‹ Clinique chirurgicaleChapitre 40 sur 136 · API'AUKILS SOLIDIFIA BLES · texte numérisé non relu

API'AUKILS SOLIDIFIA BLES

Mélangez le tout de manière à en former une sorte de crème sans grumeaux .

Trempez dans ce mélange les compresses destinées à formelles attelles. Faites que ces compresses s'imbibent bien complètement. Pliez-les ensuite, en les tenant dans une position verticale au-dessus de la cuvette, et donnez-leur la forme et la largeur convenue.

Quand une attelle est ainsi disposée, placez-la dans une assiette ou une cuvette vide, et préparez la deuxième, puis la troisième, et la quatrième s'il est nécessaire.

Pendant que l'on prépare l'appareil, des aides ont soin de disposer le membre, d'en raser les poils, d'oindre sa surface avec un corps gras.

Puis, quand tout est prêt, le chirurgien donne au membre la direction qu'il juge la plus convenable pour la bonne réduction delà fracture; il le fait maintenir exactement dans cette position, puis il applique sur ses quatre faces les attelles plâtrées. Enfin, au moyen d'une bande roulée qu'il applique avec soin, il maintient ces altelles exactement en contact avec le membre sur lequel, en raison de leur mollesse, elles se moulent avec une précision parfaite.

Il suffit de dix minutes pour la consolidation du plâtre.

Avec un peu d'habitude on s'arrange de manière à ce que l'application de l'appareil soit terminée un peu avant cette consolidation.

Dans les fractures difficiles à contenir, telles que celles de la cuisse, nous avons l'habitude, d'envelopper les attelles avec une bande également imbibée de plâtre liquide, ce qui donne à l'appareil une plus grande solidité.

La préparation de cette bande ne diffère en rien de la préparation des bandes dextrinées; la seule différence est que, au lieu d'une solution de dextrine, c'est la solution plâtrée qu'on emploie.

Par le mol de coxalgie on désigne une maladie qui a son siège dans l'articulation coxo-fémorale, et qui revêt les caractères, tant analomiques que symptomatiques, des affections articulaires connues sous le nom de tumeurs blanches ou tYar- ; thr apathies.

Je ferai remarquer seulement qu'il n'en est point de l'articulation coxo-fémorale comme de la plupart des autres articulations, de celle du genou, par exemple, où l'hydarthrose aiguë ; ou chronique est désignée par des noms distincts. Le mot coxalgie comprend toutes ces affections.

Ce mot ne parait pas de date fort ancienne ; il n'a véritablement cours dans la science que depuis 1809, où Wisth lit paraître son traité De coxalgia. Avant cette époque, la maladie qui nous occupe était désignée sous le nom de morbus coxx, morbus coxendicis*, dislocatio lianchae*, morbus coxarius!>, lynche scrofuleuse , luxation spontanée du fémur*, fémorocoxalgie*, coxarlhrocace'1 , etc.

Toutes ces dénominations sont actuellement abandonnées pour colle plus simple et tout aussi exacte de coxalgie.

1 Thèse de concours, juin 1814.

1 Paul d'Égine, Table des matières.

Albncn-is, Table des matières.

* DeHaen, lialio medendi, \1, 101.

s Boyer, OEuvr. chirurg.

• I.arrcy, Clin, chirurg., t. III, p. 331 ; 1839.

' Frickc, Archiv. gén. de mAl , t. Il, p. 599; I85i.

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