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DES PLAIES DU COEUR

Des faits authentiques témoignent contre l'opinion long-temps accréditée, que les lésions du cœur sont essentiellement mortelles.

A. Paré, Saviard, Courtial, Lerouge, Dupuytren, citent des exemples de perforation de cet organe qui n'ont pas été suivis de mort instantanée, et, dans quelques cas même, la mort a été pour ainsi dire indépendante de la blessure. On signale d'ailleurs un grand nombre de guérisons obtenues chez des hommes qui avaient offert tous les signes qui traduisent cette lésion, tels que dyspnée , anxiété extrême, lipothymie , douleur derrière le sternum, pâleur générale, petitesse et irrégularité du pouls, sueurs froides, et de plus les signes des épanchements, soit dans le péricarde, soit dans les pièvres, joints aux

conjectures que l'on peut tirer de la situation de la direction de la plaie faite par larme , et de la profondeur à laquelle celle-ci a pu pénétrer.

On sait que Latour trouva chez un militaire mort six ans après avoir été blessé, une balle chatonnée dans le ventricule droit près de la pointe de l'organe, recouverte en partie par le péricarde, et appuyée sur le septum médium.

Des animaux tués à la chasse ont présenté des balles fixées depuis long-temps dans l'épaisseur de ce muscle creux.

D'après sa position, le ventricule droit est sans contredit le point du cœur le plus vulnérable ; viennent ensuite le ventricule gauche et les oreillettes.

Quant au diagnostic, nonobstant toute la série des symptômes ci-dessus énoncés, il n'est pas toujours facile, et le plus souvent il n'est encore que conjectural.

Le traitement se borne à fermer la plaie avec beaucoup cle soin , à recourir aux saignées avec énergie et selon l'état du blessé, à employer les réfrigérants et même la glace sur la région précordiale, et à prescrire le repos, le silence, la diète la plus absolue. Quelques jours plus tard , quand on n'aura plus à craindre le retour de l'hémorrhagie , il conviendra d'ouvrir une issue extérieure au sang, s'il est accumulé dans le

péricarde en grande quantité, pour prévenir les accidents auxquels sa décomposition donnerait naissance.

On verra plus loin une double lésion du poumon et du péricarde heureusement guérie par les moyens qui viennent d'être signalés.

HÉMORRHAGIES FOURNIES PAR LA LESION DES VAISSEAUX CONTENUS DANS LE THORAX OU DANS LES PAROIS DE

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