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lia mort a lieu à <8 heures" du soir

L’autopsie est faite le 7.

L’enfant est à terme.

Après avoir enlevé la calotte crânienne, on voit à gauche de la faux du cerveau, un peu au-dessus du sinus latéral, une masse triangulaire ayant 25 centimètres de long et 25 millimètres à sa hase. Elle semble lonnée par un réseau fibrineux Irèsicdémaleux. Autour d’elle il y a un

petit caillot sanguin el une néomembrane peu épaisse. On la sépare aisément de la dure-mère, qui est injectée à son niveau. La plus grande étendue de la faux du cerveau, le pressoir d’Hérophile et la portion la plus voisine des sinus qui s’y rendent, sont remplis par une matière puriforme jaune-verdâtre, au milieu de laquelle on trouve des fragments de caillots décolorés.

Toute la partie intra-crânienne du rocher droit est englobée dans un vaste foyer de pus jaunâtre, dont l’odeur est, sur un point, légèrement gangréneuse. L’os partout dénudé a une teinte gris-jaune, mate, bien différente de ('elle de l’autre rocher, qui est sain. Au niveau des cellules prémastoïdiennes où l’os est particulièrement malade, on pénètre très-aisément à l’aide d’une pointe dans l’oreille moyenne. Au-dessous de la dure-mère qui est très-alléréc, il y a de petites collections purulentes. — Le tympan tuméfié et friable est perforé, et la caisse est remplie par un pus très-visqueux. Extérieurement, l’os pétreux est altéré sur quelques points voisins de l’orifice externe.

A gauche, la membrane du tympan est entière, mais la caisse contient du pus.

PAIUIOT.

soi! comme maladie primitive, soit comme complication (1).

Je n’hésite pas à admettre que cernai puissegucFirsansqu’il en résulte des troubles notables de l’ouïe. Pendant qu’il existe, MM. Baréty et Renaut croient pouvoir conclure de quelques expériences, qu’il détermine une surdité momentanée; toutefois, sur cette question comme sur celle de l’influence des lésions de l’otite infantile, sur la production de la surdi-mutité , ils pensent que l’on doit rester dans le doute (2).

L’hémisphère gauche, dans la moitié postérieure de sa face convexe, qui correspond à la partie malade de la dure-mère, son bord supérieur et la partie voisine de saface interne, sont le siège d’une injection anormale, et l’on y voit des lambeaux pseudomembraneux.Sur la face inférieure du lobe occipital droit, on voit une plaque d’une matière concrète, jaune-verdâtre, dans laquelle sont enchâssés quelques petits caillots. Dans les points correspondants, la pie-mère et la substance cérébrale sont très-injectées, et comme œdémateuses.

Les deux ventricules latéraux sont dilatés et leurs régions sous-épendymaires ainsi que les plexus choroïdes, présentent une injection des plus nettes. Il y a de la stéatose périventriculaire. A la face supérieure du cervelet, la pie-mère et la substance nerveuse sont très-Congeslionnées.

(1) MM. Baréty et Renaut (a) disent à ce sujet, que la plupart des nouveau-nés atteints d’otite présentent

des traces profondes de dénutrition progressive : aussi, ajoutent-ils, nous pensons avec MM. Parrol et de Trôltsch que, d’une manière générale, cette affection est l’indice d’un appauvrissement intense de tout l’organisme, et que cette condition domine entièrement son étiologie.

(2) Dans un travail récent (b), le docteur Kutschoriaulz , de Tiflis , examine d’abord l’état de l’oreille moyenne chez le fœtus et le nouveau-né.

A quat re mois (de la vie intra-utérine),trois replis, parfaitement transparents, riches en vaisseaux, remplissent presque toute cette cavité , et circonscrivent un espace irrégulier fort petit, où l’on trouve un liquide clair, aqueux et légèrement gluant. A la fin du septième mois deux replis ont disparu, et l’espace plein de liquide a une plus grande importance. — Au moment de la naissance, la caisse est remplie par un liquide transparent

qui disparaît très-vite, puisqu apres

(a) Loc. cit., p. 388 et suiv.

