MÉTHODE DIA CL ASTIQUE
pas de vis engainant, et, à l'extrémité supérieure, une crête saillante destinée à s'introduire dans la mortaise d'une autre pièce.
5° Le lien constricteur es1 représenté par un fort croissant en acier, donl chaque extrémité donne attache à une chaîne de cinq on six anneaux.
4°- Les accessoires consistent en deux coussinets en bois et une forte barre d'acier. Les deux coussinets, long de huil cenlimèlres, épais de cinq, ont. leur face supérieure murne d'une cheville en fer de deux centimètres de saillie. La barre d'acier a vingt centimètres de longueur sur un d'épaisseur et quatre de largeur, e1 présente sur son milieu une mortaise destinée à recevoir la crête inférieure du corps de l'ostéoclaste. Près de chacune de ses extrémités existe une autre mortaise qui s' enchâsse sur la cheville de fer du coussinet correspondant.
2° Constricteur des parties molles. — Cet instrument n'est autre absolument qu'un serre-nœud de Gra?fe, de grande dimension. Sa longueur totale est de quarante centimètres. La vis a un centimètre de diamètre, et la manivelle de cette vis représente un levier de vingt. Une sorte de poignée mobile peut être adaptée au corps de l'instrument, pour rendre son maniement plus facile.
Quant à la ligature, celle que j'emploie de préférenee à toute autre, consiste en une corde métallique formée de dix à douze brins de fil de fer d'un millimètre de diamètre.
DESCRIPTION DE l'oPÉRaTION.
Comme dans la méthode ordinaire, l'opération se compose de deux temps distincts : division des chairs et division de l'os. Seulement, dans la méthode diaclastique, ces deux temps sont intervertis, et c'est par la division de l'os que l'on commence.
Premier temps. Rupture de l'os. — 1° Le malade étant couché sur le lii d'opérations ci sninnis au chloroforme, le chirurgien détermine d'abord le point de l'os où doit être effectuée la rupture, ci passant sous le membre le croissant! muni de ses
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chaînes, il l'applique exactement sur ce point. 2° Il dispose, ensuite, sur la face opposée du membre, les deux coussinets en bois, de manière que le point à fractures se trouve dans leur intervalle à égale dislance de l'un et de l'autre, et place sur ces coussinets la barre d'acier qui doit servir de point d'appui à l'osléoclaste. H0 Celui-ci étant fixé sur la barre, on y accroche les chaînons du croissant, et l'on fait mouvoir la vis. Par ce mouvement, le croissant est attiré contre le membre, et sous l'influence de cette pression énergique, l'os qui porte à faux sur les deux coussinets se brise en faisant entendre un bruit sec Pour éviter que, dans cette opération, la pression violente du croissant ne vienne à confondre la peau, le chirurgien protège celle-ci par un coussin formé de compresses en huit ou dix doubles. Cette simple précaution suffit toujours pour éviter la lésion de la peau, même quand il s'agit de l'os le plus résistant.
Deuxième temps. Division des parties molles. — Aussitôt que la rupture de l'os est effectuée, le chirurgien enlève l'ostéoclaste et procède à la division des parties molles. Celle-ci s'effectue, en trois temps secondaires, que je désignerai sous le nom de constriclion préparatoire; extraction de l'os; constriction définitive.
1° Constriclion préparatoire. — Pour effectuer ce premier temps, on embrasse le membre dans l'anse métallique à quatre ou six travers de doigt, au-dessous de la fracture, suivant!' épaisseur du membre, puis on serre graduellement jusqu'à ce que la ligature soit arrêtée par la résistance de l'os.
2° Extraction de Vos. — Portant alors le bistouri à trois ou quatre centimètres au-dessous de la ligature, on coupe circulairement les parties molles jusqu'à l'os; puis, après avoir relâché un peu la constriction, on saisit la partie inférieure du membre et on lui imprime un mouvement de torsion sur son axe, pour extraire le fragment inférieur en déchirant ses adhérences musculaires.
3° Constriction définitive. — Enfin, quand le membre est détaché, on achève la section des chairs embrassées par la Ufo-
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ture, en portant la constrlction à sa dernière limite. Lorsque l'opération a été conduilc avec une sage lenteur, la plaie qui en résulte ne laisse pas suinter une goutte desang, et le malade peut être immédiatement replacé (huis son lit.
Quant au: pansement, il doit être celui des plaies contuses ; les cataplasmes, les simples compresses imbibées d'eau fraîche, mi bien les irrigations tièdes, conviennent mieux ici que les bandages compressifs et les bandelettes de diachylon.
En général, vers le troisième jour, il survient une tuméfaction inflammatoire assez considérable, puis la suppuration s'établit, les tissus se dégorgent, et la plaie se déterge pour marcher ensuite vers la cicatrisation.