‹ Clinique des maladies du système nerveux; leçons du professeur, mémoires, notes et observations parus pendant les années 1889-90 et 1890-91Chapitre 162 sur 177 · ORGANISATION DE LA POUCLINIQUE · texte numérisé non relu

ORGANISATION DE LA POUCLINIQUE

breux éléments de travail. Le mardi matin, jour de la consultation, dès la prettiière heure, aussitôt que les malades ont commencé à emplir la salle d'attente, MM. les internes de M. Charcot pratiquent un premier examen. Les malades sont triés d'avance en deux catégories, ceux qui, ayant déjà consulté, sont en cours de traitement et ceux qui viennent pour la première fois. Ces derniers sont examinés sur le champ par MM. les Internes, qui dressent avec le plus de précision possible une première liste de diagnostics.

A son arrivée à l'hospice, M. Charcot trouve cette liste prête et il choisit tout de suite, parmi les cas jugés à première vue les plus intéressants, un certain nombre de malades qui lui fourniront une partie des éléments de sa leçon du jour. Une fois la legon finie, vient le tour du chef de clinique, qui, aidé de quelques externes du service, finit la consultation, c'est-à-dire pratique l'exameii et institue ou change le traitement de tous les malades restants, nouveaux et anciens.

Leur nombre étant toujours considérable (il en reste toujours au moins 60 ou 70, quelquefois 90 et plus), on conçoit qu'il n'est possible de consacrer à chacun qu'un temps fort court. Lorsque le diagnostic est clair et facile à établir, cela est tout simple : le malade est immédiatement nanti de son ordonnance, dont il va suivre chez lui les diverses prescriptions.

Mais il est loin d'en être toujours ainsi. Dans nombre de cas il est impossible de poser ex abrupto, en quelques minutes, un diagnostic positif. On fait alors revenir à l'intérieur de l'hospice, les autres jours de la semaine, par petits groupes, les malades de cette catégorie et l'on peut consacrer à leur examen tout le temps nécessaire. Leur nombre est assez considérable pour que ce service d'examen, à l'intérieur, des malades difficiles de la policlinique, ait pu occuper exclusivement, en 1891, l'un des trois internes de M. Charcot.

Ce n'est pas tout. Â la policlinique se rattachent in-

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