‹ Clinique des nouveau-nésChapitre 45 sur 127 · Toux et dyspnée · texte numérisé non relu

Toux et dyspnée

Poids, 3085.

m ( ax. 37,9.

[ rect. 38.

Ui. — Poids, 2900.

ax. 38,7.

rect. 38,6.

17. — L’enfant ne prend plus de lait et crie sans cesse ; diarrhée verte; érysipèle à la partie supérieure du dos; deux plaques rouges sur la jambe droite.

T ( ax. 38,5.

( rect. 38,4.

18. — L’érysipèle s’est étendu jusqu’à la nuque et jusqu’aux cartilages costaux, à gauche; à droite, jusqu’à la ligne axillaire. Rougeur sur les genoux.

Poids, 2810.

ax. 37,6.

rect. 37,8.

19. — L’érysipèle a envahi le cou et toute la région postérieure du tronc. Plaques ptérygoïdiennes.

Teinte subictérique ; cri étouffé; alimentation nulle.

Poids, 2890.

m ) ax. 39.

> rect. 38,9.

La mort a lieu à 7 heures du soir.

Au moment de I’autopsie, poids, 2865. Ramollissement cadavérique de la plupart des viscères. — Les régions atteintes par l’érysipèle sont très-œdémateuses. Congestion des parties déclives des deux poumons.

Teinte jaune du foie.

Obs. XL — Athrepsie. — Congestion viscérale.

Eugène Man., né le 10 décembre 1 868, est apporté à l’infirmerie le 15, dans un état de cyanose avancée. Les pupilles sont contractées et les battements du cœur à peine perceptibles.

Les températures rectale et axillaire ayant été prises simultanément, dans les derniers instants de la vie, ont fourni les résultats suivants :

Temp.

Temp.

rectale.

axillaire.

Mort marquée par

la dilatation

pupillaire.

Autopsie. — L’enfant n’est pas à terme. 11 y a une congestion trèsmarquée de tous les viscères.

Poids

SYMPTOMATOLOGIE.

Lorsque chez un individu lu déchéance de la nutrition est produite expérimentalement, il est facile de suivre sa marche et d’en étudier les détails, comme l’a fait Chossat. Cliniquement, son observation est plus difficile, et jusqu’ici elle a été peu étudiée. Toutefois, le travail de M. Bouchaud nous fournit là-dessus quelques documents intéressants.

Justement frappé de l’abaissement continu et considérable du poids, cet auteur l’a pris pour base d’une division de la maladie en quatre périodes.

Dans la lre ou latente l’enfant perd 1 / 1 0 de son poids.

— 2e ou d 'amaigris-

sement ~ J/0

— 3e ou d’ excitation — I /4

— 4e ou léthargique — 1 /3 —

Cela est simple et séduisant; et l’on comprend quel parti

l’on en pourrait tirer au point de vue du pronostic; mais la détermination des nombres sus-indiqués implique la connaissance préalable du poids du nouveau-né immédiatement avant le début du mal; or l’on n’est presque jamais appelé qu’au bout de deux ou trois jours, c’est-à-dire à un moment où les pertes sont déjà considérables. J’ajoute que l’état prospère ou chétif de l’enfant, son âge, lorsque les accidents éclatent, leur marche et bien d’autres circonstances j moins faciles à déterminer, influent considérablement sur les | pertes que nous révèle la balance , et les modifient à un si haut degré, qu’il ne nous semble pas possible de les prendre comme base de la division proposée par M. Bouchaud.

En négligeant quelques oscillations occasionnées par l’état de vacuité ou de plénitude de l’estomac, ou par une garderobe récente, l’on peut dire que le poids s’abaisse d'une manière continue, mais non toujours régulièrement. A de certains moments, les pertes son! considérables; à d’autres,

POIDS

elles sont, minimes, et presque toujours alors à peu près égales pour chaque période de vingt-quatre heures.

Habituellement, les enfants robustes sont ceux qui maigrissent le plus. Cette remarque, faite par M. Bouchaud (à) est confirmée par le tableau I, où j’ai rangé douze cas suivant l’ordre qu’assigne à chacun d’eux la perte moyenne subie par vingt-quatre heures, en commençant par les cas où elle a été le plus considérable. Les nombres 100 et 35 représentent les termes extrêmes; ils correspondent, le premier, à un poids initial de 2631 grammes, et le second à un poids de 1720 grammes. Un calcul très-simple montre que, pour ces douze malades, la perte moyenne est de 49 grammes, et qu’elle correspond à un poids initial de 2105 grammes.

Je vous rappelle, car c’est là un fait très-intéressant, qu’il existe un rapport des plus nets entre les modifications du poids et celles que subit simultanément la température. Dans la plupart des cas, lorsque celle-ci s’élève brusquement et d’une manière considérable, la balance accuse un déchet non moins marqué (obs. XII).

Obs. XII. — Muguet, pemphigus,

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