‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 5 sur 95 · MÉTHODE ANATOUO-CLI!<[0DB · texte numérisé non relu

MÉTHODE ANATOUO-CLI!<[0DB

observés pendant la vie. La confrontation est parfaite à tous égards et peut se passer de commentaires, la relation de cause à effet facile à établir et conforme do tous points à nos connaissances sur le rôle des centres moteurs : Un agglomérat tuberculeux se forme, au niveau do la région paraccntrale, constitué par la confluence do granulations primitivement situées dans l'épaisseur de la pic-mère. Cet agglomérat étroitement localisé aboutit ainsi à la constitution d'une tumeur volumineuse qui détruit superficiellemont, en la comprimant, la substance des circonvolutions paracentrales. Donc, par sa localisation, le tuberculome explique le début constant par la jambe gauche des phénomènes convulsifs et leur limitation à ce membre et, par sa situation méningée, la persistance de ces phénomènes jusqu'à la mort ainsi que l'apparition tardive d'une monoparésie crurale.

Tel est, en résumé, le cas que je voulais étudier avec vous ; outre l'intérêt qu'il présente on lui-même, il vient apporter, en raison de la régularité de l'observation clinique et de la limitation étroite de Tunique lésion nécroscopique, un appoint fort sérieux à la doctrine de la localisation cérébrale des mouvements du membre inférieur au niveau do la région du lobule paracentral.

De l'influence des excitations sensitives et sensorielles dans les phases cataleptique et somnambulique du grand hypnotisme (I].

Au coure de recherches sur rinfluence des impressions sensitiveB et sensoricllos dans lo dcliro do la troisiômo période deTaitaque hystérique (voir plus loin,n'XXVI), nous avons eu roccasion de faire quelques observations dans le même ordre d'idées pendant Tliypnose. Ce sont les résultats do ces observations que nous oonsitrnons ici, sans en tirer d'autres conclusions que celles qu'elles comportent naturellement, nous réservant d'y revenir dans un travail en préparation sur le délire hyslériquo (voir plus loin, n^ XXVIIII.

Disons une fois pour toutes, avant do commencer, que nous avons fait usage, pour ces observations, uniquement de sujets présentant ce qu'im appelle lo f^rand hypnotisme, avec ses trois périodes bien délimitées, léthar^'-ie^ catalepsie et somnambulisme, caractérisées chacune par les signes somiitiques et physiques qui permettent d'écarter toute idée de supercherie ou (le simulation. Il n'est pas inutile non plus d'ajouter que nous avons lait nos recherches en nous mettant dans les meilleures conditions pour éviter toute suggestion inconsciemment fournie au sujet par nous ou les autres malades. Nous étions seuls avec la malade dans une

(!) Par Georges Guinoii cl .Soplne Wollko (tl'O-lcssai. Co travail a été pubUû dans la youvelle Iconographie de la Saiprftrière. 1891, n» 1 (G. G).

LÉTHARGtB.

ohambro, ne prononçant pas une parolo à moins de nécessite absolue, et dans ce cas communiquant entre nous tout bas, à Taide do la langue allemande, inconnue de nos trois malades.

Les trois sujets sur lesquels nous avons expérimenté sont des femmes hystériques du service do M. le professeur Charcot, que notre maître a bien souvent, depuis plusieurs années, montrées dans ses leçons cliniques au point do vue des phénomènes du grand hypnotisme. Nous passerons sous silence, nous contentant do la dire en quelques mots, l'histoire clinique de chacune d'elles, fort chargée en général en ce qui concerne les divers occidenis ou manifestations do Thystorio.

La première de nos malades est une nomraoo W... qui est à la Sftlpètricro, dans le service de M. Charcot, depuis plus de dix ans. C'est une grande hystérique, avec grandes attaques à trois périodes, attaques de contracture, et portant tous les 8tig:niates de la névrose, rétrécissement du champ visuel aveo dyschromiitopsiff. hëmiancsthésio sonsitivo-sensoriolle, pointa hystêrogènes. Elle présente de plus, à un degré très accentué, les diverses manifestations du grand hypnotisme. Son nom revient h chaque instant dans les divers travaux do M. Charcot et de ses élèves sur rhystérie et sur l'hypnotisme.

Le 2'? mars ISOU, nous hypnotisons celte malade par la fixalion d'un objet brillant et elle tombe en léthargie. Pendant cette période, les diverses excitations que nous faisons porter sur les sens du toucher, de Touie, do Todorat et du goût restent sans aucun résultat appréciable. Nous n'avons pu tenter d'impressionner Torçane visuel, car chez elle l'occiusion des yeux est complète pendant la léthargie.

En soulevant les paupières, nous produisons la catalepsie. et après nous être assurés que cette phase présentait bien légitimement ses caractères distinctifs, nous plaçons un verre

Uf/M devant les yeux do la malade. Immédiatement nous ni voyons esquisser un léger sourire et sa face prend Texpression du plaisir et de la joie. Il ne se produit auoua mouvement des membres.

V'e/ re bleu. — Elle fronce les sourcils et sa physioaotnio déotele tristesse.

Vcrip jaune. — Elle donne tous les signes d'une grande frayeur.

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