HYSTÉRIE
des degrés très variés; le traitement en est chirurgical et nous renvoyons aux traités spéciaux.
Nous signalons ici surtout cette malformation congénitale pour montrer la nécessité d’examiner avec soin les organes génitaux des enfants, et pour obvier à certaines complications (troubles de la miction, intertrigo, excoriations, etc.) par des précautions appropriées et par une opération autoplastique, s’il y a lieu.
Hystérie. — L’hystérie a été considérée longtemps comme rare chez l’enfant; on sait aujourd’hui, grâce à Charcot et à ses élèves, que l’hystérie infantile est assez fréquemment observée.
Nous pourrions en citer de nombreuses observations, et J. Simon, Ollivier, Baginski, etc., en ont, comme nous, constaté la fréquence.
Le diagnostic n’est pas toujours facile, et certaines boiteries, coxalgies, etc., rendront l’erreur aisée. Nous dirons de plus, avec Charcot, que les troubles connus sous le nom de stigmates de l’hystérie sont excessivement rares chez'les enfants.
Il ne faudra donc pas compter sur eux pour faire le diagnostic; néanmoins, dans un grand nombre de cas, il sera aisé de découvrir la névrose, grâce aux signes classiques qui sont les mêmes que chez l’adulte.
Au point de vue prophylactique, il est bon de connaître les quelques détails suivants : fréquence de l’hystérie chez les enfants des classes aisées (Baginski).
L’hérédité neuro-pathologique ne fait ici aucun doute pour personne (Déieiune). On surveillera donc ayec soin ces prédisposés; l’imitation joue ici un grand rôle. On écartera avec soin une éducation défectueuse (amenant l’exagération de la sensibilité, etc.), le surmenage intellectuel, l’onanisme; les excitations de toutes sortes seront évitées également (frayeurs, colères, etc.).