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IX. — Gastrotomies

Il nous reste à parler maintenant de quelques opérations spéciales pour lesquelles il est indispensable de se munir d’un grand nombre de pinces de formes et de dimensions variables. C’est, en

efïet, en grande partie a ses procédés perfectionnés d’hémostase (pinces hémostatiques variées, serre-nœuds du docteur Cin-

DE LA FORCIPRESSUltE.

tiüt, etc.) que M. Peau doit d’avoir pu mener à bonne fin l’extirpation d’un certain nombre de tumeurs fibreuses ou fibrocystiques de l’abdomen avec adhérences multi files et vasculaires. Dans ces opérations, les petites pinces hémostatiques, les pinces en T (fig. 3, 2), les grandes pinces en cœur (fig. 3, 4, s) sont appliquées quelquefois en nombre considérable (30 à 60), et permettent seules de lutter avec succès contre l’écoulement du sang. Grâce à elles, il est possible d’entreprendre le décollement sur de larges surfaces d’une paroi kystique devenue adhérente aux organes voisins, feuillet pariétal ou viscéral du péritoine, mésentère, épiploon, etc.

Les pinces en T sont plus particulièrement destinées aux surfaces de section qui saignent en bavant, et les grandes pinces en cœur aux gros vaisseaux qui rampent sous les parois de la tumeur et atteignent quelquefois le volume du petit doigt.

Les avantages de ces pinces sont tels que l’extraction d’un kyste simple peut être obtenue, avec leur concours, sans faire une seule ligature et sans que le malade perde plus de quelques grammes de sang.

Pendant l’année 1874, nous avons assisté à près de quarante gastrotomies pratiquées par M. Péan pour l’extirpation de tumeurs ovariques ou utérines, et nous pouvons dire qu’il n’en est pas une où l’usage de ces pinces n’ait été d’un grand secours. Si, au moment de refermer le ventre, les surfaces de section ou les vaisseaux comprimés par les pinces sont encore susceptibles de saigner, il faut laisser ces instruments en place et en former une sorte de pédicule qu’on fixe vers l’angle inférieur de la plaie abdominale. On comprendra facilement que l’opérateur ne s’attache pas, dans ces cas, à faire des ligatures qui exigent un temps précieux, et deviennent ensuite une source de dangers pour la malade. Aussi M. Péan a-t-il peu à peu renoncé d’une façon presque complète à ce dernier moyen d’hémostase dans ces opérations aussi bien que dans toutes les autres.

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