HYSTÉRIE
Enfin, on étudiera l’état général, car l’arthritisme, la syphilis, la tuberculose, etc., jouent un grand rôle dans l’éclosion de la névrose chez les prédisposés héréditaires.
L’hystérie peut éclater dans le très jeune âge. Nous pourrions citer des observations signalant l’hystérie à trois ou quatre ans ;mais, en général,celle-ci apparaît dans la deuxième enfance et surtout de neuf à treize ans (J.SimoNjCharcot) et augmente de fréquence et d’intensité vers la puberté. Quant au pronostic, on doit, avec la majorité des auteurs, faire des réserves, à cause des récidives de la guérison souvent incomplète, et de l’état psychique futur des jeunes hystériques.
Traitement. — On cherchera à combattre les symptômes de la maladie et à agir sur l’état général (anémie, etc.).
Le traitement sera donc dirigé d’après l’étiologie ; chez les prédisposés héréditaires, on redoublera de soins prophylactiques. L’hygiène, une direction intellectuelle et physique, seront de la plus grande importance. L’isolement et l'éloignement de la famille seront indiqués dans l’hystérie confirmée, et Comby a raison de dire qu’on doit élever ces enfants comme des paysans. Le séjour à la campagne et dans des maisons de santé donnent de très bons résultats.
Au point de vue thérapeutique, on insistera sur l’hydrothérapie : douches, ablutions, frictions avec des linges mouillés; sur la gymnastique, les massages et l’électricité statique. Mais, nous le répétons, ces moyens ne donneront de bons résultats qu’après l’éloignement de la famille. La médication calmante (valériane, aconit, bromure) a ses indications, mais il ne faut guère compter sur elle. Comby proscrit même l’usage des bromures. Dans le cours du traitement, on veillera à ce que l’enfant vive tranquille,'d’une vie réglée et de
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Néris et de préférence, dans les pays montagneux.
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nrédisposés l’isolement combiné à l’hydrotherapie, à TwihS? etc et à une médication tonique, seront letmoy™; pri'„c1p.nn du traitement de i'hysténe , infantile.
Ictères. — (Voir Foie.)
Ichthyose. — (Voir Peau.)
Imperforations. — (Voir Anus, Urèthre, Vulve.)
Impétigo. Cette affection,de la peau est connue sous des noms divers (gourmes, croûtes de lait, etc.). Elle simule d’ailleurs, suivant les individus, le siège de son intensité, d’autres affections cutanées, dont il n’est pas toujours aisé de la différencier. Exemple : dermite impétigoïde artificielle, eczéma impétigineux, favus squammeux, etc., etc.
Elle est très fréquente chez les enfants, pendant la première année, et peutse prolongerjusqu’àdeuxà trois ans et quelquefois au delà : elle est plus fréquente chez les enfants débiles et scrofuleux. Au point de vue préventif, il est bon de connaître les causes occasionnelles suivantes, qui ont été incriminées à tort ou à raison ; malpropreté, pommades irritantes, phtyriase, favus, troubles digestifs, vaccination. Séjournet attache une grande importance à une mauvaise alimentation et à la surcharge alimentaire. Il faut également savoir que cette affection est auto-inoculable (Vidal) et même contagieuse; on en a signalé des cas et nous en avons
IMPÉTIGO
observé nous-mêmes. En terminant disons que le terrain a une grande importance etiologique, grande fréquence de la gourme chez les scrofuleux et enfm signalons l’action parfois curative des maladies intercurrentes.
Traitement EXTERNE. - Les émollients seront utilement employés : cataplasmes de fecule et de poudre d’amidon^ Aujourd’hui, on emploie volontiers les commeTses îrempées dans l’acide borique; les pommades ï l’oxyde de zinc (Sevestre), a l’acide borique (Gaucher). Les corps gras sont indiqués pour diminuer les croûtes Enfin, on pourra saupoudrer les parties ^
poudres inertes (bismuth, etc.), a moinsqu il n y ait une sécrétion trop abondante. On les alternera ave° ^ compresses humides. Dans 1 impétigo du c ,
il faut commencer par couper les cheveux. On a préconisé encore les poudres de tanin, le calomel, le goudron, l’acide salicylique, le naphtol, 1®®.
sous des toiles imperméables. Les bains emollients gras rendront de très grands services.
