PÉRICARDE DANS LE CAS D'UN ÉPANCHEMENT DE FLUIDE DANS SA CAVITÉ
Dans l'hydro-péricardie, au lieu d'aller chercher le péricarde par la voie ( lieu de nécessité ) que nous avons suivie chez Saint-Oone, je pratiquérai l'opération dans le point le plus déclive dé la poche formée par cette membrane,et cépoint, qu'on peut nommer d'élection, correspond, comme nous l’avons dit, à l'intervalle qui s’observe entre la base du cartilage xiphoiïde du côté gauche et les extrémités réunies de ceux des septième ét hüitième côtes du même côté. C’est dans cet espace triangulaire, celluleux, qu'on peut avec confiance faire une incision oblique de la jonction du cartilage de la septième côte au sternum, le lons de son bord inférieur , jusqu'à l'extrémité du cartilage de la huitième, lequel s’unit par un tissu cellulaire serré à celui dela septième. Dans cette inCision, qui intéresse quelques fibres de la premiere digitation du muscle droit et du grand oblique, on comprend le tissu lamelleux qui se continue dans ce ‘qu'on appelait la fausse lame du péritoine, et Jon arrive ensuite immédiatement dans le point saillant du
péricarde, qui se fait jour à travers l’espace triangulaire que l'on trouve entre les deux premières digitations du diaphragme. Ilsuffitensuite de porter avec précaution la pointe du bistouri en hautetun peu de droite à gauche, pour entrer dans le péricarde, sans toucher au péritoine. On coupe à peine une petite portion du bord antérieur du diaphragme au point de son attache au bord postérieur du cartilage de la septième côte, et dans ce trajet on ne rencontre aucun vaisseau essentiel. L'artère mammaire interne passe un peu plus en dehors pour se rendre derrière le sterno-pubien, où elle s'anastomose avec l'épigastrique. Ainsi cette Opération d’une facile exécution * est de toutes les méthodes celle qui présente le moins de danger , quant à la lésion du cœur, et offre le plus de chances de succes,
1° Parce que, dans ce point déclive, la paroi interne du péricarde s'éloigne d'autant plus du cœur, que la collection du liquide qu’il renferme est plus considérable;
2 Qu’à raison de cette déclivité , les fluides s'écoulent aisément et sans gêner laction du cœur ;
3° Qu'’enfin si l'adhérence de cette membrane, par suite du travail d’inflammation, doit se faire au
1 Pour cela il faut que le sujet soit assis sur le bord de son lit, et qu’il puisse s'appuyer, parce que , dans cette attitude perpen— diculaire , le bord antérieur de la base du péricarde est plus in cliné en avant et par conséquent plus accessible à l'instrument.