‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 38 sur 95 · ÉVOLUTION DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION DE LA MALADIE

pea à peu daoa la tituatton d'une personne ordinaire. A-l-elIe conservé sa sug^ostibllilc? c'est ce que nous ne pouvons savoir. En tous cas, il va peut-clro lieu d'espérer que la ^uêrison se fora ainsi : elle s'instruira d'elle-même peu à peu dans l'étal B, qui finira par prendre complètenient la place de l'état normal.

Quoi <iu'il on soit, voici les passages les plus intéressants de celte lettre, où elle montre, on outre, par des souvenirs adresses à diverses personnes, qu'elle a gardé une parfaite émoire de &on passage à l'hospice et des gens qu'elle y a ncontrés.

,lo Bai$ ^ peu près compter; je fais des factures assez

lonj^ues. Quelquefois il y a des erreurs, mais j'en fais aussi

As&ns. Je ne suis donc plu^ tout h fnit si bète. J'ai hu, en ma-

r*iêi*cde rien et sans le moiilrer ii qui quo ce soit, apprendre

t'onnaiiro bien des choses qui me serablaient étraiii^es. C'est

lejc luc cachais, ici. lorsque j'ignorais quelque chose. Ne

mprenant rien à ma maladie, les gens no voulaient pas

oiru, lursque je disais que je ne savais pas. Cent de là que

i\ pria le parti de foire celle qui était au courant de tout.

CRt que je ne ^uis pas béte, val Je tne suis réi*ei//ée une

15 pendant deux heures. Ça, ça m'est égal, j'aime autant

stersomnambule. D'abord, si je revenais dans l'autre état.

tu ne serais plus ma sœur, et puis bien d'autres choses encore

Cl^^i cliangeraienl. Ainsi, la dernière fois, k ce qu'il parait que

)o ne savais pas que Louis (un de ses p:irenU tuort pendant

U^'etlç était f^n étut U) était mort et que jo ne connaissais pas

*« pftit Louis [ic flta de ce dernier, né dana les taôint'S con-

dition$). Tu avoueras que ça semble drôle à ceux qui m'en-

tourenl. Sais-tu ce qu'ils disent? Que u'est la mémoire qui me

Ij^it défaut h certains moments. J ai beau leur dire que j'en ai

alitant qu'eux (I), ils no veulent pas me croire, linlin, je me

trouve bien comme je suis... etc.. •

On croirait entendre parler Kéîida en lisant colle lettre, Oiaia Félida en état prime, puisque sa mémoire était entière

(I) La malheureuse enfant aborde ici, sans s'en douter, la diffi-

^''e question de la participation de U mémoire dans la constitution ^* la personnalité. Klle n'a pas, dans sa naïveté, mieux Ironvè à la '**oudre qne tant d'autres dans leur hante science Fille a raison ^*tos, dans ce qu'elle rlit ; maïs ses parents on! raison aussi.

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