‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 24 sur 63 · SL · texte numérisé non relu

SL

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2 grammes.

Ostéalgies. — (Voir Fièvre de croissance.)

OTITES

Otites. — Nous étudierons ici la thérapeutique des affections de l’oreille qui sont communes dans l’enfance, hiles peuvent avoir pour siège l’oreille externe moyenne^ etc.

otite externe. — Se voit sous deux formes : l’otite circonscrite et l’otite diffuse. La première, due à la furonculose, aux abcès; la deuxième, causée par les diverses dermatoses: impétigo, eczéma, pemphigus, et par les diverses maladies spécifiques: tuberculose, syphilis, diphtérie. Dans cette seconde forme, elle peut donner heu à des phlegmons.

Traitement. — D’une façon générale, la thérapeutique qui réussit le mieux au début des inflammations, est le bain d’oreilles.

Solution usage externe :

E. MÉNIÈKE.

Laudanum..

Acide borique............

60 grammes.

^ On fait chauffer une cuillerée à café de cette solution a la température de 30 à 35o, et on la verse dans 1 oreille malade en faisant pencher la tête.

Durée du hain : 10 à 13 minutes; à renouveler à volonté. S’il y a formation d’abcès circonscrits on les ouvrira le plus tôt possible. Les injections avec un irngateur ou un injecteur ad hoc devront être ensuite employées journellement (E. Ménière) 3 à 4 fois. Le coaltar saponiné (1 cuillerée à café pour 1/2 litre) l’acide borique en solution à 13 pour 500, l’acide phénique en solution à 2 1/2 0/0 sont les antiseptiques les

Otites moyennes aiguës non spécifiques. - Elles sont trequentes chez les enfants, et surviennent le plus sou-

OTITES

vent à la suite des maladies infectieuses, rougeole, scarlatine, variole, fièvre typhoïde, grippe, pneumonie Elles sont, le plus souvent, dues aux angines e catarrhe naso-pharyngien, si commun. Ce fermer recom naît fréquemment pour cause 1 hypertrophie du tissu adénoïde du pharynx nasal.

Traitement. - La prophylaxie est clairement indiquée : antisepsie de la bouche, de la gorge, et traite

ment des affections naso-pharyngiennes.

Lorsque le processus inflammatoire est nettement déclaré, on doit toujours essayer de l’enrayer Le bai d’oreilles, indiqué plus haut, donne de bons effet. Les antiphlogistiques réussissent quelquefois . san^su , vésicatoires, compresses froides ou chaudes sur la

sa marche en avant, un seul procédé réunit les

avantages, paracentèse, ou large dans le quadrilatère postérieur^ avec 1 aiguille ad hoc ou un fin ténotome.Les bains seront continues, '

que les douleurs auront disparu, les éjections chaudes semblables à celles indiquées au trafleinent de 1 oUte externe, seront continuées longtemps et ffequemmen^^^ Dès que l’écoulement purulent commence a diminue lé-èrement, on peut employer avec succès les badigeon- Mge, avec en peu de cotou roulé et trempe d.us les mélanges suivants ;

E. MENIERE.

10 Glycérine anglaise. 30 grammes.

Coaltar saponiné Le Bœuf. 5

E. MÉNIÊRE.

2» Glycérine anglaise. ^ , 10 grammes.

Phénol absolu...1

E. MÉNIÈRE.

3« Glycérine, anglaise.• 10 grammes.

Phénpsalyl. 1 “

OZÈNE

Les poudres médicamenteuses, très vantées en Allemagne (surtout Tacide borique), ne peuvent être employées que dans les cas où l’écoulement est presque insignifiant.

On a reconnu beaucoup d’inconvénients à cette médication, dans la période de pleine suppuration.

Otites moyennes chroniques non spécifiques. — C’est le passage à l’état chronique des affections aiguës, passage dont la limite est difficile à saisir.

