‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 173 sur 253 · LÉSIONS DU PÉDONCULE CÉRÉBRAL · texte numérisé non relu

LÉSIONS DU PÉDONCULE CÉRÉBRAL

Fleichsmana l, Hammond2, Perroud3, etc., mais la plupart de ces faits présentent certaines particularités qui leur enlèvent la netteté désirable. 11 s'agit généralement de tumeurs tuberculeuses et, à cet égard, le cas de Mohr cité par Nothnagel est bien démonstratif : un tubercule isolé siégeant dans le pédoncule cérébral gauche avait amené le syndrome clinique en question. 11 va sans dire qu'une lésion située à la base du crâne, une tumeur par exemple, qui agirait en comprimant à la fois le moteur oculaire commun et le pédoncule dans sa partie inférieure et interne, reproduirait aussi le même syndrome par un autre mécanisme, mais il faut que vous sachiez que certaines lésions du pédoncule, localisées dans un point donné, peuvent exister sans produire le syndrome de Weber. Je n'en veux pour preuve que le cas d'Andral4, concernant une femme, atteinte d'une vieille hémiplégie vulgaire, à l'autopsie de laquelle on ne trouva pour toute altération encéphalique qu'une lésion ancienne du pédoncule cérébral. Dans ce cas très évidemment l'oculomoteur commun n'avait pas dû être touché. Gintrac5 etDuchenne6 ont pareillement rapporté deux faits où l'autopsie fit voir un tubercule dans un pédoncule cérébral, alors que, du vivant des malades, on n'avait point constaté la paralysie alterne caractéristique. Inutile de vous dire que le diagnostic d'une lésion

1 FJeichsmann. — Wien. med. Woch., 1871.

2 Hammond. — Treûtise of diseases of the nerv. si/st. New-York, 1873.

3 Perroud. — Lyon médical, n° 22, 1874.

4 Andral. — Clinique méd., Paris, 1840, 4e édit., t. V, p. 326.

s Gintrac. — Traité théorique et pratique des maladies de V appareil nerveux. Paris, 1869, t. IV, p. 860.

G Duchenne. — Electrisation localisée. Paris, 1861, 2e édit., p. 376.

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