DE LA
(Depuis le icf janvier 1826 jusqu'au 3i décembre 1S28.)
Je publiai , en 1826 (i) , tm mémoire dans lequel je fis connaître : 1° le bel établissement que la commission administrative des hospices , encouragée par le premier magistrat de notre département (2) , venait de faire construire en
(i) Éphe'mérides médicales de Montpellier, juin et juillet 1826.
(2) M, le Baron Creuzé de Lesser , depuis douze ans préfet de l'Hérault, a constamment accordé une protection éclairée à tous les établissemens consacrés aa soulagement de l'humanité, ou à la culture des lettres, des sciences et des arts. C'est par ses soins philanthropiques qu'a été créé le Dépôt de police, l'un des hospices le plus sagement conçus et que beaucoup de départemens nous envient. La Maison des aliénés ea est une section j je dois à la bienveillance dont m'honore ce magistrat, d'en être le médecin ; il m'est dous de consigner ici ua témoignage public de ma vecoo* Baissaace.
faveur des aliénés ; 2° les principes qui présidaient à la direction dé cet établissement , et les moyens thérapeutiques que j'avais cru devoir préférer ; 3" le mouvement de la maison depuis le i*"" mai 1822 jusqu'au 3i décembre 1825 ; 4.° enfin , les histoires de maladies que j'avais recueillies pendant cet espace de temps et qui m'avaient semblé offrir quelque intérêt. Etant de plus en plus persuadé que c'est en publiant leurs résultats pratiques , que les médecins des hôpitaux peuvent servir utilement la science qu'ils professent , et plus particulièrement celle des aliénations mentales , qui, négligée par les anciens et cultivée seulement depuis quelques années par les modernes , n'a pu faire d'aussi grands progrès, je vais aujourd'hui continuer ce travail.
Je n'aurai rien à ajouter aux deux premières parties. Le plan sur lequel l'établissement fut' construit est bon; et si on a pu y opérer quelques améliorations , elles sont trop peu importantes^ pour devoir être signalées. Quant à la direction de la maison , l'ex^iérience me démontre tous ies jours la sagesse des principes que j'ai adoptés, en même temps qu'elle me confirme dans les idées que j'ai émises sur la thérapeutique des maladies que j'ai à traiter. Tout vient me prouver de plus en plus qu'une surveillance active, beaucoup de complaisance et une grande fermeté ^
sont les plus silirs moyens dé maintenir le bon ordre parmi les aliénés ; et que les secours hygiéniques, unis au traitement moral, sont bien supérieurs , pour leur efficacité , aux remèdes tant internes qu'externes , vantës souvent avec une emphase ridicule. Je ne pourrais , en conséquence , que répéter ce que j'ai déjà dit sur ce sujet. Mais, dans les trois années qui viennent de s'écouler , le mouvement de la maison a éprouvé des variations , et j'ai pu recueillir de nouvelles histoires de maladies : j'aurai donc à ajouter aux deux dernières parties de mon mémoire ; cet article devrarmême en être considéré uniquement , comme la suite.