HYSTÉRO-ALCOOLISME
tères de la diathèse de contracture (contracture provoquée). Enfin il existe chez lui une hémianesthésie droite sensitivo-sensorielle avec rétrécissement très prononcé du champ visuel. Cette hémianesthésie est complète et très profonde ; il y a abolition de la sensibilité superficielle et de la sensibilité profonde, et il y a perte absolue du sens musculaire.
Voilà donc un bel exemple d'hystérie chez un alcoolique. La prédisposition nerveuse existe à un haut degré : père violent, oncle vraisemblablement ataxique, mère hystérique ; le malade lui-même atteint de convulsions dans l'enfance. Le rôle de l'alcoolisme a été de provoquer le développement de l'affection, et encore a-t-il fallu Tintervention d'une autre cause occasionnelle — l'incendie — pour que les accidents apparussent.
Si Ton a dans l'esprit l'idée, comme c'était le cas il y a dix ans, que l'hystérie n'existe pour ainsi dire pas chez l'homme, on attribuera à peu près invinciblement tous ces phénomènes à l'alcoolisme. L'hémianesthésie sera alcoolique, et quant aux crises, on les rapportera probablement à Tépilepsie alcooUque. Il est inutile de faire ressortir combien, dans le cas [présent, une sem* blable interprétation serait erronée.
En résumé. Messieurs, je crois qu'un bon nombre des observations d'hémianesthésie alcoolique avec ou sans hémichorée (car il y a parfois tremblement unilatéral) citées par les auteurs^ sont des observations d'hystérie chez des alcooliques. Nous sommes ainsi conduits à poser la question que voici : « Existe-t-il une hémianesthésie alcoolique? » et à y répondre ainsi qu'il suit : « Cela n'est pas encore démontré. »