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DIAGNOSTIC DE LA SYPHILIS HÉRÉDITAIRE

méthodique ne nous ont rien appris. Les téguments ne présentent aucune trace de lésion spécifique ; les souvenirs de la femme et du mari restent muets. Je sais bien qu'on pourrait supposer ce qu'on ne veut peut-être pas avouer, et ce qui peut-être a pu rester ignoré.

Mais l'étude des antécédents de la malade ne devait pas nous laisser dans cette incertitude. Avant de vous les faire connaître, voici ce que nous a appris l'examen méthodique de l'œil droit dont, je dois vous l'avouer, nous attendions quelques révélations. Nos prévisions vous allez le voir, n'ont pas été trompées, tant s'en faut.

Dans l'œil gauche, l'acuité visuelle est réduite des deux tiers. L'examen ophthalmoscopique montre, avec un rétrécissement presque concentrique du champ visuel, une névrite optique caractérisée par l'infiltration sans étranglement de la papille. C'est là une lésion qui est dans la logique des choses ; elle représente la méningite basale qui doit se trouver à peu près régulièrement dans toute syphilis cérébrale. Voilà donc encore, en outre de la céphalée, un nouveau stigmate.

L'œil droit présente lui aussi une lésion spécifique, un stigmate qui serait à peu près caractéristique, même à l'état d'isolement. Cette malade est depuis fort longtemps tourmentée par une obnubilation de la vue, du côté droit, laquelle s'accompagne de la vision de mouches, de filaments volants qui se meuvent avec l'œil un peu dans tous les sens. L'ophthalmoscope donne l'explication de ces phénomènes, en montrant d'une part des flocons, des granulations dans le corps vitré, et d'autre part des plaques choroïdiennes couvertes de dépôts pigmentaires. C'est l'atrophie choroïdienne syphilitique.

Vous n'ignorez pas que les auteurs considèrent cette lésion comme un stigmate syphilitique à peu près univoque. J'ajouterai que cette atrophie paraît être un des attributs de la syphilis héréditaire tardive (Ilutchinson, Fournier.)

Mais nous pouvons aller encore plus loin dans notre

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