XI. Le pronostic de cette affection est toujours grave
XJI. On ne peut espérer de guérison complète que dans la première période.
Dans la seconde, on n'obtient habituellement qu'une guérison incomplète, c'est-à-dire, laissant après elle une gêne dans les mouvements, une ankylose vraie ou fausse, complète ou incomplète, une luxation.
XIII. Dans quelque période que ce soit, la base fondamentale du traitement est le repos absolu de l'articulation, joint à l'extension du membre : seul, il peut souvent suffire à la guérison; s;m^ lui, les autres moyens sont inefficaces.
XIV. Parmi les moyens accessoires, les antipblogistiques d'abord, les révulsifs ensuite, jouent le principal rôle. Le traitement général est aussi d'une grande importance.
XV. Les abcès symptomatiques sont une complication grave, mais non essentiellement mortelle; ils sont plus accessibles à nos moyens thérapeutiques que les abcès rachidiens; il importe de les vider de bonne heure.
XVI. L'ankylose vraie ou fausse, complète ou incomplète, n'est point au-dessus des ressources de l'art; il ne convient de la traiter par des moyens violents, des opérations, que si le membre est dans une position vicieuse.
XVII. La luxation spontanée est rare : par un traitement convenable, on peut l'éviter; quand elle est produite, on peut souvent la réduire.