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OBSERVATION XXXI

Névralgie sus-orbitaire. — Compression de l'artère temporale au moyen

d'une pince.

G... Célestine, soixante-sept ans, salle Saint-Martin, n° 64, entre à l'hôpital pour une névralgie sus-orbitaire rebelle à tous les traitements généralement employés. M. Péan, recourant à une méthode (pii lui avait déjà donné plusieurs succès, se décide à faire la forcipressure de l’artère temporale. L’opération eut lieu le, 18 juillet. Sectionnant la peau et le tissu cellulaire sous-cutané dans une étendue de 2 centimètres* M. Péan découvre l’artère et la saisit entre les mors d’une pince. Celle-ci fut retirée le lendemain matin, sans que son séjour ait été douloureux pour la malade, qui n’eut plus d’accès jusqu’à son départ, le 2à août 1874. A cette époque les battements artériels n’avaient pas reparu.

En substituant, dans ces cas, la compression de l’artère à la ligature au moyen d’un fil, M. Péan supprime le temps le plus délicat de l’opération de la ligature, c’est-à-dire la dénudation de l’artère. Il se contente d’isoler le vaisseau de ses veines et nerfs satellites, et de le comprimer entre les mors d’une pince. Il ménage par cette pratique les vasa-vasorum, ne diminue pas la vitalité du vaisseau, et n’a pas à redouter que le pus de la plaie, fusant dans la gaine artérielle intacte, aille causer au loin des désordres toujours graves. Enfin, l’absence de corps étranger dans la plaie dès le deuxième ou le troisième jour, permet à la cicatrisation de marcher rapidement.

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