^ Il est sensiblement le même que pour

l’état aigu, lorsque la supuration s’est déclarée; mais, il faut plus de persistance.

Complications. — Nous réunissons à dessein dans ce paragraphe les états aigus et chroniques. Nous énumérerons simplement ces diverses complications, dont l’étude est hors de proportion avec le cadre de cet ouvrage. Inflammations de cellules mastoïdiennes, périostite extra-mastoïdienne, déchirure et perte de substance du tympan, polypes de la caisse, ankylosé des osselets, inflammation de l’oreille interne, des sinus cérébraux, abcès sous-duremériens, abcès intra-duremériens, cérébelleux, méningite, etc.

Otites moyennes de nature spécifique. — Les variétés principales connues sont ; la tuberculose, la syphilis et la diphtérie. Mais, le plus souvent, les inflammations de l’oreille moyenne ne se montrent que secondairement. Le traitement général a une grande importance, surtout pour la tuberculose et la syphilis.

Les injections au sublimé sont utiles.

Oxyures. — (Voir Vers intestinaux.) Ozène. — (Voir Coryza.)

Palpitations. — (Voir Cœur, Croissance.)

Paralysies. - Les paralysies qu’on peut observer chez les enfants sont assez nombreuses et on peut étudier dans l’ordre suivant :

10 Paralysies d’origine cérébrale. - Nous n’avons à considérerai que la Paralysie cérébrale infantile dont la synonymie est variable avec les auteurs . sclérose ciébrale, paralysie cérébrale poliencéphalite, hémiplégie sP^smodique infantile.

Cette maladie est moins frequente que la P^lysie spinale. L’étiologie, qui serait intéressante à connaître

pour la thérapeutique, en est obscure la

On a invoqué les accouchements laborieux, la syphilis, la consanguinité (Baginski). L’heredite neuro- ^aîhologiquejoueun grand rôle. Jans la premi - t la deuxième enfance, on la voit se déclarer parfois à la

suite de maladies infectieuses. .

Marie attribue à ces dernières un Pour d’Espine et Picot, après trois ans, If ^auf s les plus fréquentes seraient les tumeurs cerebrales, quelle qu’en soit la nature.

Traitement. - Au début, ^V^’^T’TlntfsüLVet période aiguë, on peut essayer les antiphlogistiques et

PABALYSIES

les révulsifs. Baginski conseille l’usage des mercuriaux. Mais, en général, on en sera réduit à soigner les lésions consécutives^ par l’électricité, l’orthopédie. Lorsqu’il n y a pas d’atrophie ni de contractures, on essayera, avec avantage, les massages, la gymnastique passive et active.

Les auteurs insistent avec raison sur l’orthopédie; en effet, les muscles ne sont pas dégénérés, et on peut espérer avoir de bons résultats par la gymnastique et les courants galvaniques et faradiques.

En somme le pronostic est mauvais pour ce qui est de là guérison complète, car en dehors des troubles psychiques et intellectuels consécutifs, on n’arrive pas toujours à guérir complètement les lésions paralytiques. Enfin, pn peut être appelé à traiter les attaques epileptiformes, quand elles sont répétées; pour cela, on aura recours aux bromures, au chloral.

On a essayé de traiter quelques-unes de ces paralysies cérébrales par la chirurgie. (Sonnembubg, Lannelongue).

2° Paralysies spinales. — A. Paralysie pseudo-hypertrophique. Cette affection appartient aux myopathies primitives, car on n’y constate pas de lésions médullaires. (Voir article Muscles.)

B. Paralysie spinale infantile ou paralysie infantile proprement dite. Affection de la première enfance; se rencontre surtout entre neuf mois et deux ans ; mais on peut l’observer plus tôt, comme à un âge beaucoup plus avancé. L’étiologie en est obscure ; la dentition a été invoquée, mais sans preuves ; le froid a pu être incriminé, mais surtout les maladies infectieuses. Enfin, Charcot et Joffroy signalent l’influence de l’hérédité neuro-pathologique.

