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Les matières fécales' sont jaunes et les urines foncées

Poids, 1,225.

18. La teinte jaune a presque complètement disparu. L’enfant prend très-peu de lait. Râles crépitants dans les deux poumons.

Poids, 1080.

20. Muguet buccal, plaques ptérygoïdiennes, strabisme divergent ; les extrémités sont très-violacées, érosions au pourtour de l’anus,

induration des téguments. Des matières noires sont rendues par le nez en grande quantité. — La mort a lieu à deux heures après midi.

L’autopsie est faite le 21.

Poids, lk,010.

L’extrémité inférieure du fémur ne porte aucune trace du point d’ossification.

Œdème considérable de la piemère. Sur l’hémisphère gauche, en arrière de la circonvolution pariétale ascendante, on voit, sous les méninges, une collection d’un liquide rouge brun contenu dans une sorte de dépression infundibuliforme, dans le fond de laquelle la substance cérébrale, d’un jaune un peu verdâtre, est superficiellement ramollie et se détache sous l’action d’un filet d’eau.

Autour de ce foyer la teinte est rosée. A l’aide d’une coupe perpendiculaire à l’axe de l’hémisphère, on voit la lésion pénétrer comme un coin dans sa profondeur, jusqu’à 1 centimètre environ de la surface du ventricule. A la périphérie, elle s’étale sur quelques circonvolutions , mais très-superfi-

ANATOMIE PATHOLOGIQUE, lions, et même sur le noyau lenticulaire du corps strié. Mais, dans le premier cas, les plaques périphériques n’étaient pas isolées ; une traînée de tissu altéré les reliait à d’autres qui occupaient le pourtour du ventricule. Quand l’altération porte sur les circonvolutions ou le corps strié, les parties stéatosées, avant de se ramollir, ont une coloration légèrement ocreuse, et leur consistance est peut-être augmentée. Il arrive alors que la bouillie centrale, au lieu d’être laiteuse, est légèrement teintée de brun, sans doute par son mélange à du sang, ou tout au moins à de l’hémoglobine.

Le volume des foyers de ramollissement est en général peu considérable ; et les plus étendus que j’aie observés à la périphérie des ventricules auraient à peine pu loger un noyau de cerise. Dans quelques circonstances spéciales qui

ciellement. A la partie interne de l’hémisphère droit, à l’extrémité de la circonvolution pariétale ascendante, on trouve une plaque jaune au niveau de laquelle les méninges sont un peu épaissies et opalines.

Elle pénètre assez profondément et limite un foyer rempli par une matière brunâtre, molle, avec des points opaques jaunes. A la région inférieure et antérieure du lobe frontal, on voit une plaque jaune très-superficielle.

Cette matière altérée de l’encéphale est constituée par des amas de corps granuleux et de petits noyaux.

Les vaisseaux sont congestionnés, mais ne présentent aucune autre altération.

Les poumons sont œdémateux et présentent une induration pneumo-

nique dé leurs régions déclives.

Le foie est congestionné et trèsictérique.

11 y a un infarctus uralique trèsabondant des pyramides des reins.

Les tubes rénaux, surtout ceux des pyramides , contiennent une substance amorphe, jaune souci, trèsréfringente, que l’on trouve presque toujours chez ces sujets. De plus, ils sont stéatosés à un degré moyen.

11 y a aussi un très-léger degré de stéatose cardiaque.

— Dans ce cas, d’ailleurs exceptionnel, on peut admettre, pour expliquer la stéatose très-étendue des circonvolutions, que l’œdème méningé n’y a pas été étranger; en isolant la picmère de la substance cérébrale, il a certainement diminué la nutrition de celte dernière.

seront examinées plus tard, je les ai vus envahir des espaces beaucoup plus étendus.

Outre les noyaux opaques à centre ramolli, on constate une stéatose diffuse interstitielle des hémisphères, le plus souvent très-accentuée. Et presque toujours, dans ces casN les vaisseaux sont congestionnés.

