LARYNGITE
Au début, et comme prophylaxie, on peut espérer debarrasser le larynx des mucosités qui l’encombrent par la chaleur humide (vaporisations, inhalations émollientes, salines, etc.).
On peut également prévenir un accès et ses répétitions, en administrant, au début de toute laryngite intense chez un jeune enfant, un vomitif (ipéca). Quelques auteurs ajoutent à l’ipéca du tartre stibié, quand les enfants sont plus âgés (Baginski). Nous ne les imitons pas.
Pendant l’attaque, on emploiera successivement, et suivant les cas, les cataplasmes chauds au devant du cou, les sinapismes, les fomentations chaudes; quelques auteurs préconisent les applications de glace. On peut egalement essayer, dans certains cas, les vomitifs, et même de provoquer le vomissement pendant l’accès.
Gougenheim conseille les applications directes de cocaïne auvingtièmeetau dixième. On a dû enfin, parfois, recourir à l’anesthésie chloroformique et même à la trachéotomie.
Les narcotiques sont peu utiles, mais les antispasmodiques et surtout le bromure (Qs^SO à 2 grammes) nous ont donné des résultats, même pendant ces accès.
D ailleurs, on les administrera comme préventifs d’accès ultérieurs.
Quant aux vésicatoires, aux saignées périla ryngiennes, il faut les proscrire comme inutiles et dangereux.
Après les accès, il faut conseiller un calme absolu et une alimentation légère.
Voici un petit moyen pratique : Battre ensemble
^ Huile d’olive. 15 grammes.
Sirop de guimauve.... ig
Eau de fleurs d’oranger. 3
Et donner par cuillerée à café, de dix minutes en dix minutes.
lavements
(Potion.)
Bromure de sodium
Sirop de tolu.■ ■ — ■ ■
Sirop de laurier-cerise.
Une cuillerée à café toutes les deux ou trois heures.
Laryngite diphtéritique. - (Voir Group.)
Laryngite phlegmoneuse. — (Voir Glotte.)
Laryngites chroniques simples. — Ce sont des laryngites catarrhales chroniques ou des laryngites glandulaires. Comme pour les formes aiguës, elles peuvent être primitives ou secondaires. Mais elles sont rares dans les premières années.
Leur traitement consistera surtout dans 1 emploi des balsamiques (goudron, etc.), des sulfureux intus et extra c’est-à-dire en boissons et en pulvérisations. On cherchera à relever l’état général et on complétera le traitement par une cure thermale (Cauterets, Mont- Dore, etc.).
Laryngite tuberculeuse et syphilitique. - Les pre mières sont exceptionnelles; les secondes sont, aucontraire assez fréquentes dans la syphilis héréditaire Le traitement se confond, en dehors des indications locales, avec celui de la maladie générale.
Laudanum. — (Voir Opium.)
Lavements. - L’administration des lavements donne lieu chez l’enfant àquelques indications spéciales. Disons d’abord qu’ils sont très utiles, grâce aleur action rapide et à leur application facile.
La quantité de liquide à injecter varie avec 1 âge.
60 à 90 grammes pour les très jeunes eufauls.
120 à ISO — de deux à cinq ans.
230 — de trois à huit ans.
LAVEMENTI
On aura soin, chez le jeune enfant, d^armer la canule d’un bout de gutta-percha mou pour éviter de blesser le rectum. Dans tous les cas, on l’introduira peu profondément. La composition des lavements variera avec le but qu’on cherchera à atteindre.
En dehors des lavements purgatifs, on emploie, avec succès les lavements d’amidon,, de matières mucilagineuses et émollientes.
On administre également par le rectum certains médicaments; camphre, chloral, musc, laudanum, quinine, nitrate d’argent, etc.
Chez l’enfant comme chez l’adulte, on a eu recours avec succès aux lavements nutritifs (jus de viande, peptones, jaunes d’œuf, etc.).
Dans ces dernières années, on a employé, dans certaines diarrhées, des lavements plus abondants. On a pratiqué de vrais lavages du gros intestin, soit pour le débarrasser, soit pour combattre la fréquence des selles et le ténesme anal ; soit, et surtout, pour assurer l’antisepsie de toute la dernière partie du tube digestif. Dans tous ces cas, les lavages ont l’endu de réels services. Les quantités injectées varient avec l’âge, de 200 grammes à 600 grammes et plus.
Pour cela, on emploie de l’eau bouillie tiède, à laquelle on ajoute du chlorure de sodium (10/0), de l’acide borique (2 à 3 0/0), etc...
Ces lavages seront répétés plus ou moins souvent, suivant les indications, et doivent être donnés sous une faible pression.
Lavement purgatif.
:e Eau de graine de lin... 150 grammes.
Glycérine. 10 à 15 —
Sulfate de soude.. 4à6 —