‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 23 sur 63 · SES ALCALOÏDES · texte numérisé non relu

SES ALCALOÏDES

avec grande facilité. Signalons enfin certaines causes indiquées par différents auteurs ; phimosis, vulvite, oxyures, affections prurigineuses des régions génitales.

Aussi, on cherchera à écarter ces causes dès qu’on les aura constatées ; on tentera d’agir, avec peu de succès d’ailleurs, sur le moral de ces enfants, tout en les surveillant attentivement.

Il faut surtout chercher à obvier à ces habitudes par les moyens suivants : nourriture substantielle, exercices en plein air, fatigues physiques. On conseille également de faire coucher ces enfants dans des lits assez durs, de ne pas trop les couvrir, et de les revêtir pendant le sommeil de longues chemises et de camisoles dont on peut fermer avec un cordon les manches et la partie inférieure. Ceci s’adresse surtout aux jeunes enfants, dont on maintiendra les organes génitaux dans une propreté parfaite, afin d’éviter toute cause d’irritation.

Dans la deuxième enfance et au moment de la puberté, la tâche devient plus difficile; on s’efforcera également d’agir sur le physique (bains, exercices, jeux, etc.), et à surveiller le mieux possible.

Opium et ses alcaloïdes. — L’opium constitue un excellent médicament ; malheureusement, son emploi dans la pathologie infantile est entouré de certaines difficultés. Quoi qu’il en soit, nous dirons qu’on doit l’administrer chez l’enfant et qu’on peut le donner même à des jeunes enfants, sans danger, pourvu qu’on le donne à petites doses fractionnées, espacées, et qu’on en surveille attentivement les effets.

Parmi les préparations pharmaceutiques, signalons celles qui interviennent le plus fréquemment dans la thérapeutique infantile.

i° Décoction de pavots. — Elle est souvent employée

OPItfM ET SES alcaloïdes b»

dans le public sans qu’on demande l’avis du médecin. . C’est une préparation inconstante et qui peut ne pas être sans inconvénients.

2° Laudanum de Sydenham. — C’est une des préparations qu’on ordonne le plus souvent chez 1 en-

^^Ïômme J. Simon, nous lui accordons une grande confiance et le préconisons avec l’élixir parégorique chez les enfants âgés de moins de 2 ans.

Au point de vue posologique, on ne dépassera pas 1 goutte jusqu’à d an, 2 gouttes jusqu’à 2 ans, 3 gouttes au-dessus de 3 ans.

Le laudanum sera donné dans une potion, par cuillerée à café toutes les demi-heures. Son administration sera étroitement surveillée.

30 L’élixir parégorique est une excellente préparation; il a sur le laudanum des avantages incontestables: action bien moins énergique ; 5 fois moins, d après J. Simon; goût moins amer et partant moins desagréable. Les doses à donner par fraction en 24 heures varieront, suivant l’âge, de S à 40 gouttes.

A partir de 4 et S ans, on peut employer le sirop de codéine, le sirop diacode, la poudre de Dower (0j,20 à Os' 30) et le diascordium; pour les sirops, on ne dépassera pas la dose de 5 à 10 grammes par 24 heures.

Quant aux autres préparations : morphine, extrait thébaïque, laudanum de Rousseau, comme J. feimon, nous les proscrivons de la thérapeutique infantiles.

Les opiacés peuvent donc être employés chez les enfants; mais, c’est par gouttes et fractions^ÿ gouttes, c’est par doses minimes et fractionnées, qu il faut procéder Pendant leur administration, on exercera une surveillance attentive et on supprimera le medicanaent dès que l’effet physiologique sera obtenu, ou bien dès le premier phénomène d’intoxication.

OEEILLONS

Avant de passer aux indications thérapeutiques, signalons les contre-indications de l’opium.

L’action déprimante de ce médicament le fait proscrire, ou du moins en rend l’administration des plus difficiles, dans toutes les maladies infectieuses et adynamiques.

Indications : J. Simon résume ainsi les cas où on doit employer l’opium :

Affections du tube digestif. — Choléra infantile, diarrhées, entéro-colite, dyspepsies (voir ces articles).

^ Affections respiratoires. — Nous l’associons alors à 1 aconit et à la belladone ; car on cherche alors surtout à combattre l’élément spasmodique (bronchite, coqueluche, laryngite striduleuse).

Affections nerveuses. — Névrose, hystérie et phénomènes réflexes d’excitation cérébrale des maladies fébriles.

^ Dans toutes ces affections, et surtout dans la diarrhée, l’opium rend de grands services, mais dans tous les cas, il doit être donné à doses fractionnées, par exemple : I goutte dans 4 cuillerées d’eau sucrée, de façon à le donner par quart de goutte.

Ophtalmies. — Ophtalmie des nouveau-nés. Ophtalmie scrofuleuse, etc. — (Yoir article Conjonctivite.)

Orchites. — (Voir Épididymites, Oreillons.)

Oreille (maladies de 1’). — (Voir Otites.)

^ Oreillons. — Affection contagieuse et épidémique; s’observe chez l’enfant surtout de 5 à 15 ans. Les récidives en sont rares, les nourrissons y sont peu exposés.

Il faut savoir qu’elle peut être communiquée de l’enfant à l’adulte.

OSTÉALGIE!

Le traitement se réduit à peu de chose : nous conseillons de pratiquer, pendant l’évolution de la maladie, l’antisepsie de la bouche (lavages, gargarismes)^ pour éviter certaines complications (stomatites erythemateuses, otites, etc.), et pour éviter la propagation.

Dans les cas légers même, on conseillera le repos au lit ou du moins à la chambre, et on isolera les enfants. On leur donnera des boissons diaphorétiques,^ une alimentation légère et on les mettra à la diète lactee.

Lés phénomènes d’embarras gastriques seront traites par un vomitif, et mieux, par un léger purgatif. S il y a de la fièvre, de la céphalalgie, on donnera des antipyrétiques, des bains tièdes et surtout de la quinine.

Localement, on appliquera de l’ouate, des compresses chaudes ; les onctions avec des corps gras (huile de camomille camphrée, baume tranquille) calment les phénomènes douloureux de tension. Eviter le froid, l'humidité. Pendant la convalescence, on donnera des toniques, de Fhuile de foie de morue, etc. Et on les gardera isolés de 15 à 20 jours au moins.

D’une façon, générale, l’affection est benigne chez l’enfant, et, si on peut signaler des complications nombreuses (orchites, mammites, otites, albuminuries, etc.), elles ne présentent pas le même degre de gravité que chez l’adulte.

Pommade calmante en onctions répétées trois fois par

jour.

■ 4 . Chlorhydrate de morphine.

Chlorhydrate de cocaïne...

Chloroforme.

Vaseline...

Lanoline ....—

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