MEMBRES SUPÉRIEURS
il ne pouvait se relever. Il était obligé de saisir la rampe de l'escalier pour monter chez lui.
A la fin de décembre, chute de la paupière gauche, assez complète pour cacher la vue du jour; une semaine environ après la chute de la paupière gauche, la paupière droite tomba à son tour ; alors la paupière gauche se releva pour retomber bientôt après. Pendant ce temps les membres inférieurs continuaient à s'affaiblir et à s'atrophier.
A partir du 1er janvier, le malade cessa de sortir de chez lui. Il faisait quelques pas dans son appartement, appuyé sur une canne ou à l'aide de béquilles. A cette époque, il s'aperçut que la main gauche était plus faible qu'auparavant ; bientôt il en fut de même de la main droite et du bras.
Depuis un mois, le malade ne peut regarder de côté ; il est obligé |de tourner la tête. De temps en temps il voit double : les deux objets sont écartés de 20 centimètres et ne sont pas à la même hauteur.
Etat actuel. — Homme vigoureux en apparence, de haute stature, qui ne présente aucun trouble des fonctions organiques. On l'apporte à la consultation assis sur une chaise: il ne peut se tenir debout. La chute partielle de la paupière gauche, le peu de mobilité du regard, donnent à la physionomie un aspect particulier sur lequel nous reviendrons plus loin. Les bras sont presque collés au corps, les mains reposent mollement sur les cuisses.
Membre supérieur gauche. — Dynamomètre — 0. La main ne serre pas du tout. La paume forme un creux que le malade ne peut faire disparaître. Le pouce et l'index seuls se relèvent assez bien; les autres doigts ne peuvent se relever complètement. L'annulaire et le médius ne peuvent ni se rapprocher ni s'écarter l'un de l'autre ; le pouce se rapproche facilement de l'index, et le petit doigt de l'annulaire. Les doigts incomplètement étendus se laissent fléchir avec la plus grande facilité, même lorsqu'ils cherchent à résister. La flexion des doigts est pour ainsi dire nulle. Les muscles de ;l'éminence thénar et hypothénar sont fort atrophiés. Le poignet s'abaisse et se redresse avec difficulté ; ces mouvements n'offrent aucune résistance. L'avant-bras (en supination ou en demi-pronation) se fléchit assez complètement sur le bras et s'étend même, sans résistance. Le bras s'écarte incomplètement du tronc, ne peut se porter ni en avant ni en arrière. L'élévation de l'épaule se fait assez bien.
Mensuration de la circonférence :
De l'avant-bras gauche à 7 cent, de l'olécrâne . . == 23 cent. 1/J Du bras gauche à VI cent, de l'olécrâne; . . • =24 —