‹ Clinique des maladies du système nerveux; leçons du professeur, mémoires, notes et observations parus pendant les années 1889-90 et 1890-91Chapitre 158 sur 177 · TABLEAU · texte numérisé non relu

TABLEAU

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426 FRÉQUENCE DE l'aURA.

Nos recherches ont donc porté en apparence sur 71 cas. Mais il nous parait naturel de déduire de ce total 4 cas à accès exclusivement nocturnes, dans lesquels ra\u:a manquait forcément, pour ne retenir que le chiffre définitif de 67, comprenant ceux-là seulement où les phénomènes en question étaient perceptibles. Or, sur ce total de 67 malades, nous avons trouvé l'aura 43 fois, soit en moyenne dans 64,18 pour 100 des cas examinés.

Si Ton compare ces résultats à ceux qui ont été obtenus par quelques auteurs s'étant occupés, à diverses époques, de cette question, on voit que notre pourcentage est toujours supérieur à ceux qu'ils ont fournis. Nous ne mentionnons que pour mémoire ceux qui ont nié Texistence de l'aura au début de l'accès épileptique. Ce sont, d'après Delasiauve .(1), Fleur y et Monneret, Bouchet et Cazauvieilh. D'autres Font simplement considérée comme très rare (Brierre de Boismont, Georget). Delasiauve, en 1854, rétablit les choses dans une plus juste mesure. Mais on ne peut comparer sa statistique aux autres, attendu qu'il y confond les troubles prémonitoires ou prodromes se produisant à plus ou moins longue échéance avant la crise et Taura elle-même. Néanmoins, c'est à lui que l'on doit la première étude à peu près complète de ces phénomènes.

Il en est à peu près de même en ce qui concerne les chiffres fournis en 1861 par Sieveking (2). En effet, cet auteur confond dans sa statistique les symptômes prémonitoires et Taura vraie. Cependant il n'arrive qu'au chiffre de 43 pour cent. Russell Reynolds (b), au contraire, s'élève avec raison contre la confusion commise par la plupart des auteurs qui l'ont précédé et limite le

(1) Delasiauve, loc. cit.

(2) Sieveking, loc, cit.

(3) Russell Heynoids, loc. cit.

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