Traitement interne. - Les purgati^fs légers contre les trmiblps di-estifs : l’huile de foie de morue, le sirop d’iodure de°fer, l’arséniate de soude (J. Simon). Comme iufmliérales. on a préconisé les sulfureux (d’Espine et PiCTOT), Uriage,Barèges. J. Simon conseille les eaux
n’oubliera pas de surveiller l’hygiène générale et surtout le régime.
^ Acide borique...■ 3 grammes.
Oxyde de zinc...
Vaseline...
En onctions, plusieurs fois par jour.
^ Solution de Gox.land dédoublée. 250 grammes.
En lotions, matin et soir.
INCONTINENCE D’urINE
Hydrate de chloral... 4 grammes.
Eau de laurier-cerise... 30
Eau distillée.. 200
En lotions et en applications.
Sirop dépuratif :
2î Sirop de gentiane. SOO grammes.
Chlorhydrate d'ammoniaque... i gramme.
Jodure de potassium.; 4 grammes.
Une à deux cuillerées par jour.
(Poudre.)
Sous-carbonate de bismuth 8 grammes.
Acide salicylique. 3
Poudre d’amidon.. 40 —
Pour saupoudrer.
Incontinence d’urine. — L’incontinence noc¬
turne d’urine est une affection de la deuxième enfance (de trois à quatorze ans).
La cause de cette émission involontaire des urines n est point anatomique. On s’accorde aujourd’hui à la considérer comme une névrose et même une névrose d’évolution (Guinon). Cette affection est souvent héréditaire, et la plupart des enfants atteints seraient des petits nerveux, par leurs antécédents héréditaires et personnels. Trousseau avait jadis considéré l’incontinence nocturne comme une forme larvée de l’épilepsie.
Quoi qu’il en soit, il y a des causes occasionnelles : phimosis, oxyures, onanisme, abus de boissons.
Traitement. — L’incontinence étant le plus souvent involontaire, il faut proscrire les menaces et les punitions; elles sont inutiles d’ailleurs. Nous proscrivons aussi les procédés mécaniques, qui sont dangereux et barbares (compression du rectum, ligature de la verge, occlusions uréthrales). Il en est un cependant qui est fort simple et donne parfois de bons résultats : c’est de
INCONTINENCE D’UBINE
faire coucher l’enfant sur un plan incliné, de façon que le bassin soit plus élevé que la tête.
Nous avons aussi obtenu de bons résultats par les moyens suivants : nous faisons boire aux enfants beaucoup d’eau diurétique le matin (Évian ou Contrexéville). Dans la journée, on les oblige à retenir leurs urines pour espacer les mictions. Le soir, nous prescrivons un repas presque sec. Enfin, nous faisons réveiller les enfants une ou deux fois dans la nuit; ces réveils sont ensuite espacés et retardés. A ces moyens, nous ajoutons les lavements froids, les lotions froides de la région périnéale, l’électricité.
Ces procédés hygiéniques nous réussissent souvent. Mais, dans les cas prononcés, rebelles, nous administrons à l’intérieur la belladone, le chloral.
Les antispasmodiques sont indiqués chez les nerveux (chloral, etc.). Les causes occasionnelles seront écartées avec soin.
Complétons ces indications thérapeutiques : l’antipyrine (Os',50 à 1 gramme) a réussi dans quelques cas; J. Simon a obtenu des guérisons, dans les cas rebelles, en associant l’ergot de seigle au fer.
Baginski a toujours réussi avec l’électricité. West cherche à diminuer les urates, qui seraient des causes occasionnelles, et insiste sur la médication tonique. Guinon a bien étudié l’action de la strychnine ; cet auteur conseille de donner, pendant deux jours et en deux fois, 5 milligrammes de strychnine. Repos de deux jours, et, suivant le résultat obtenu, suppression ou augmentation de la dose. L’auteur a pu ainsi, en intercalant un repos de deux jours, arriver à administrer 1 centigramme de strychnine, et cette médication lui aurait donné d’excellents résultats.
Nous proscrivons les piqûres d’ergotine préconisées par quelques auteurs.
34 INVAGINATION INTESTINALE
a Seigle ergoté... O^LtO à O^LtS.
Poudre d’aloès.. Os',01 à 0s'-,02.
F. S. A. Pour une pilule; de deux à quatre par jour.