Le pronostic, au point de vue vital, est bénin, mais il

PAEALYSIES

n’en est pas de même , au point de vue fonctionnel. En effet si tous les muscles atteints ne sont pas voues a l’atrophie, cette maladie laisse souvent apres elle des troubles irrémédiables. Duchenne, de Boulogne, disait nue la perte de contractilité d’un ou plusieurs muscles eU d’un mauvais présage; ceci est vrai pour la grande majorité des cas.

Thaitement. - La paralysie infantile ««t une des maladies où l’intervention thérapeutique doff être rapide; plus tard, en effet, on est réduit à remedier aux déformations paralytiques.

Pendant la période aiguë on fera surtout de la dérivation : sangsues à l’anus, ventouses sèches et scarifiées le long de la colonne vertébrale (J. Simon), pointes de feu (Bouchut), vésicatoires en long dans les gouttières vertébrales (CoMBY). On fera de la dérivation intestinale (calomel, scammonée) ; on donnera de 1 ergot de seigle, on fera des injections d’ergotine de un a deux centigrammes dans les membres inferieurs (Althaus)^ On a préconisé encore, pendant la période aigue febnle, les^ moyens locaux suivants : cataplasmes smapises sur le rachis, frictions chaudes sur le dos, avec le lini ment de Rosen. Les enveloppements ouates sont également utiles.

Pendant toute cette période aigue, 1 enfant gardera ' le renos au lit; l’alimentation sera légère. On donnera, si cela est nécessaire, des antifébriles. J. Simon ordonne de l’aconit asssocié àla teinture de ciguë (V a X gouttes) Enfin, on fera usage du bromure, du chloral, s il y a de l’agitation, des convulsions.

Nous avonstoujours employé avec succès, dans ces derniers cas, le bromure de camphre, qui est bien supporte.

Traitement de la deuxième période. — Mettre l’enfant

à un régime fortifiant, le faire lever dans la huitaine

PAEALYSIES

après le début, commencer à combattre les lésions des muscles. Pour cela, on emploiera des courants continus descendants sur la moelle, c’est-à-dire à électrode positif sur la moelle, et à électrode négatif sur les membres. Les séances dureront de dix à vingt minutes Certains auteurs conseillent des séances de plusieurs heures avec des courants très doux (Bodchut). On pourra également faire des massages systématiques consistant en : effleurages, frictions, pétrissages et tapotements de la région rachidienne et des parties paralysées (Muhbel). Cet auteur commence par là, et ne fait intervenir l’électricité qu’après.

Dans tous les cas il faut agir vite, si on veut obtenir quelques résultats. On réchauffera les parties paralysées qui se refroidissent (frictions chaudes avec des haumes de l’alcool, enveloppements ouatés). Les courants continus seront ceux qu’on emploiera surtout ; mais la faradisation sera très utile pour tâter la susceptibilité musculaire. Ce traitement sera continué longtemps (cinq à six mois) et quelquefois plus. Erb conseille d électriser et la moelle et les membres, successivement.

Malgré tous ces traitements externes, malgré la médication interne (sulfate de strychnine), malgré le traitement tonique, les bains sulfureux, de Pennés, etc., la paralysie se localise souvent à un muscle, à un groupe'de muscles, dans un ou plusieurs membres.

Dans ce cas, il ne faut pas croire que tout est irrémédiable. On se hâtera de venir en aide aux muscles qui répondent peu ou point à la faradisation. Pour cela, les deux électricités, la gymnastique active et passive,’ les frictions seront des plus utiles. On fera marcher les enfants le plus tôt possible. Baginski proscrit les béquilles. On suppléera à la faiblesse fonctionnelle par des moyens orthopédiques (attelles, bottines appropriées). Tous ces appareils seront étroitement surveillés. On

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