TO
ke ê,
ES sb
ie Ÿ FAR 7.
166 ï DE LA RUPTURE À " la mâchoire ou des os maxillaires sera en raison de l'étendue de la perte de substance qu’ils auront | éprouvée, parce querien ne remplit l'espace que | Jaisse cette destruction. Aussi, si l'on ne peut 4f | fronter, ou que l’on néplige de mettre en rapport | les fragmens osseux , après avoir toutefois extrait les corps étrangers, il restera, avec la mobilité. des | fragmens , un vie proportionné à la PES de substance !. u 4] J'ai vu chez plusieurs sujets, surtout chez ceux | qui sont encore jeunes, les premières couches de | la substance compacte de l'un des os Tongs, du tibia, par exemple, s'exfolier après avoir été né- | crosées par une cause qui avait détruit le périoste | dans toute sa surface antérieure , telle que la pourriture d'hôpital; j'ai vu ces che être rempiacées par des bourgeons rouges, vasculaires, disposés par lignes parallèles ; qui succédaient aux James nécrosées à mesure que ces lames se détachaient ; ces bourgeons vasculaires s’ossifiaient du jour au lendemain, c'est-à-dire qu’en très-peu de
temps le ‘phosphate calcaire remplaçait le vermeil
de
* Voyez, entr’autres observations qui confirmenteette vérité, celle du nommé Vauté, caporal de la 88me demi-brigade de l’armée d'Egypte: ce militaire a survécu à sa blessure pendant dix-huit ans; il a pou de mort violente à l'hôpital de Charenton ; la tête préparée de ce sujet est déposée dans mon cabinet pablogär ke Voyez aussi les détails très-circonstanciés qui en ont été donnés dans le Dictionnaire des sciences médicales,
tom. XXIX,.
F. (re A tt # | à 4 ANA"
DT COL DU FÉMER 467 de ces vaisseaux , et leur donnait bientôt la couleur et la consistance osseuses; une nouvelle membrane cellulaire, plus ou moins dense ; fournie par les tissus voisins, finissait ensuite par recouvrir cette nouvelle ossification , mais il restait toujours au point de la cicatrice une dépression proportionnée à la déperdition de substance.
… La rotule se trouve dans les mêmes conditions anatomiques que le col du fémur, dont la fracture est l'objet principal de ce Mémoire, c'est-à-dire que ce premier os étant également dépourvu de périoste (il est recouvert d’un tissu mince, composé de fibres parallèles , qui sont évidemment la continuation de celles du tendon des muscles extenseurs de la jambe), ne pourrait se souder lorsqu'il est divisé dans toute son épaisseur par une fracture , et c'est ce qu’on avait cru jusqu’à nos jours; néanmoins la réunion ou la soudure des pièces séparées se fait parfaitement, et souvent même sans laisser au-dehors la moindre trace de la fracture, lorsqu'on les maintient dans un contact immédiat , à laide d’un appareil convenable : j'ai obtenu ce résultat maintes fois. Cette réunion se fait au moyen de la communication des vaisseaux propres à chaque fragment osseux, d'autant plus faciles à se développer, que cet os est très-spongieux. Dans tous les cas, au contraire, où les moyens de réunion sont négligés, il reste un écartement , et les fragmens dont les bords rompus sont un peu amincis, conservent à peu près Île
468 DE LA RUPTURE même volume qu’à l’époque de la fracture Une |
moral extenseur de la jambe, dans: l’épaisseu desquelles la rotule se développe: comme: un:08 sésamoide. Ces fibres ; d’abord isolées du fragment de la rotule, se resserrent latéralement et sallongent ensuite pour produire ce ligament: destiné à Fa le rapport des deux pièces fracturées, età empêcher un irop g orand écartement. Sœmmering, d'ailleurs, est parvenu à injecter les vaisseaux. du cal qui unit les os fracturés : je: présente une | lame de cicatrice osseuse ou du cal, préparée par cet anatomiste célebre ‘. | à Les ankyloses des articulations qui dépendent de l'âge, de limmobilité prolongée ou d’un rhumatisme Pie et chronique, se font sans l’intermédiaire des appareiis fibreux, et par la communication exclusive des vaisseaux des pièces articulaires dans les points de contact, et toujours dans le sens divergent de ces mêmes vaisseaux : ces pièces ar- EN perdent d’abord leurs cartilages diarthrodiaux ; ensuite, les points dépouillés de.cette.enveloppe cartilagineuse s’enflamment graduellement; les extrémités des vaisseaux osseux perdent.leur courbure, se déplissent, pour ainsi dire, se développent, s’'allongent, cherchent à s'anastomoser
% Foyez la planche relative à la structure de la «membrane iris.