La seconde variété est le ramollissement rouge. La lésion Ramoiiissemont occupe les parties centrales ; aussi ne 1 aperçoit-on pas tout d’abord, mais on peut la soupçonner, à l’aspect du cerveau et à la sensation toute particulière qu’il donne lorsqu’on le touche. En effet, les circonvolutions sont aplaties, et l’on devine en les déprimant qu’elles forment comme une enveloppe solide autour d’une masse très-molle.

C’est à l’aide de coupes que l’on découvre les foyers de ramollissement. La matière cérébrale y est convertie en une pulpe violacée ou rougeâtre, au milieu de laquelle on distingue des points ou des tractus d’un noir foncé, assez durs, résistants, et qui ne sont autre chose que des vaisseaux remplis par du sang coagulé.

La substance qui entoure la lésion esttrès-congestionnée, et il n’est pas rare d’y trouver toutes les apparences d’une hémorrhagie capillaire ; ce qui est dû à de petits épanchements sanguins dans les gaines lymphatiques.

D’ordinaire, l’altération est symétrique et siège au centre siège, .des hémisphères cérébraux. Tantôt, les foyers très-circonscnts ne dépassent pas le volume d’une noisette ou d’une noix; d’autres fois, au contraire, le centre ovale tout entier est envahi. Habituellement la paroi ventriculaire est respectée, grâce à la résistance de Tépendyme ; mais si, comme je le crois, elle est rarement détruite pendant la vie, les manœuvres les plus indispensables à

l’extraction de l’encéphale et à son examen suffisent à la rompre (1).

(1) Chez le malade qui fait le sujet de l’observation suivante, l’autopsie ayant été faite avec le plus grand soin, il est probable que la rupture de la paroi ventriculaire avait eu lieu pendant la vie.

Ons. X LIX. — Œdème, épistaxis. — Ramollissement cérébral, pneumonie et apoplexie pulmonaire, infarctus uratique des reins.

Jean Deg., né le 15 octobre 1876, entré à l’infirmerie le 20. Le cordon ombilical est adhérent. 11 y a un œdème généralisé, très-accentué aux membres, surtout à droite. La coloration générale du tégument est roilge et les pieds sont violacés.

L’inspiration est profonde et s’accompagne d’une dépression sternale très-marquée. L’expiration est prolongée. Le mouvement respiratoire est affaibli, mais l’on ne perçoit aucun bruit anormal.

Poids, 1830.

Pouls, 100.

Respir. 22.

Dans la soirée il y a une épistaxis assez abondante.

La mort a lieu le 21, à 1 heure du matin.

L’autopsie est faite le même jour, à 10 heures.

Le point d’ossification de l’extrémité inférieure du fémur a à peine 2 millimètres de diamètre. — H y a de l’œdème des méninges. — A la région postérieure du ventricule latéral gauche, en arrière de la couche optique, l’épeudyme rompu laisse voir un foyer de ramollissement rouge

superficiel, autour duquel la substance cérébrale a l’aspect des parties saines, c’est-à-dire celui d’une crème prise, un peu jaune et transparente. Autour des ventricules il y a quelques foyers de stéatose. Quelques veines sont remplies par des caillots cruoriques qui paraissent récents.

Dans le ventricule droit, la lésion est beaucoup plus accentuée ; sa surface entière a une teinte carmin, et à sa partie postérieure une large ouverture donne accès dans un foyer de ramollissement qui occupe une grande partie du centre hémisphérique et s’étend en haut jusqu’aux circonvolutions. 11 est rempli par une matière très-fluide et sanguinolente. Comme à gauche, il y a de la stéatose périventriculaire.

Les bronches et la trachée contiennent un peu de sang fluide.

Le poumon droit est congestionné.

Son lobe supérieur présente un noyau d’hépatisation assez étendu. Au sommet du lobe inférieur le parenchyme est induré, noirâtre, luisant, et fait saillie sur la tranche. — Le poumon gauche est sain.

Le foie, rouge brun, est gorgé de sang; et après l’écoulement de celuici, il apparaît avec une teinte vert * bronze.

