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partie la plus rétrécie de la racine

Dent de Lov. — Le

pivot affecte la forme d'une lunette astronomique développée dont la partie la plus étroite forme la base. La racine doit être excavée par étages avec des fraises spéciales et de divers calibres.

Dent de How (fig. 48). - Le pivot est taraudé en forme de vis. La dent est ajustée le pivot en place; on recourbe les crampons sur le pnot et on reforme le talon de la dent avec une substance obturatrice.

Fig. 48. — Dents de How (P.

Dubois).

RESTAURATION DES DENTS. 2ï:t

Ce système exige des dents et des instruments spéciaux.

Dents de Bing, de Forster, de Howland, etc. —

Ce sont des systèmes analogues, ayant pour principe un pivot à vis dans la racine, avec une dent fixée ensuite au pivot par des procédés qui varient peu.

Pivots à gaine. — Le canal de la racine est garni d'un tube ou d'une gaine, dans lequel on fixe le pivot.

Dans le modèle Contenait, le tube est cylindrique et peut se fixer dans la racine.

Le pivot est à rainures longitudinales correspondant à autant de rainures analogues dans l’intérieur du tube. D’autre part il est fendu dans sa partie radiculaire. 11 est soudé à la couronne contreplaquée et fixé dans la racine au moyen d’amalgame.

On a proposé des pivots et des gaines ovales sans rainures (Dubois, Chauvin) et l’adjonction de petites tiges supplémentaires en arrière du pivot. (Prével.)

Article IV. — Restauration portant sur plusieurs

dents.

Les divers appareils mobiles, dits pièces dentaires ou dentiers partiels ou complets , dont les dents sont maintenues dans la bouche à l'aide de plaques palatines ou gingivales en métal ou en caoutchouc vulcanisé, rentrent dans le domaine de la prothèse dentaire (1).

Mais il est un autre procédé dont les applications sont récentes, qui n’est que l’extension des procédés de restauration indiqués dans l’article précédent, et qui a sa place ici, parce qu'il se compose de couronnes

(i) Voy. Martinier, Prothèse in Manuel du Chirurgien dentiste

DENTISTERIE OPÉRATOIRE.

réunies cl qu'il pourrait s'exécuter dans le cabinet de l’opérateur et par lui-même.

Ce système se différencie de la prothèse proprement dite et on lui donne le nom de travail a pont ou Bridge work.

Définition. — Le travail à pont consiste en une barre transversale, prenant son point d'appui sur une ou plusieurs dents, pour soutenir une ou plusieurs couronnes artificielles.

Il s’exécute quand la racine est complètement hors d’usage ou a été extraite.

§ 1 . — Travail à pont simple.

Le travail à pont est simple, lorsqu'il se compose d’une seule dent artificielle, maintenue sur une ou deux dents naturelles voisines.

La couronne ou dent artificielle est munie d'une plaque métallique à sa partie linguale. Cette plaque offre deux prolongements latéraux, deux larves, taillées en queue d’aronde.

Mode d’opérer. — On creuse dans les deux dents voisines qui doivent servir de soutien une cavité de forme analogue à celle de l'extrémité des barres. Après avoir essayé la dent, en ayant soin de la calibrer, de manière à ménager un peu d'espace interstitiel, pour faciliter le nettoyage, on met l'appareil en place et on scelle les barres dans leur cavité au moyen de ciment, d'amalgame ou d'or.

Si les dents adjacentes n’offrent pas assez de solidité, on prolonge la barre ou pont jusqu'à des dents plus éloignées, tout en ayant soin de pratiquer, au point de contact des dents malades avec le pont, des gouttières dans lesquelles il passe et que l'on obture.

§ 2. — Travail à pont composé.

Le travail à pont est composé, lorsqu'il est formé

RESTAURATION DES DENTS

de plusieurs deuts artificielles et qu'il comprend des moyens de rétention variés.

Seulement, comme ce travail doit, dans sa plus grande partie, être exécuté au laboratoire, nous n’en parlerons que sommairement, réservant sa description pour la prothèse (1).

§ 3. — Moyens de rétention des appareils à pont.

Les divers moyens de rétention des appareils à pont sont les cavités de dents voisines, les pivots, les couronnes métalliques.

1° L'appareil à pont peut, comme nous l’indiquions dans le paragraphe précédent, prendre son point d’appui à ses deux extrémités dans des cavités de dents voisines ;

2° L'une des extrémités peut être fixée dans un pivot, avec ou sans gaine, pénétrant dans le canal d'une des dents voisines, et l’autre scellée dans une cavité de dent ou soudée à une couronne métallique ;

3° Les deux extrémités peuvent être terminées par des pivots pénétrant dans les dents contiguës ;

4° Enfin les deux extrémités, et c’est le cas le plus fréquent, peuvent être soutenues par deux couronnes métalliques.

Mode de fixation. — Le travail à pont peut êtrefixe ou amovible.

Dans le premier cas, il doit être construit de telle manière que le nettoyage puisse se faire facilement, c’est-à-dire que les parties en contact avec la gencive doivent être aussi réduites que possible et les liquides doivent pouvoir passer librement sous l’appareil.

L’appareil est scellé dans la bouche avec du ciment ou de la gutta-percha, suivant le procédé déjà indiqué pour les couronnes.

(i) Martinier, Prothèse.

DENTISTERIE OPERATOIRE-

Lorsque le travail à pont est amovible, c'est-à-dire facile à retirer pour le nettoyage, il est maintenu le plus souvent à chaque extrémité par des pivots à gaine. Dans ce cas, les pivots doivent être parallèles.

Les appareils à pont ainsi construits peuvent supporter une, deux, trois, quatre et même cinq dents ou couronnes de porcelaine, même davantage ; mais il est préférable toutefois de ne pas mettre plus de deux ou trois dents, afin de ne pa^ trop fatiguer les points d'appui.

Nous devons signaler une modification ingénieuse du travail à pont, qui consiste à réunir les deux couronnes métalliques des extrémités par une lame métallique, or ou platine, très résistante, en rapport avec l’articulation des dents opposées et sans couronnes artificielles (Bing).

Le travail à pont a soulevé quelques objections, dont la principale est l'immobilisation des dent- ou racines qui supportent le pont, immobilisation antiphysiologique.

On remédie à ce défaut par les appareils à pont mobiles ou amovibles.

Les grands avantages qu'offrent les appareils à pont sur les appareils à plaque, au point de vue de la commodité et de la fixité, ont contribué à en répandre l’usage.

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