‹ Clinique des plaies d'armes a feuChapitre 10 sur 65 · ACCIDENTS RELATIFS A LA VITESSE DU PROJECTILE · texte numérisé non relu

ACCIDENTS RELATIFS A LA VITESSE DU PROJECTILE

On considère les coups de feu comme étant d'autant plus graves que la distance à laquelle ils ont été reçus se trouve plus rapprochée. Cette opinion ne nous paraît fondée qu'à demi, parce que l'ébranlement et les accidents proportionnés, il est vrai , à la vitesse du projectile , quand il traverse des milieux qui lui opposent une grande résistance, se développent en sens inverse de l'impulsion de ce dernier quand la résistance est faible. Je m'explique : qu'une balle animée d'une force d'impulsion de beaucoup supérieure à la résistance opposée par un os long, en atteigne la partie moyenne, elle le brisera en éclats , avec ébranlement et stupeur , en raison directe de sa vitesse , tandis que ses accidents seront en raison inverse de la rapidité de sa course quand, au lieu de tissus osseux, elle n'aura rencontré que des parties molles dont elle aura triomphé sans efforts , et alors le canal qu'elle s'est creusé est d'autant plus étroit qu'elle est animée d'une force d'impulsion plus grande.

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