11 y a de l’infarctus uratique des reins, sans stéatose.

Le sang qui, durant la vie, s est échappé par les narines, venait trèsprobablement du foyer apoplectique constaté au niveau du lobe inférieur du poumon droit.

Je n’ai constaté le 'ramollissement du noyau optostrié que deux fois. Dans un de ces cas, le corps strié et la couche optique du côté droit étaient ramollis dans Loule leur étendue; à gauche, le premier seul avait perdu sa consistance. Les veines étaient obstruées par des caillots. Cette oblitération existait aussi chez un autre malade, dont le corps strié présentait en avant une dépression arrondie de la largeur d’une pièce d’un franc. Cette lésion était ancienne d’après l’état de la veine, et elle n’offrait plus les caractères que j’ai assignés au ramollissement rouge; toutefois, l’origine très-probable de cette altération, à savoir l’obstruction vasculaire, m’a fait penser qu’il s’agissait là d’un ramollissement identique à celui que je décris et qui succède, comme nous allons le voir, à la thrombose veineuse. — Dans un seul cas la protubérance était atteinte; le foyer, qui avait le volume d’un noyau de cerise, se voyait à un millimètre de la surface. Une fois, le lobe gauche du cervelet donnait la sensation d’une vessie incomplètement remplie de liquide, et sa substance médullaire était réduite en une masse floconneuse un peu rosée.

L’examen histologique des parties altérées y fait découvrir beaucoup d’hématies et des corps granuleux; mais ceuxci ne sont pas en général plus nombreux que dans les cas où il existe de la stéatose cérébrale diffuse de moyenne intensité. Si nous ajoutons que l’élément aqueux est ici beaucoup plus abondant que dans la substance saine, nous en aurons fini avec l’étude des lésions de la pulpe nerveuse dans le ramollissement rouge.

Mais a cela ne se bornent pas les renseignements que nous fournit l’anatomie pathologique sur l’état de l’encéphale et de ses annexes; elle nous fait connaître une série d’autres

ANATOMIE PATHOLOGIQUE, altérations, intimement liées aux précédentes et sans lesquelles on ne saurait comprendre leur développement.

Thrombose La pl us commune de toutes, car elle existe dans la pluies veines de . .

l’encophaie. part des cas, est une thrombose du système veineux encéphalique (*). C’est elle qui va tout d’abord nous occuper. Les canaux le plus fréquemment affectés sont les sinus, puis les grosses veines de la convexité des hémisphères qui viennent s’y aboucher le long de la grande scissure, les veines de Galien, celles des corps striés et des plexus choroïdes.

Les caillots des sinus sont d’un rouge brun presque noir, avec des taches d’étendue variable, d’un gris plus ou moins clair. Quand on y pratique des coupes ou qu’on les dilacère, on voit qu’en général ils ne sont pas homogènes dans toute leur épaisseur, étant formés de couches d’àges différents, d’épaisseur variable, et constituées par des éléments divers. Celles du centre sont les plus anciennes, comme l’indiquent leur friabilité et leur mollesse plus grandes.

Les coagulations des veines sont habituellement plus noires ou plus rosées, plus élastiques et plus résistantes que celles des sinus, ce qui indique une formation plus récente. Il n’est même pas rare de trouver, dans les dernières ramifications, des filaments qui ne remplissent que très-imparfaitement la cavité des vaisseaux, et qui datent des derniers instants de la vie. — Les parois vasculaires ont été constamment trouvées saines.

Chez un de mes malades, j’ai observé une matière d’un jaune ocreux autour de la veine du corps strié et de plusieurs de ses rameaux, dont les parois étaient flétries et entourées par les restes d’un caillot très-ancien, comme le prouvait l’existence de nombreux cristaux d’hêmatoïdine dans les parties teintées.

(*) Voy. planche T, fig. A.

