‹ Clinique des nouveau-nésChapitre 35 sur 127 · ALTÉRATIONS DE L’URINE. U · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS DE L’URINE. U

meme dès le début, si les pertes journalières sont considérables, la température élevée, la respiration et le pouls fréquents, tandis qu’elle est à peine marquée chez les malades qui guérissent.

La proportion de l’urée a été évaluée non par vingt-quatre unso. heures, ce qui, vous le savez, est impossible à l’âge qui nous occupe, mais par litre et par kilogramme d’enfant. En sorte que les chiffres que je vais vous faire connaître n’ont rien d’absolu; mais au point de vue pratique où je me place, ils sont suffisamment rapprochés de la réalité.

Quelles qu e soient la forme et la marche des accidents, l’urée est toujours augmentée dans une proportion qui peut aller jusqu’au quintuple de sa quantité normale ; et les minima dépassent constamment les maxima les plus élevés de l’état de santé. — En effet, si vous vous reportez à ce queje vous ai dit de burine des nouveau-nés en santé, vous verrez que pour des poids moyens de 3gr,850 et chez des individus de un à trente jours, on trouve en général 3gr,03 par litre et 0gr,80 par kilogramme d’enfant. Or dans l’Athrepsie, le minimum, pour les cas que nous avons étudiés, a été de 3gr,63 par litre et de 1er, 22 par kilogramme; tandis que le maximum atteint les chiffres de 16gyl9 par litre et de 5gr,89 par kilogramme

On peut admettre, comme quantités moyennes, 8gr,49 par litre et 3gl',20 par kilogramme. — D’où il résulte que dans cette maladie, la quantité de l’urée est trois fois plus forte qu’à l’état physiologique.

Les proportions les plus considérables appartiennent aux cas aigus, qui fournissent les chiffres de 9gr,32 et 3gl',64, tandis que ceux à marche lente donnent seulement 7gr,67 et 2gr,76. Les premiers présentent aussi la plus grande uniformité, tandis que dans les autres les oscillations sont

SYMPTOMATOLOGIE.

Acide urique ; ura tes.

Matières colorantes.

parfois assez marquées. — Il est une circonstance qui, dans les cas chroniques, détermine une excrétion d’urée égale et même supérieure à la moyenne des faits à marche rapide, et cela pendant un temps assez long : c’est lorsqu’il y a des pertes de poids très-notables et une élévation constante de la température, bien que le mal ait une longue durée, chez des nouveau-nés âgés au moins de trois ou quatre semaines et pourvus d’embonpoint. Dans une observation de cette espèce, durant les treize premiers jours, l’urée a oscillé de llgr,59 à 16sr,19 par litre, et de 4gr,31 à 5gr,16 par kilogrammes, donnant pour ce temps une quantité moyenne de 13gr,86 par litre, et de 4sr,83 par kilogramme.

L’urée augmente à mesure que la maladie progresse. Ses relations avec la température sont très-nettes. Toutes les fois que l’état thermique dépasse notablement les limites physiologiques, sa proportion s’élève.

Normalement l’acide urique et les urates sont très-peu abondants et souvent à peine appréciables. Leur proportion s’élève d’une manière sensible chez les athrepsiés, et cela dès le début, du moins dans la forme aiguë, où l'on peut . observer tous les degrés, depuis le diaphragme visible seulement par transparence jusqu’aux dépôts secondaires d’urate de soude à l’état pulvérulent. — Quand la marche est lente, ces principes s’élèvent à peine au-dessus de la moyenne physiologique, excepté vers la fin, lorsque les accidents se précipitent. — Les malades dont le poids s’abaisse chaque jour d’une manière considérable sont ceux dont l’urine contient le plus d’acide urique. Les quantités maxima de ce sel coïncident aussi, d’une part avec les températures supérieures à la moyenne et, de l’autre, avec celles qui tombent notablement au-dessous.

J’arrive aux matières colorantes.

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