‹ Clinique des nouveau-nésChapitre 74 sur 127 · MUGUET DE L’ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

MUGUET DE L’ŒSOPHAGE

effet, surtout autour des vaisseaux, une abondance de noyaux tout à lait anormale.

encore; la tiini(|uc moyenne avait été détruite et la profonde était conservée en grande partie. Le plus grand nombre des champignons s’étaient développés dans la partie moyenne de la muqueuse. 11 y en avait peu dans la couche profonde. On voyait les filaments tubuleux traverser les diverses couches épithéliales, et pénétrer dans les ramifications vasculaires, où ils étaient entourés de corpuscules sanguins.

« Au début, dit M. Wagner, les champignons se développent sur la surface épithéliale sans en déprimer la paroi. Plus tard, ils repoussent celle-ci et finissent même peutêtre par la perforer; mais ces faits n’ont point encore été constatés.

Dans le tissu propre de la muqueuse, les filaments pénètrent à une grande profondeur, en ne suivant pas toujours les espaces interstitiels. Leur direction est perpendiculaire et ils refoulent même les parois des petits vaisseaux. ■ — Ni dans l’épithélium, ni dans le tissu propre de la muqueuse on ne trouve trace de pus. Il faut donc rejeter cette assertion émise par un certain nombre d’auteurs. Les vaisseaux sanguins situés dans la couche épithéliale, remplacée par des plaques de -muguet, offrent des sinuosités nombreuses et sont complètement remplis de globules rouges et blancs qui ont conservé leurs proportions numériques ordinaires. » Après avoir fait cette remarque, l’auteur ajoute : « /I priori, il

paraît naturel que le champignon du muguet, lorsqu’il se développe dans l’intérieur des vaisseaux, puisse amener la formation de processus pathologiques, tels que des thromboses ou des embolies.... Cette idée est confirmée par une observation du docteur Zenker, publiée dans le Journal de thérapeutique de Dresde en 1861-62. Ce médecin; à l’autopsie d’un homme qui avait succombé à une encéphalite généralisée, compliquée de muguet dans la bouche, le pharynx et l’œsophage, a trouvé dans le cerveau le champignon qui est l’expression anatomique du muguet. »

— Sans insister sur le manque de clarté des descriptions du professeur Wagner, non plus que sur la délimitation si peu nette, des régions occupées par le muguet , je ferai remarquer qu’il a complètement méconnu l’action irritante pourtant si remarquable du parasite, et la prolifération si active qu’il produit dans le tissu conjonctif des différentes t uniques de l’œsophage.

Pour ce qui est de la pénétration des éléments de la mucédinée dans les vaisseaux, en admettant qu’elle existe, bien que je n’aie pu la constater, j’ai de la peine à croire que les spores et les tubes du mycélium puissent être transportés par le torrent circulatoire, à travers le poumon, jusque dans l’encéphale. J’attends pour admettre le fait signalé par M. Zenker qu’il ait été confirmé par d’autres observateurs.

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