‹ Clinique des nouveau-nésChapitre 46 sur 127 · Depuis hier les gémissements · texte numérisé non relu

Depuis hier les gémissements

à la partie inférieure de l’abdomen,

sont continuels, la diarrhée est

aux aines, sur les cuisses et à la

verte et glaireuse.

face interne des bras.

Resp. 60.

Poids, 2385.

Poids, 1907.

(a) Loc. cil., p. 117.

SYMPTOMATOLOGIE.

Vious venez de voir que dans l’Aihrepsie confirmée le pouls, la respiration , la température et le poids sont soumis à un abaissement qui, sans être régulier, uniforme et simultané, doit être considéré comme constant.

Ainsi, dans cette maladie, les grandes fonctions s'accomplissent au-dessous du niveau normal et s’affaiblissent d’une manière continue jusqu’à la mort.

Pour rendre cette vérité plus saisissante, j’ai cru devoir la présenter graphiquement. Les courbes fonctionnelles (*) que, pour un même cas, j’ai à dessein groupées dans un seul

Tableau I. — Athrepsie sans complications.

MOYENNE PAB JOUR.

POIDS INITIAL

Perte de poids.

tô

Respiration.

Age an 1110m de la mort

Duree.

OBSERVATIONS

Jours.

Jours.

Embonpoint primitif.

Aucune trace du point

d'ossification fémoral.

Non à terme.

Moyenne. 2105

tableau, en donnantla forme des résultats énoncés plus haut,

Poids, 1860.

20. — La respiration es profonde, les aliments sont refusés, le cri est

éteint. Strabisme divergent. Roideur des membres.

Pouls, 1 24.

Resp. 61.

graphiques placés à la fin du volume.

(‘) Vov. les tracés

COMPLICATIONS

rendront votre conviction plus ferme sur ce point capital de la pathologie infantile.

Dans le cours de l’Athrepsie surviennent fréquemment des affections qui, n’appartenant pas à son cortège habituel, doivent être considérées comme des Complications. Sans en faire une étude détaillée, ce qui serait tout à fait inopportun, je dois vous indiquer brièvement les allures qu’elles affectent en ce cas, et rechercher en quoi elles modifient les symptômes et la marche de la maladie principale. Presque toutes elles sont dénaturé inflammatoire, et il n’en est pas de plus fréquente que la pneumonie.

Souvent celle-ci passe inaperçue pendant la vie, parce que les enfants toussant très-peu, on ne songe pas à les ausculter. La toux, en effet, est le seul symptôme qui puisse appeler l’attention sur les organes respiratoires ; car à cet âge il n’y a aucune manifestation douloureuse, et l’on ne peut tenir un grand compte de la dyspnée qui, vous le savez, survient bien souvent en dehors de toute complication thoracique. Cependant, lorsque la respiration devient fréquente et profonde prématurément, il faut ausculter le poumon, et souvent l’on y trouve la raison des accidents dyspnéiques. Tantôt, c’est simplement une absence du bruit normal dans

Complications.

Pneumonie.

Poids, 1795.

21. — Coma, pupilles très-contractées; la roideur des membres est Irès-prononcée , et les extrémités sont cyanosées.

Pouls, 116.

Resp. 40.

Poids, 1735.

La mort a lien à I heure du soir,

L’autopsie est faite le lendemain matin.

Poids, 1710.

I^e cerveau, le cœur et les reins sont stéatosés. On trouve des noyaux de pneumonie à la partie déclive du lobe inférieur gauche, dans la région correspondante du poumon droit et à son sommet.

Les tubules des pyramides rénales contiennent de l’urate de soude.

SY:\I PTOMATOLORIK.

une certaine étendue ; tantôt, ce sont des râles crépitants ou muqueux à timbre sec et sonore ; parfois enfin, c’est un véritable souffle avec retentissement du cri. Dans ce dernier cas, vous n’hésiterez pas à affirmer que le parenchyme pulmonaire est induré. Affirmez la même lésion lorsque vous ne constaterez que des râles, ou seulement l’absence du murmure physiologique; car l’expérience m’a appris que, dans le cours de l’Athrepsie, ces perturbations dépendent habituellement d’une induration pulmonaire de nature inflammatoire. Ce n’est que dans des cas très- exceptionnels, en effet, que l’atélectasie du parenchyme avec bronchite se traduit cliniquement, d’abord par des râles, puis par du souffle tubaire.

Après ce que je viens de vous dire de la difficulté que présente le diagnostic de la complication pneumonique, vous comprenez sans peine que, dans la plupart des cas, l’on ne puisse préciser l’époque de son apparition, et, partant, qu’il soit malaisé de dire comment elle modifie les divers symptômes précédemment étudiés. Chez un très-petit nombre de malades elle détermine une accélération respiratoire et une élévation thermique, mais seulement de quelques dixièmes au-dessus de la moyenne physiologique. Chez le plus grand nombre, elle laisse les choses en l’état créé par l’Athrepsie (obs. XIII). Je ne puis mieux le prouver qu’en

Obs. XIII. — Ictère, muguet, ulcérations buccales. — Stéatose cérébrale, pneumonie.

Angèle T., née le 8 avril 1875, allaitée au sein, entre à l’infirmerie le

19. La peau et les sclérotiques ont une leinte ictérique très-prononcée.

Sur la muqueuse de la cavité buccale, on voit du muguet et des plaques ptérvgoïdiennes.

Pouls, 1 64.

Poids, 1995.

Poids, 1966.

21. — L’ictère a une teinte plus foncée que le jour de l’entrée.

Poids, 1888.

COMPLICATIONS

vous présentant le tableau II, dressé comme le précédent,

Tableau II. — Athrepsie compliquée de pneumonie.

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