, Ro la dure des deux extrémités fracturées de l'os , il faut en ‘aban+ donner le soin à la nature, Les malades s’iccoutument à cette infirmité , dont les effets diminuent avec le temps à exerce -etils fmissent par se servir du membre affecté , dont ils exécutent les mouvemens à l’aide d’un étui de carton où ils l’enveloppent : j'en ai vu plusieurs exemples. Il ên existait dans ?, Vex-garde impériale deux très-remarquables ; M. Coutel , coloneldes aërostiers, en fournit un troisième : cet officier supérieur, par suite d’un coup de feu avec fracture au bras gauche recu en Syrie, conserva une fausse articulation à ce-membre , duquel il se sert comme de celui du. ge opposé; aidé de l'étui
dont nous avons parlé.
Le premier des deux exemples. &taït. fourni par un soldat du train de nos ambulances, chez qui cette articulation accidentelle’s’observait au bras droit, avec déperdition dé substance de la partie moyenne:de l’humérus, dans une étendue d’environ
deux pouces. Malgré cette difformité , ce soldat ie H0
bien $on service.
Le deuxième exemple se remarquait dits personne d’un fusilier - grénadier , chez qui cette articulation accidentelle présentait pn résultat analogue au précédent. Il se servait
465 “DE IA | FRAGTÈRE | ‘te jambe est t détruite de manière à produire: une e dé- | perdition de substance plus ou moins considérable, | si los voisin n'a pas été fractüré, la: cicatrice qui | résulte de la bléssure, avec cette perte d'os, résté | déprimée, présente un enfoncement ou une échane crure proportionnée, et on ne trouve aucune ref | production. osseuse; cependant ici rien n'empé- | cheraït éaréhernent: dans cet intervallé ; de la substance ner où élbuminense des aiatôs |
physio Aus ‘dn Res siècle. Le ct quela soudur ou F ossification nouvelle , propre A répas | |
rer cet déperdition de substance, 3 n’a pas eu lieu, | parce be les Vaisseaux dés deux fragméns de e Vos resté sain étant plus ou moins AGE les uns 4 É autres, n ont pu s ‘allonger su pauinent, s'anastomoser et adhérer entre eux pour former le cal,
ou. pour réparer la perte de Pos * . Les réparations |
des LT ris osseux qu'on à vus complets en ap+ | parence, à 4 suite
| mécroses , sé sont faites non au moyen du périoste, comme beauconp | d’ auteurs. anciens et modernes l ont. annoncé, :mals bien aux dépens des vaisseaux de la substance | corticale de los restée saine, dont le: noyau s'est
Ÿ : UHELTA DEN de son bras comme le ds du train de Vanballe de au mt ment où l’on devait prononcer sur sa rélorme, à] a, demandé: qu même à être employé dans les é équipages de Ja garde.» on!
* Voyez le dessin des deux os de la jémbé, à la planche re« lative à la membrané de l'i iris.
no DU LUE pu FÉMUR. SR 463 | nécrosé : aussi ce noyau | présente-t til 3 FE sa ‘surface des ‘inégalités et des sillons qu on à mal 4 Propgs attribués, à Veffet 5 absorbans , ta ndis
que € est le résultat de la séparation des vaisseaux intèrnes de cette couché corticale restée’ saine,
d'avéc la surface extérieure du. cadavre osseux
avec € lequel 44 première était primitivement ;1
dans un rappôrt vital et de continuité. Ce travail de végétation osseuse se développe ets ‘étend plus
deux pe portions. d’e éntonnoir in ca
lb était renfermé,| se développent dans tous les sens, et parviennent. quelquelois à remplir tout,
l'espace occupé primitivement par l'ancien os, en
-envahissant même une grande partie ‘du. SEA
eten déterminant le gonflement, avec induration,
temporaire , des membranes fibreuses et autres parties ambiantés, ce qui fait groire à une véritable ossification du périoste.. Mais ensuite tout, rentre dans. l'ordre : les paroïs de ces étuis osseux se rapprohent, la’ cavité s én. efface graduellement, et cette portion . osseuse nouvelle se. réduit à un Volume proportionné au degré de dévelop pement où la couche corticale asculaire a pu parvenir; ; cependant, à moins dt une maladie nouvellé
dans” ce dernier 0$, qui peut. alors lui faire éprouvers toute sorte d'aberrations, il y aura toujours ,
comme je l'a dit, une dépression et un 1raCcourcisse=
+ par Haller, Scarpa, Brunn et autres chitur Re:
‘à avoir été séparés à Toi RE ou attaches