chapitre où je traiterai de la pathogénie
(a) Voyez ma Note sur la stéatose viscérale que l’on observe à l'état physiologique riiez- quelques animaux. (Archives de physiologie norm. et patli , 1872, t. IV, p. ii. et Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 10 juillet 1871.)
LÉSIONS 'l>E L’ENCÉPHALE, enveloppe, sans détacher la moindre parcelle de substance nerveuse. Alors celle-ci se présente avec des teintes assez différentes. Tantôt elle est d’un blanc légèrement bleuâtre, d’autres fois un peu grise ou jaune; mais cette dernière, pour peu qu’elle soit accentuée, est l’indice d’un état morbide; elle est ictérique. La coloration est à peu près la meme à la surface et dans l’hémisphère, car les deux substances, si tranchées dans un cerveau parfait, sont ici confondues.
Au voisinage des ventricules latéraux, là où les vaisseaux sont le plus apparents, on note une teinte rosée. Sur des coupes, la pulpe nerveuse ne colle pas à la lame du couteau, comme le fait celle d’un cerveau d’adulte; elle est humide, brillante, très-friable, avec une certaine transparence, et l’on ne saurait mieux la comparer qu’à du lait fraîchement caillé, auquel on aurait donné préalablement une très-légère teinte de café. Lorsqu’on la prend dans la main et qu’on lui imprime quelques oscillations, on croirait tenir une masse gélatineuse ou de colle de pâte.
Ces caractères de l’encéphale des nouveau-nés s’accentuent chez les avortons, et d’une manière d’autant plus sensible que leur vie intra-utérine a été moins longue ; elles s’atténuent au contraire rapidement, à partir de la naissance, chez les enfants nés à terme. Les méninges deviennent plus adhérentes, lapulpeplus ferme, les circonvolutions plus saillantes, les anfractuosités plus profondes ; la coloration différente des deux substances se marque par une teinte violacée, dans celle qui sera plus tard la blanche, et la consistance de toute la masse augmente sensiblement.
Il est alors possible de saisir une ligne de démarcation entre la substance corticale et la médullaire. Celle-ci a une certaine transparence et laisse voir les vaisseaux à une profondeur de °2 à 3 millimètres; sa couleur, d’un rose violet.
est d’niiLaut plus foncée que les vaisseaux y sont plusinjectés et qu’on se rapproche davantage des parties centrales. On retrouve encore cette feinte au centre des circonvolutions, mais trôs-atténuée. Près des ventricules , apparaissent quelques tractus d’un blanc violacé, beaucoup plus solides que les parties voisines, et qui se présentent en faisceaux dans la couche optique, le corps strié et les pédoncules; ce sont des amas de tubes nerveux, qui augmentent rapidement avec l’âge et constituent la substance blanche des hémisphères. — Celle-ci, au lieu d’être dure et résistante, comme chez l’adulte, est encore molle et friable.
En résumé, l’encéphale du nouveau-né se distingue par une faible consistance ; par la pâleur de sa couche corticale, qui n’est pas toujours nettement distincte de la substance médullaire; par la couleur violacée, la transparence, la vascularisation et la friabilité de cette dernière.
Cet état, si particulier de l’encéphale des nouveau-nés, trouve son explication dans sa texture. On se rend compte du
défaut de consistance par le manque de tubes nerveux dans certaines régions et par leur rareté excessive dans d’autres ; par la multiplicité des éléments figurés, et par le peu de cohésion du tissu réticulaire qui, au lieu de les maintenir en place lorsqu’un ébranlement est communiqué au cerveau, leur permet de jouer en quelque sorte les uns sur les autres, grâce à leur forme sphérique et à l’élasticité dont ils semblent doués.
La transparence tientàce que les tubes à myéline, qui donnent, il la matière nerveuse son opacité, sont ici en nombre insignifiant, leur place étant occupée par des éléments figurés qu’entoure une matière finement granuleuse. La couche extérieure des circonvolutions est plus opaque, parce que le nombre des noyaux y est beaucoup plus grand, et que les es-
LÉSIONS DE L’ENCÉPHALE, paces hyalins, avec la substance granuleuse qui les entoure, sont plus rares. Enfin, la coloration si différente des deux substances est due à la congestion inégale que présentent les vaisseaux dans chacune d’elles : ce que je viens de vous dire s’applique surtout aux hémisphères cérébraux. Le cervelet, en etfet, est plus avancé dans son évolution; le mésocéphale l'est, à son tour, plus que le cervelet, enfin le bulbe et la moelle sont, de toutes les parties des centres nerveux, celles dont l’état est le plus voisin de celui qui sera définitif.
Stôalosc
allirepsique
Stàalosc ni noyaux