AURAS AUDITIVES
mal comitial et migraine ophthalmique, à moins de supposer, ce qui est admissible à la rigueur, que les crises de migraine ophthalmique ne figuraient que comme équivalents de Taccès épileptique.
Reste le rétrécissement concentrique double du champ visuel, qui a été constaté dans cette jeune fille à deux reprises différentes. Ce phénomène ne peut relever de la migraine dans laquelle c'est généralement Thémianop.sie que l'on rencontre. Mais alors était-elle donc hystérique? Aucun autre symptôme, anesthésie, ovarie, etc., n'était là présent pour faire admettre une pareille hypothèse. D'autre part on sait que le rétrécissement concentrique ne s'observe jamais à l'état permanent dans répilepsie pure. Il peut, il est vrai, s'y rencontrer à l'état de phénomène transitoire, dans ^ la période plus ou moins longue qui suit l'accès. Or il est bien certain que tout ce qui n'était pas migraine chez cette jeune fille était indubitablement épileptique. La description de l'accès avec morsure de la langue faite par une personne intelligente, qui l'avait souvent observé, ne laissait aucune hésitation à cet égard. Force est donc de rester dans le doute au sujet de la nature de ce rétrécissement du champ visuel. S'agissait-il d'hystérie commençante? Peut être; en tous cas il n'est pas inutile de faire remarquer qu'il a disparu avec tout le reste : mal comitial et migraine.
Quant à la durée et au caractère définitif de cette guérison, nous ne saurions être affirmatifs à ce sujet, n'ayant plus revu la malade six mois après la disparition des symptômes.