af DU COL:DU HÉMUR.
tre eux, et forment ainsi la soudure: (L'on peut convaincre de cette vérité par l'examen du’ squelette de. Peyret, déposé au Muséum de la Fa-.
ulté de Médecine.) + 7 |
. Chez quelques sujets attaqués de carie aux vertèbres, que j’ai eu le bonheur de conduire à la: guérison par des moxas, mais qui ont succombé à d’autres maladies, j'ai également observé que le: surtout ligamenteux ou périoste des vertèbres, ne sert point à la cicatrisation des portions cariées de
ces vertèbres. Elle se fait sous ses membranes fibreuses, et par les seuls vaisseaux des: os cariés ,: qui se développent, se rapprochent et cherchent à. se réunir par les points de contact qui leur sont le: plus favorables; les vertèbres elles-mêmes s'affaissent pour favoriser cette communication et la soudure ” |
L'accroissement des dents, chez tous les animaux, s'achève hors de leurs alvéoles, et chez plusieurs d’entre eux, comme, chez l'éléphant, elles contractent hors de ces cavités osseuses une adhésion mutuelle dans les points d'un, contact immédiat; fracturées dansleurs racines, elles se soudent entre elles à l'instar des autres os de Panimal. Le cal qui soude la racine de ces petits os dansleurs alvéoles, présente les mêmes phénomènes et sefait d’après les mêmes lois; car les dents, ainsi que la rotule et le col du fémur, sont dépourvués de pé-
M Voyez l'article Racuracie. À
nd \ R ko DE LA RUPTURE Pr, à Dot tel RS nous a En va es 1 te .
loppe la racine des dents et les dép des 68 Si au contraire les vaisseaux de los sont altérés| par une cause morbide particulière , quelle que soit : | d'ailleurs l'intégrité du périoste , il w ÿ a point de | soudure dans les os fracturés ; de même, dans à vieillesse , bien que le pértôste ne différé pas ess | sentiellement de celui des jeunes sujets, le cal des | fractures survenues à cet âge se fait très-difficilez | ment, et n’a lieu qu'après un laps de temps considérable ; parce que los étant trop dense où trop | compacte , les vaisseaux du cal ne die ri À y développer ; où ne s’y développent qu avec peine. C'est sans doute ici que la virole osseuse des partis | sans de lossification du périoste se manifesterait, | si elle devait avoir lieu.
Tout prouve donc, contre l'opinion généralement établie, et préconisée encore tout récemment dans des ouvrages très-accrédités, que la soudure et la réparation des os ne se faitét ne peut se faire que par les vaisseaux propres des pièces osseuses lésées, et non par les membranes qui les enveloppent ou les tapissent intérieurement, ni par d’autres substances intermédiaires. Coimrée c'est par le même mécanisme, l'interposition de ces substances, que les mêmes anatomistes expliquent la formation de la cicatrice des plaies’ dans les parties molles, je dirai en passant que cette cicatrice se fait de la mêmemanièré que lä soudure
“y Ye } NE
#x y DE COL DU FÉMUR. à hi és os; car, sans le développement et l'adhésion
1 pions de parties totalement séparées du reste du corps vivant ; et. démontre l'erreur de ceux qui veulent, comme je l'ai dit, que ces cicatrices se fassent au moyen d’une substance glutineuse intermédiaire, fournie ou exhalée par les vaisseaux des lèvres de la plaie : au reste, les vaisseaux de ces cicatrices se mettent en évidence et s’injectent comme ceux de la soudure des os, et sans doute
avec beaucoup plusde facilité. Nous en avons nous-
+ même acquis la certitude par l'injection que nous avons faite dans les vaisseaux d'une épaule chez un sujet qui avait subi lextirpation du bras, une année avant sa mort. Les artérioles qui s’entrecroisent et s’anastomosent pour former les cicatrices étaient parfaitement injectées dans celle du moignon de cet amputé. On
En revenant à la fracture du col du fémur, je ferai observer que le vrai moyen de secondér les vues de la nature, pour la soudure parfaite des fragmens osseux, est de fixer, d'une manière ‘im mobile, le membre blessé dans un appareil éonvenable., et de faire observer au malade la position: où ildoit être tout le temps nécessaire à la forma tion du cal : l'espace ordinaire est de soixante à quatre-vingt-quinze jours, plus ou moins, Selon läge du sujet, ou selon toute autre circonstance,
472 | PT DRE ROPTORE + RUES à , à À RSS | + j it LS . Cet appareil se compose de compresses qui.