[b) Kutschoriaulz, De l’inflammation de. l'oreille moyenne chez les nouveau-nés et les jeunes enfants ( Arckiv fur Ohrenheilkunde, t. X, p. 119 et suiv., et Annales des maladies de l'oreille et du larynx. P., 1876. T. II, p. 166).

LÉSIONS DE T/ENCÉP1IALE.

L’Athrepsie détermine, du côté de l’encéphale et de ses enveloppes, des lésions variées et d’une grande importance. Pour vous en faciliter l’étude, je vais vous donner un aperçu succinct des particularités, qu’à l’état physiologique , ce viscère présente chez le nouveau-né.

Trois tissus essentiels contribuent, comme vous le savez, à former la masse encéphalique : la substance nerveuse proprement dite, la névroglieetles vaisseaux. Or chez le nouveau-né, ils sont associés dans des proportions qui diffèrent grandement de celles que l’on trouve dans le cerveau de l’adulte, et leurs éléments se présentent dans des conditions tout à fait spéciales. .levais les examiner rapidement.

Les cellules nerveuses sont pâles, sans contours bien nets, et leur noyau nucléolé est, dans bien des points, le seul indice qui signale leur existence. — Les tubes nerveux sont excessivement rares; le plus souvent, l’on n’en distingue aucune trace dans les circonvolutions, non plus que dans les centres hémisphériques, eton ne les voit apparaître qu’au voisinage des ventricules.

Quant à la charpente de l’organe, que Ton considère

Lésions de l'encéphale.

L'encéphale à l’état normal.

Structure.

un jour, la cavité ne contient, que de l’air ou une très-petite quantité de mucus.

Les recherches anatomo-pathologiques avant porté non-seulemenl sur des nouveau-nés, niais aussi sur des entants de quelques mois, manquent de précision.

Sur 150 enfants entre six jours et nu mois, la caisse était remplie d’un pus jaune-verdâtre, parfois avec un peu de mucus et de sang; la muqueuse était d’un rouge sombre et la trompe, hyperhémiée, était oblitérée par I épaississement delà muqueuse.

Parfois môme il y avait perte de.

substance de la muqueuse de la caisse ainsi que de celle des osselets ou de la paroi osseuse de la caisse.

L’épithélium de la caisse disparait toujours. L’anlupsie révélait constamment, chez ces sujets, l’existence d’affections des organes respiratoires, digestifs, ou encore des lésions dit cerveau ou des méninges.

L’auteur se demande si l’on ne doit pas attribuer une certaine part dans ces processus inflammatoires à I air lancé dans la caisse pendant I acte de la respiration.

comme de nature conjonctive, la névroglie, elle est beaucoup plus abondante qu’aux autres périodes de la vie, puisque, dans la substance corticale, elle tient la plus grande partie de la place qui, plus tard, sera remplie par les tubes nerveux. Elle est, en outre, moins résistante, ce qui paraît devoir êLre rapporté à l’étatjeunedu réticulum proprement dit, plus granuleux et moins nettement fibrillaire que chez l’adulte (1).

Un fait qui doit être particulièrement signalé, c’est le nombre considérable des éléments de la névroglie, surtout dans la substance corticale des circonvolutions. On les voit diminuer notablement, à mesure qu’on s’en éloigne pour aller vers le centre. Ils se présentent sous la forme de cellules ou de noyaux constamment dépourvus de nucléole. — Les derniers, rarement ovalaires, presque toujours arrondis, sont enchâssés dans une substance granuleuse comme eux, mais plus claire, et dont quelques fragments restent adhérents à leur périphérie, quand on cherche à les isoler. — Les cellules se présentent sous divers aspects, dont il est assez difficile de déterminer la cause. Leurs dimensions sont très-variables : les unes se distinguent à peine de leurs noyaux, les autres s’en écartent beaucoup. Elles sont sphériques. Celles qui se présentent sous la figure d’ellipsoïdes résultent d’une déformation. Le noyau est habituellement central; quand il est excentrique, c’est que la forme sphérique n’a pu être conservée. 11 est arrondi, à contour net, finement granuleux et plus foncé que la substance qui l’entoure. Son volume varie, mais non proportionnellement a celui de la cellule, qui peut être petite avec un gros noyau, ou grosse avec

(1) Voyez Haycin, Etudes sue les diverses formes d'etlcéplutUle. (lhèses de 1808, n“ 1 24.)

