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ALTÉRATIONS DE L’URINE

C’est, à l’urochrome que sont, dues les modifications de la couleur. L’indigose n’affecte aucun rapport avec le degré de la coloration. Pour apprécier la quantité de ces deux substances, il faut ajouter à l’urine de l’acide azotique, lentement et en grande quantité. L’excès d’urochrome se marque par une teinte rose, et Pindigose par une coloration bleue.

Leur réunion donne du violet.

Il est peu d’urines dans l’Athrepsie qui ne présentent l’une de ces colorations. Celle que l’on constate le plus souvent est le violet. Parfois elle est tellement accusée, qu’elle donne au liquide une teinte bleu sombre que celui-ci communique à un volume d’éther égal au sien.

L’indigose est presque toujours un indice de diarrhée. En dehors de cette circonstance, elle se montre dans les cas rapides et dans ceux à marche lente, lorsqu’il survient des pertes de poids considérables.

L’urine des enfants athrepsiés contient fréquemment Albumine, de l’albumine, et l’on peut dire que chez le nouveau-né l’albuminurie est un indice à peu près certain de l’existence de l’Athrepsie, que celle-ci soit primitive ou secondaire.

Elle se montre d’emblée dans la forme aiguë et augmente jusqu’au jour de lamort. Quandla marche estchronique, elle n’apparaît qu’au moment où l’amaigrissement devient trèssensible, l’alimentation étant à peu près nulle. Mais, contrairement à ce qui a lieu dans les cas rapides, elle décroît aux approches de la mort, comme si l’organisme n’avait plus rien à perdre. Les matières albuminoïdes sont en effet très-amoindries et suffisent à peine aux quelques échanges organiques qui s accomplissent encore. — L’albumine existe même dans les cas qui doivent guérir, mais alors son apparition est irrégulière et sa quantité très-minime.

Sucre

Résumd.

SYMPTOMATOLOGIE.

Le plus souvent, les complications aiguës la font apparaître ou augmentent sa proportion. Avec elle ou trouve habituellement des cylindres.

Lorsque l’albuminurie est très-abondante et se montre dès le début, on constate une stéatose rénale assez prononcée.

L’urine des athrepsiés contient du sucre dans plus d’un tiers des cas, mais en petite quantité, et il n’est pas probable qu’il y en ait plus de °2 à 4 grammes par litre. La glycosurie est plus fréquente quand le mal est aigu que lorsqu’il a une marche lente. Chez les malades de cette dernière catégorie, elle est très-irrégulière et ne peut fournir aucun renseignement sur l’issue, car on la constate tout aussi bien lorsque celle-ci est favorable que dans les cas mortels.

Toutes les fois que l’autopsie a été faite, on a vu que la glycosurie coïncidait avec une stéatose des deux substances du rein.

L’Athrepsie détermine une augmentation énorme des chlorures et des phosphates. Il y a en moyenne par litre 3sr,09 des premiers et 2gr,24 des seconds, c’est-à-dire à peu près le triple ou le double des chiffres physiologiques.

Jusqu’ici et pour plus de clarté, je vous ai fait connaître d’une manière successive et un par un les caractères de l’urine dans l’Athrepsie. Maintenant que vous les connaissez tous, je vais vous les présenter en groupes, afin que vous saisissiez mieux leurs rapports et leur importance clinique.

Quand la maladie est aiguë, l’urine est toujours d’un jaune assez foncé; son odeur est fade ou urineuse, sa densité élevée (1010 environ) ; sa quantité, notablement diminuée, l’émission matinale ne dépassant pas 5 centimètres cubes, et n’atteignant même pas toujours ce chiffre. Elle est toujours louche et opalescente, sédimenteuse. Le dépôt

ALTÉRATIONS DE L’URINE, est souvent formé par des cylindres, des cellules détachées des voies urinaires, par de la graisse, des urates pulvérulents, de l’acide urique, du pigment et du mucus. Sa réaction est très-acide. L’urée s’élève à 9-l,3 par litre et à 3^, 64. par kilogramme. L’acide urique est en grand excès. A l’aide de réactifs, on y provoque aisément des teintes variées à cause de la présence de l’urochrome et de l’indigose. L’albumine ne manque presque jamais et est en quantité parfois considérable. Le sucre est presque constant, les chlorures et les phosphates très-abondants. A l’approche de la mort, toutes ces particularités s’accentuent.

Dans la forme chronique, durant la période gastro-intestinale, la couleur est jaune verdâtre pâle ou citron clair, l’odeur est faiblement urineuse. En moyenne la quantité est de 8 à 10 centimètres cubes. La transparence est habituelle, les sédiments rares, la réaction faiblement acide, la proportion d’urée peu élevée, 5sr,47 par litre, et 2=r,23 par kilogramme. L’augmentation de l’acide urique est souvent insignifiante. L’urochrome et l’indigose sont assez abondants. L’albumine et le sucre sont rares. — Durant la période hématique, l’urine se présente avec les caractères qu’elle a dans la forme aiguë.

aspiration.

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