‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 16 sur 63 · LAIT · texte numérisé non relu

LAIT

signalons surtout : la vache, l’ânesse et la chèvre. Le lait d’ânesse est celui qui se rapproche le plus par sa composition de celui de la femme. Il convient fort hien auxnouveau-nés; il est employé avec grand succès auxEnfants-Assistés; malheureusement, ce mode d’allaitement n’est applicable qu’accidentellement (rareté, prix élevé).

Le lait de chèvre diffère bien plus du lait de la femme, sa grande richesse en caséine, sa pauvreté en sucre de lait, nécessitent des coupages et des modifications pour l’utiliser dans l’allaitement. Ajoutons que ce mode d’allaitement est assez coûteux dans les grandes vdles, et qu’on ne peut se procurer ce lait en toute saison.

Reste le lait de vache; c’est le seul qu’on puisse se procurer à peu près partout, et le seul qui soit à la portée de tout le monde. Aussi est-ce le lait qui est universellement employé dans l’allaitement artificiel, 6t nous lui consacrerons quelques détails.

Au point de vue de sa composition, il diffère surtout du lait de femme par sa richesse en caséine et en beurre. Aussi, pour être employé chez l’enfant, il est nécessaire de le couper, d’une certaine quantité d’eau. Celle-ci variera avec l’âge dans les proportions de 2 pour 3,

1 pour 3, 1 pour 4, depuis les premiers jours jusqu au sixième mois ; ces coupages seront d’ailleurs fort variables avec la richesse du lait. Quant à l’eau employée, elle devra être d’excellente qualité ; elle sera filtree et même bouillie, lorsqu’elle ne présentera pas les qualités d’innocuité voulue.

Le mode d’allaitement est des plus variables (verre, biberons, etc.). Sans entrer dans les détails, nous dirons que le meilleur biberon est le plus simple. Il doit être à large goulot, sans tube et facile à nettoyer. On sait aujourd’hui l’importance extrême qu’il y a à maintenir tous ces instruments dans une asepsie rigoureuse (prophylaxie des entérites infectieuses, etc.).

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