‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 121 sur 253 · DÉBUT A LA SUITE D'UN TRAUMATISME · texte numérisé non relu

DÉBUT A LA SUITE D'UN TRAUMATISME

contractant son frontal. Aujourd'hui la maladie est en voie d'amélioration : la chute de la paupière gauche est à peine perceptible, les globes oculaires sont beaucoup moins fixes qu'auparavant, et le malade, qui ne pouvait même pas se tenir debout, commence à marcher avec des béquilles. Néanmoins, l'état des membres supérieurs est resté stationnaire. Les muscles sont fiasques, animés de secousses fîbrillaires et peu excitables électriquement, quel que soit le genre de courant employé; la réaction de dégénérescence fait défaut, Les réflexes sont absents aux membres supérieurs et il n'y a ni paralysie des sphincters ni modification de la sensibilité.

Obs. IV. — Polioencèphalomy élite. — Peyn..., trente-sept ans, entré à la Salpêtrière le 15 avril 1890, salle Prus, n° 10.

Antécédents héréditaires. — Mère morte ictérique à soixante-deux ans. Père en bonne santé, ni alcoolique ni nerveux. Pas d'affections] nerveuses dans la famille du côté des ascendants.

Antécédents personnels. — Il est le sixième et dernier enfant ; trois enfants sont morts du croup ou de convulsions.

Il est marbrier et travaille moitié debout, moitié à genoux, (carrelage) et passe environ quarante jours par an dans les caves, employé au dallage. Il boit en moyenne un litre et demi de vin chaque jour, mais il fait de temps en temps des excès et va jusqu'à boire alors cinq et six litres; il supporte bien la boisson ; il ne s'enivre pas. Pas de syphilis.

A seize ans, il contracta la fièvre typhoïde. En 1868, il se fractura le poignet gauche en glissant sur le trottoir. Il fut réformé du service militaire pour une hernie. Au mois de septembre dernier, il portait un marbre de 60 livres, lorsqu'en marchant sur le rail d'un tramway il renversa en dedans la plante du pied et se fractura le péroné droit en tombant. Il resta couché pendant cinquante-sept jours. — Deux ans auparavant il avait eu le troisième orteil du pied droit écrasé par la chute d'un marbre.

Lorsqu'après sa fracture du péroné, vers le milieu de décembre, il commença à se lever, il dut se servir de béquilles pour marcher; mais bien vite il remarqua que les genoux lléchissaient, que les jambes le portaient difficilement, qu'elles étaient lourdes; ce fut d'abord la jambe gauche qui lui parut faible, puis ce fut le tour de la jambe droite. Une foisà genoux,

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