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OBSERVATION XVIII

Plaie simultanée de l'artère et de la veine fémorales au tiers supérieur de la cuisse. — Application de pinces hémostatiques. — Guérison.

Le 24 décembre 1874, M. Dean est appelé pendant la nuit chez AI..., charcutier, a Dumont. L’artère et la veine fémorales ouvertes par un coup de couteau ont donné lieu à des hémorrhagies presque foudroyantes que

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les docteurs Blanchard et Bazin ont suspendues à l’aide de la compression. Aidé de ses confrères, M. Péan met à nu la face externe de ces vaisseaux et applique deux pinces hémostatiques, l’une sur l’artère au-dessus delà division; l’autre sur la veine, au-dessous de l’autre division, et, voyant que ces pinces ne suffisent pas à enrayer le cours du sang dans ces gros vaisseaux, il applique les deux autres pinces à la fois sur l’artère et sur la veine fémorales, l’une au-dessus, l’autre au-dessous des deux précédentes. Toutes ces pinces furent retirées du cinquième au sixième jour sans qu’elles aient gêné la cicatrisation de la plaie. M. Péan a reçu dernièrement des nouvelles de ce maladequi, guéri depuis longtemps ne présente plus actuellement qu’un léger œdème de la jambe.

1IÏ. — Opérations sur le cuir chevelu.

Les deux observations qui suivent montrent le parti qu’on peut tirer des pinces dans les opérations qui se pratiquent sur le cuir chevelu. On sait les difficultés qu’on a le plus souvent à appliquer des ligatures dans cette région ; d’autre part, la compression à laquelle on est obligé d’avoir recours doit, pour agir efficacement, être très-énergique, et devient rapidement douloureuse. Pour éviter ces inconvénients, il suffit, comme le fait M. Péan, de laisser pendant quelques heures les pinces sur les vaisseaux qui saignent le plus abondamment pour se mettre à 1 abri de 1 hémorrhagie sans faire souffrir le malade.

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