LÉSIONS DE L’ENCÉPHALE, un petit noyau. Quant au mode suivant lequel il est enveloppé, quant à la nature de la substance qui lui forme une atmosphère propre, il est très-difficile de les déterminer. Beaucoup de cellules paraissent complètement hyalines; d’autres, au contraire, ont un contenu uniformément granuleux, et le noyau ne se distingue, pour ainsi dire, que par son contour et quelques granulations un peu plus foncées. Entre ces deux types extrêmes, on trouve un grand nombre d’intermédiaires. C’est ainsi qu’avec un noyau foncé, le contour peut être excessivement pâle et les granulations rares et fines. Quelquefois une partie seulement du contenu paraît granuleux, le reste est complètement hyalin. Ailleurs, le noyau est entouré d’une bande granuleuse qui rappelle la queue d’une comète.

Dans les parties centrales , on trouve des cellules présentant les divers types que je viens d’indiquer. Elles y sont entourées d’une matière granuleuse dont la quantité est beaucoup plus considérable qu'à la périphérie, où nous avons vu que dominaient les éléments figurés.

Les vaisseaux, difficiles à voir dans la substance corticale (ce qui pourrait faire croire à tort que leur nombre y est peu considérable), sont, au contraire, très-apparents dans la médullaire, où leur quantité et leur volume vont s’exagérant de la périphérie vers le centre. Leurs parois sont trèsténues et répondent, par leur délicatesse, à celle des parties qu’ils traversent.

On trouve encore normalement, dans l’encéphale du nouveau-né, de même que dans d’autres viscères, une certaine quantité de graisse, groupée dans l’atmosphère protoplasmique des noyaux de la nevroglie, ou elle tend à former des

Consistance et eoloi'iilion de l 'encéphale à l’état normal.

corps granuleux (a). CeLte graisse physiologique, a pour sièges de prédilection le corps calleux et la région sous-épendymaire des ventricules latéraux. Elle est très-peu abondante dans les centres hémisphériques, et l’on n’en trouve jamais dans les circonvolutions (1).

L’aspect général et la consistance de l’encéphale du nouveau-né, quand, après la mort, on l’examine dans les conditions les plus favorables à la conservation du type normal, sont très-difficiles à décrire, et pourtant il faut bien ici se contenter d’une description, car toute représentation est impossible. L’on ne peut rendre, en effet, par un dessin, la fermeté ou la mollesse plus ou moins prononcée d’un viscère, et l’on doit reconnaître qu’en cela rien ne peut suppléer le voir et le toucher. Malgré ces difficultés, j’espère que, sur ce point d’anatomie, vous trouverez dans ce qui va suivre une expression assez voisine de la vérité.

• Quand on prend pour terme de comparaison la consistance de l’encéphale d’un adulte, on est frappé de la mollesse de celui d’un nouveau-né. 11 se moule aisément aux vases dans lesquels on le place; — sur une surface plane, il s’étale. Les circonvolutions sont beaucoup moins nettement dessinées qu’à un âge plus avancé ; elles semblent mal arrêtées; quand on pose le viscère sur une table, elles s’effacent, et l’on dirait que le cerveau se déplisse. Les méninges, très-ténues et

délicates, n’adhèrent que très-faiblement à sa surface, et la plus faible traction suffit pour les en séparer. Il arrive même parfois, que l’on peut dépouiller tout un hémisphère de son

(1) .le n’insiste pas davantage sur ce point, ayant à y revenir dans le

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