Cette thrombose des gros troncs veineux et la congestion qui en résulte dans les réseaux du voisinage peuvent être les seules lésions observées dans ces cas ; mais il n’en est pas toujours ainsi, et parmi les veines obstruées, les plus volumineuses sont souvent entourées par un exsudât gris jaunâtre qui les masque sur un grand nombre de points. Et cela tout aussi bien, quoique plus rarement, autour des plexus choroïdes qu’à la périphérie des veines pie-mériennes. Cet exsudât est sous-arachnoïdien, il a une teinte jaune blanc ou jaune verdâtre, il infiltre les mailles de la pie-mère et y forme des plaques opaques, d’étendue variable. Là où il existe, on dépouille très-aisément les circonvolutions de leurs méninges, sans enlever la plus petite parcelle de substance cérébrale. Il est constitué par des leucocytes non altérés, et par quelques granulations protéiques.

Dans la plupart des cas de ramollissement ronge, il y a de la stéatose encéphalique, qui parfois est assez considérable pour se présenter sous forme de plaques. Alors les deux sortes de ramollissement peuvent se trouver réunies sur le même malade.

Sur la pathogénie du ramollissement blanc, j’ai peu de chose à vous dire, puisqu’il n’est en quelque sorte que l’une des terminaisons de la stéatose encéphalique dont je vous ai longuement parlé. Les parties stéatosées, comme tous les produits de même espèce, se ramollissent à leur centre, c’està-dire dans le point le plus anciennement privé de vie.

Est-il possible de donner du ramollissement rouge une explication aussi satisfaisante? — Je viens de vous dire qu’il s accompagne de 1 obstruction, par des caillots sanguins, de certaines veines de l’encéphale et des sinus de la dure-mère.

Oi , dans un encephale naturellement mou, comme l’est

Pathogénie du ramollissement de l’encéphale.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE, celui des nouveau-nés, la circulation veineuse d’une région étant enrayée, il est très-probable que les capillaires, distendus par le sang qui vient des artères, laissent d’abord passer du sérum qui imbibe la substance nerveuse et diminue sa consistance; puis, des ruptures venant à se produire sur quelques points de ces vaisseaux, mal protégés par une matière sans cohésion, il se fait tout autour un épanchement sanguin qui achève de dissocier la trame nerveuse.

Si le ramollissement rouge se montre surtout dans les centres hémisphériques, et d’une manière exceptionnelle dans les autres points; si d’ordinaire il laisse intacts les circonvolutions et le noyau opto-strié, c’est que la substance médullaire est, au moment delà naissance, la moins parfaite, la plus molle, et qu’elle subit plus tôt que dans toute autre partie les altérations nutritives qu’engendrent les troubles circulatoires. C’est donc par la thrombose consécutive à l’altération du sang que le ramollissement rouge se rattache à l’Athrepsie (obs L) ; comme s’y rattache, par la stéatose de la névroglie, le ramollissement blanc.

Ces deux modalités pathologiques de l’encéphale restent également silencieuses durant la vie ; aussi ne peut-on les dia-

(1) Voici une observation où cette relation est mise en évidence :

Obs. L. — Diarrhée, vomissements, muguet, ulcérations cutanées. — Thrombose des sinus et des veines de l’ encéphale , ramollissement cérébral, pneumonie.

Edouard J., né le 2G janvier 1875, est admis à l’infirmerie le 17 février.

11 a de la diarrhée et vomit. Ses yeux sont légèrement excavés. On voit quelques amas de muguet sur sa

langue, et une ulcération sur l’un des talons.

Poids, 3125.

Pouls, 132.

18. — La diarrhée, jaune les jours précédents, est devenue verte.

Poids, 3053.

[9. On trouve dans l’urine obtenue par le catéthérisme des moules de tubules remplis de granulations graisseuses et de l’albumine. — La

LÉSIONS DE L’ENCÉPHALE, gnostiquer. Ce n’est pas là, d’ailleurs, un caractère qui leur soit propre. Presque toutes les lésions des centres nerveux,

diarrhée est verte, le lait est rejeté aussitôt après son ingestion. L’amaigrissement est très-marqué.

Poids, 3016.

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