V. — Opérations qui se pratiquent sur le cou
Trachéotomies.
Pendant la trachéotomie chez l’enfant, et surtout chez l’adulte, la perte de sang peut être assez abondante pour compliquer l’exécution des derniers temps de l’opération. La compression est ici impossible, la ligature demanderait un temps précieux, et l’application de perchlorure de fer ne serait pas exempte de dangers (1); on trouvera donc un utile auxiliaire dans l’emploi des pinces hémostatiques, qui ont déjà rendu dans ces cas de nombreux: services à M. Péau.
OBSERVATION XXlIt
Tumeur cancéreuse du larynx. — Trachéotomie (2).
G..., receveur des contributions, entre à la maison de santé du docteur Plouvier pour une tumeur cancéreuse du larynx, dont les progrès rapides menaçaient de l’asphyxier. Appelé pour pratiquer la trachéotomie, le 17 avril 1874, M. Péan, assisté de M. le docteur Fauvel et de M. Poyct, interne des hôpitaux, incisa les téguments sur la ligne médiane, plaça quelques pinces sur les vaisseaux qui lurent intéressés pendant les manœuvres nécessaires pour découvrir la trachée, et lit l’incision de cet organe. Le malade ne perdit pas du tout de sang ; cinq pinces îestèient en place après l’opération, trois furent enlevées pendant la nuit par M. Poyet, les deux autres furent laissées jusqu’au lendemain. Cette operation prolongea de six mois la vie du malade.
(1) Vidal de Cassis, Trait, de patli. ex/., t. V.
(2) Communiquée par M. Poyet.
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