TABLEAU XX
pàRR
Diabète (mort dans le coma).
Fille. Fils. Fils.
Tabe», Diabétique. S&in.
De ces divers tableaux, nous pouvons rapprocher l'observation suivante que nous avons recueillie à la consultation externe à la Salpètrière :
OBSBRYATION* 30S
Observation II (personnelle).
Rec..., Irente-cinq ans, voyageur de commerce, a son père diabétique et goutteux. L'existence du diabète et de la goutte paternels n'est pas douteuse ; le sucre a été constaté dans les urines à diverses reprises. Quant à la goutte, elle est classique : elle a débuté parle gros orteil gauche, où existe actuellement un tophus; les accidents, qui sont restés longtemps cantonnés à l'orteil, ont gagné depuis quelque temps les articulations des genoux et des coudes, mais sont toujours prédominants au niveau du pied. Une de ses tantes du côté paternel a toujours été excentrique ; elle eii morte aliénée dans une maison de santé en avril 1891. Elle a un flh qui a toujours eu une conduite fort irrégulière : c'est un impulsif. La mère de notre malade est morte d*une tuberculose pulmonaire. Une tante maternelle est alteinte d'hémiplégie d*origine cérébrale.
Hec... n'a jamais eu la syphilis. En juillet 1889, il a été victime d'un accident de voiture : son cheval s'était emporté, il a voulu sauter à terre et est tombé sur les genoux ; après la guérison de la plaie superflciellé, il a remarqué aussitôt des engourdissements dans la jambe du côté contusionné et bientôt une certaine gène dans la marche. Ces engourdissements et cette gône ont ga^'né ensuite le membre inférieur droit.
Le malade fait uaturellt^ment remonter sa maladie actuelle à cet accident, mais quand ou Tinterroge de plus près, on s'aperçoit que ce traumalisme u a pas eu en réalité cette influence, que des symptômes tabéliques existaient déjà et que l'accident n'a influé qn^ sur l'apparilion de la deuxième période du tabès. En effet, Rec... raconte, que depuis cinq ans, il souifre de véritables douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs et de troubles vésicaux (iocontinence d'urine). Au moment où nous l'avons examiné, outre les symptômes précédents, on constatait : la perte des réÛexes rotuliens, le signe de Romberg, une sensation de coustriction en ceinture et une incoordination molrice typique. Pas de sucre dans les urines.
On peut résumer les antécédents héréditaires de ce malade de la manière suivante :