‹ Clinique des maladies du système nerveuxChapitre 185 sur 253 · BÉNIGNITÉ RELATIVE DU PRONOSTIC · texte numérisé non relu

BÉNIGNITÉ RELATIVE DU PRONOSTIC

mation, je puis encore vous faire valoir l'existence de l'anesthêsie de la cornée du côté intéressé. C'est là un caractère que mon ancien chef de clinique, M. Gilles de la Tourette1, a parfaitement mis en évidence et qui paraît particulier au blépharospasme hystérique1. Nous sommes donc en possession de plus de signes qu'il n'en faudrait pour asseoir notre diagnostic, mais il faut avouer que de prime abord la coexistence de symptômes oculaires d'un côté, et de troubles moteurs des membres du côté opposé, était si imprévue qu'elle faisait naître dans l'esprit des déductions fâcheuses. Actuellement tous les nuages sont dissipés et nous pouvons affirmer que la guérison sera parfaite. Pour la hâter cette guérison, nous appellerons à notre secours l'hydrothérapie, l'électricité statique, les toniques, le traitement moral, l'hypnotisme peut-être....; la guérison se fera et ce sera la fin de cette longue histoire.

Vous voyez, Messieurs, quelle est en clinique générale l'importance d'une connaissance approfondie de l'hystérie et des diverses manifestations qu'elle peut présenter pour simuler les lésions organiques ; vous voyez quelle serait la situation d'un médecin qui, sur la foi d'un diagnostic anatomique, eût ici déclaré l'existence d'une lésion incurable, tandis qu'un autre mieux avisé eût promis la guérison et l'eût obtenue.

11 ne me reste plus maintenant2 qu'à vous mentionner le chapitre des antécédents héréditaires que je n'ai

1 Gilles de la Tourelte. — Superposition des troubles de la sensibililé et des spasmes de la face et du cou chez les hystériques. (Nouvelle Iconogr. de la Salpêtr., 1889, p. 107.)

2 La jeune fille venait de quitter la salit*

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