doivent tenir lieu d’attelles, d’un ou de plusieurs rt bandages à dix-huit chefs, de remplissages en balle d'avoine de toutes formes ct de toutes grandeurs, de fanons en paille au nombre de deux, d’un drap à) P | | :
; 7 | Î utres pièces
pour les y rouler, et de plusi urs au P
qu'il est inutile de désigner.
Tandis que le membre est maintenu. par un aide dans la position et la rectitude convenables à on applique d’abord les compresses immédiates , imbibées d’une liqueur répercusive, telle que le vin ou le vinaisre camphré, mêlé à du blanc d'œuf, et on place successivement le bandage à dix-huit chefs, de manière à faire imbriquer les bandelettes les unes sur les autres; enfin on termine le pansement par larrancement des fanons roulés dans leur drap soustendu : une forte ceinture doit fixer l'extrémité supérieure du fanon externe autour du bassin. Au lieu d’une semelle en bois, on passe sous la plante äu pied un étrier fait avec une pièce de toile double, d’une longueur et , d’une largeur convenables. pour soutenir le pied dans la flexion ou mieux l'extension permanente. Cetiétrier doit être fixé, au moyen de fortes épingles, surles:deux fanons, apres avoirété croisé sur le coude-pied. Cet appareil terminé, on laisse le malade dans le repos, et. le membre dans’ la posi-
tion où il a été placé, pendant le laps de temps qu'on. jJugera nécessaire: L'appareil n’a besoin:
d’être renouvelé que quand le gonflement, qui a
DU COL DU FÉMUR. 473 pu exister d’ abord, s’est dissipé; mais il faut éviter,
» autant que osuiblé: de le renouveler après le
» vingtième jour, parce que c’est l'époque où le
* travail inflammatoire commence à opérer la soudure des os. Les premières vingt-quatre heures
passées , il n’est à nécessaire Fe l'arroser.
Cet pareil, plus difficile à décrire qu’à appli quer, ma constamment présenté les plus grands avantages. Les premières pièces qui le composent, niiatd uniformément sur la surface du membre fracturé (la coaptation étant faite), exercent une compression exacte, douce et uniforme sur us le membre, de manière à en vaincre l'action, car sans elle on n'a pas à craindre le dépit UE ces pièces fixent en rapport les os fracturés, à l'instar des attelles, sans en avoir les inconvéniens. À l’aide de cet prie on maintient parfaitement les fractures obliques, même avec chevauchement, à plus forte raison celles qui sont trans sversales !
soit des membres RUB AR soit des membres Com-" |
posés, et jamais je n’ai eu besoin d’ employ! er les mécaniques à extension permanente, dont les inconvéniens plus où moins graves ont été exposés plus haut. En effet, aucune , pièces de cet appareil n’exerce sur le membre de compression pénible ni douloureuse, et ne cause d'irritation is aussi les sujets que j'ai traités d’après cette méthode n’ont jamais eu un instant de fièvre traumatique. Cet appareil réunit d’ailleurs à une grande simplicité, une solidité telle, que J'ai fait voyager
Ph :